La ballerine déchue
En ce jour, mon regard hurle ;
Vos yeux bavent sur moi,
Votre condescendance blanchit mon visage.
Foin de votre mielleuse attention ;
Mes jambes pendent d’un mal
Et gisent sur le plancher d’une chaise.
Que vos yeux s’inclinent devant moi,
Que vos lèvres s’écartent dans l’agrément,
Dans une parole apaisant mon tourment.
Votre démarche tapage
Et vos pas résonnent d’insolence ;
Les corps en liberté trottent dans ma tête,
Les mains qui s’y balancent remuent ma peine ;
Le vent du désarroi y souffle ;
Les jambes infernales m’emportent,
Elles m’emmènent vers la gloire d’antan.
J’étais une étoile brillante
Ne se couchant jamais
Sur un art qui s’élevait vers les nues
Porté par des flûtes bien galbées.
J’étincelais avec aplomb ;
Je scintillais en cinq mouvements
Sur un gracieux pas de deux ;
Je chatoyais aussi autour d’un saut
Et je luisais dans bien des esprits.
L’âge, entre la danse et mon talent,
La maladie, entre mon talent et la gloire,
Ont provoqué l’éclipse de l’étoile.
La chaise m’enlace ;
Ensemble nous faisons l’entrée ;
Avec elle, je danse la lente aria
En variant la solitude avec vos yeux,
En variant le désespoir avec vos mots,
Avant la coda de la vie, la mort.
Fixez sur moi l’étoile d’antan ;
Crachez sur moi vos vivats d’autrefois.
Vos yeux bavent sur moi,
Votre condescendance blanchit mon visage.
Foin de votre mielleuse attention ;
Mes jambes pendent d’un mal
Et gisent sur le plancher d’une chaise.
Que vos yeux s’inclinent devant moi,
Que vos lèvres s’écartent dans l’agrément,
Dans une parole apaisant mon tourment.
Votre démarche tapage
Et vos pas résonnent d’insolence ;
Les corps en liberté trottent dans ma tête,
Les mains qui s’y balancent remuent ma peine ;
Le vent du désarroi y souffle ;
Les jambes infernales m’emportent,
Elles m’emmènent vers la gloire d’antan.
J’étais une étoile brillante
Ne se couchant jamais
Sur un art qui s’élevait vers les nues
Porté par des flûtes bien galbées.
J’étincelais avec aplomb ;
Je scintillais en cinq mouvements
Sur un gracieux pas de deux ;
Je chatoyais aussi autour d’un saut
Et je luisais dans bien des esprits.
L’âge, entre la danse et mon talent,
La maladie, entre mon talent et la gloire,
Ont provoqué l’éclipse de l’étoile.
La chaise m’enlace ;
Ensemble nous faisons l’entrée ;
Avec elle, je danse la lente aria
En variant la solitude avec vos yeux,
En variant le désespoir avec vos mots,
Avant la coda de la vie, la mort.
Fixez sur moi l’étoile d’antan ;
Crachez sur moi vos vivats d’autrefois.
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2 commentaires
domidom · le mardi 18 juillet 2017 à 17:39
Depuis maintenant de longues années, elle vit dans la solitude...
Comme c'est triste la vie...
Belle lecture..
A bientôt, Domie.
benadel · le jeudi 20 juillet 2017 à 17:22
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