La veuve
Quand la folie la submerge,
J’aimerais allumer un cierge
A la mémoire du défunt
Dont le décès inopportun
Plonge dans la peine, la désolation,
Celle qui le servait avec abnégation.
L’invocation à ce mort
Sert à conjurer le sort
Qui s’abat sur la veuve,
Dure est son épreuve.
Abandonnée, se sentant isolée,
L’unique raison de vivre envolée,
Ayant perdu ses repères
Et ne sachant plus que faire,
L’épouse devient neurasthénique
Mais refuse d’entrer en clinique ;
Bien qu’elle soit par le mal rongé,
Les docteurs ne peuvent l’obliger
D’aller se faire soigner à l’hôpital
L’entourage n’ayant subi aucun mal.
Alors elle se morfond
Dans une vie sans fond.
Son état morbide
Lui faire voir le vide
De son existence
Lors que la sentence
Prononcée par dame nature
La plongée dans un deuil qui dure.
Sa vision l’assassine
Quand elle hallucine ;
Croyant apercevoir au loin
Son tendre et aimé conjoint :
Elle est alors prise de convulsions,
Son aliénation est en circulation :
La pauvre devient bleue
Et ses yeux globuleux.
Mais voyant le visage
D’un autre personnage,
La démente jappe comme un roquet,
Sa désillusion abaisse le loquet
Sur l’espoir, sur l’avenir,
Elle ne voit rien venir.
Son état s’empire continuellement ;
Hospitalisée sans son consentement,
Elle dort présentement à poings fermés
Et rêve peut-être de son bien-aimé.
Que c’est triste d’anesthésier une peine
Quand les consolations demeurent vaines
Tellement grande est l’affliction
Quand on reste seul sans affection
J’aimerais allumer un cierge
A la mémoire du défunt
Dont le décès inopportun
Plonge dans la peine, la désolation,
Celle qui le servait avec abnégation.
L’invocation à ce mort
Sert à conjurer le sort
Qui s’abat sur la veuve,
Dure est son épreuve.
Abandonnée, se sentant isolée,
L’unique raison de vivre envolée,
Ayant perdu ses repères
Et ne sachant plus que faire,
L’épouse devient neurasthénique
Mais refuse d’entrer en clinique ;
Bien qu’elle soit par le mal rongé,
Les docteurs ne peuvent l’obliger
D’aller se faire soigner à l’hôpital
L’entourage n’ayant subi aucun mal.
Alors elle se morfond
Dans une vie sans fond.
Son état morbide
Lui faire voir le vide
De son existence
Lors que la sentence
Prononcée par dame nature
La plongée dans un deuil qui dure.
Sa vision l’assassine
Quand elle hallucine ;
Croyant apercevoir au loin
Son tendre et aimé conjoint :
Elle est alors prise de convulsions,
Son aliénation est en circulation :
La pauvre devient bleue
Et ses yeux globuleux.
Mais voyant le visage
D’un autre personnage,
La démente jappe comme un roquet,
Sa désillusion abaisse le loquet
Sur l’espoir, sur l’avenir,
Elle ne voit rien venir.
Son état s’empire continuellement ;
Hospitalisée sans son consentement,
Elle dort présentement à poings fermés
Et rêve peut-être de son bien-aimé.
Que c’est triste d’anesthésier une peine
Quand les consolations demeurent vaines
Tellement grande est l’affliction
Quand on reste seul sans affection
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5 commentaires
rivaudais · le vendredi 14 juillet 2017 à 18:45
benadel · le samedi 15 juillet 2017 à 00:09
guillaume · le samedi 15 juillet 2017 à 11:05
benadel · le dimanche 16 juillet 2017 à 19:42
domidom · le mardi 18 juillet 2017 à 17:02
Certaines personnes arrivent à vivre dans le souvenir du passé, d'autres se retrouvent confrontés à la déprime, à l'isolement, voir à la destruction....
Un poème bien triste, et pourtant, plein de vérités...
Amicalement, Domie
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