Mémoire
L’être humain sans mémoire
Est comme un non voyant
Évoluant dans le noir,
Son avenir est fuyant.
Nul ne pourrait envisager le futur
Si les souvenances venaient à manquer
Parce que la prospective se structure
Sur ce qui nous a profondément marqué.
Ceux qui ne se souviennent plus de rien
Sont comme ces arbres déracinés
Ayant perdu leur somptueux maintien,
La nature les ayant condamnés.
Quand notre mémoire devient labile
Notre organisme n’est plus d’aplomb
Car le temps semble rester immobile
L’angoisse s’étale de tout son long.
J’ai beaucoup de compassion pour les amnésiques.
Leur existence est privée de piment ;
Les événements composent une musique
Qu’il convient d’entendre à certains moments.
Mémoire, tu es ma caisse de résonance
D’où j’entends l’écho de mes actes peu glorieux
Mais où résonnent aussi mes munificences
Assourdissant mes malfaisances devant Dieu.
Cette angoisse de l’amnésie me toise,
J’ai peur qu’elle m’attire dans ses filets
Et enferme mes volontés les plus sournoises
Jusqu’à ce que le trépas prenne le relais.
Il faut que les souvenirs soient sélectifs
Parce que toutes les mémoires d’éléphants
Peuvent dans bien des cas mettre nos nerfs à vif
Quand la réminiscence notre âme fend.
Il y a des mémoires collectives
Qui nécessitent bien un autre regard ;
Leur fonction est parfois, éducative
Elles évitent qu’à nouveau l’on s’égare
La mémoire c’est notre conscience,
A travers elle on se regarde ;
Elle est notre propre science
Qui nous mets à bon escient en garde.
Elle est également notre utile instrument
Avec lequel nous évaluons notre vie
Construite sur l’agrément, le désagrément ;
Par la mémoire nous formulons un avis.
Est comme un non voyant
Évoluant dans le noir,
Son avenir est fuyant.
Nul ne pourrait envisager le futur
Si les souvenances venaient à manquer
Parce que la prospective se structure
Sur ce qui nous a profondément marqué.
Ceux qui ne se souviennent plus de rien
Sont comme ces arbres déracinés
Ayant perdu leur somptueux maintien,
La nature les ayant condamnés.
Quand notre mémoire devient labile
Notre organisme n’est plus d’aplomb
Car le temps semble rester immobile
L’angoisse s’étale de tout son long.
J’ai beaucoup de compassion pour les amnésiques.
Leur existence est privée de piment ;
Les événements composent une musique
Qu’il convient d’entendre à certains moments.
Mémoire, tu es ma caisse de résonance
D’où j’entends l’écho de mes actes peu glorieux
Mais où résonnent aussi mes munificences
Assourdissant mes malfaisances devant Dieu.
Cette angoisse de l’amnésie me toise,
J’ai peur qu’elle m’attire dans ses filets
Et enferme mes volontés les plus sournoises
Jusqu’à ce que le trépas prenne le relais.
Il faut que les souvenirs soient sélectifs
Parce que toutes les mémoires d’éléphants
Peuvent dans bien des cas mettre nos nerfs à vif
Quand la réminiscence notre âme fend.
Il y a des mémoires collectives
Qui nécessitent bien un autre regard ;
Leur fonction est parfois, éducative
Elles évitent qu’à nouveau l’on s’égare
La mémoire c’est notre conscience,
A travers elle on se regarde ;
Elle est notre propre science
Qui nous mets à bon escient en garde.
Elle est également notre utile instrument
Avec lequel nous évaluons notre vie
Construite sur l’agrément, le désagrément ;
Par la mémoire nous formulons un avis.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
6 commentaires
guillaume · le jeudi 20 juillet 2017 à 19:43
benadel · le jeudi 20 juillet 2017 à 22:50
aurorefloreale · le vendredi 21 juillet 2017 à 09:49
S'ouvrent grandes les failles
S'invente des vies
Se libèrent les pensées
Ces moments de vie
Qui nous font sourire
Dans la transparence de l'été.
B · le vendredi 21 juillet 2017 à 10:31
paula · le vendredi 21 juillet 2017 à 10:57
benadel · le samedi 22 juillet 2017 à 18:50
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.