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Au delà des Ombres

Anniversaire

Le jeudi 23 avril 2015 à 00:14, posté par Blacksad · 565 lectures

En lévitation 
Une aube nouvelle s'annonce
Elle scande ton nom 
Comme un coup de semonce 

En cascade nos souvenirs
M'assaillent à nouveaux 
Et dans l'antre du désir 
J'étouffe dans un étau 

Le grand écart,
Les grands chevaux, le trottoir
Odette ou Eugénie derrière le fard 
La fin déjà écrite, quelle histoire

A chaque étage,
La confiance s'effrite 
Elle crève, à chaque page 
D'un dilemme dont tu es l'otage 

Vole à loisir 
De l'oppresseur à l'opprimé
Puisque tel est ton plaisir
Et qu'aucun autre choix ne m'est donné

Le rythme infernal du métronome
La femme trahie, la femme volage 
Tu me rate à chaque passage
A chaque tome 

Mais il s'appuie pour osciller
L'odieux personnage
Sur un mythe fissuré
Par des cris, au 1er étage...

Et tu cours de l'un à l'autre
Rejouant, triste apôtre 
Une comédie qui est la leur
Et pas la nôtre 

Je reste seul à jouer
Construire un bonheur
Qu'il me plaît de rêver 
A toute heure 

Mes mots s'envolent
Sans être attrapé
Ceux des voleuses sont sacré 
Et me condamnent, camisole

La porte est grande ouverte 
Et tu as la clef
Mais l'herbe est toujours plus verte
Dans le pré d'à côté 

Je dois pourtant avouer
T'avoir choisi
Qui donc dois-je blâmer ? 
D'être ici... 

le cadeau du coeur
N'est pas à reprendre
Et accepter l'honneur
Est-ce le rendre?

L'arbre en fleur
Les offre aux passantes 
Et le fruit qui meurt 
Dans un vase chante

Une mélodie odorante
Parfum capiteux
De la mort qui rampe
Et de l'amant heureux

Alors, ma muse et ma putain
Mon Amour, ma Vie, ma Femme enfin
Mon coeur à l'agonie
Se meurt petit à petit 

Et avec lui l'Amour
Un jour s'éteindra
Il est à toi pour toujours
Comprenne qui pourra

Mais je ne crie plus
A part contre moi
D'un jour avoir cru 
Au miracle de ces yeux là

Je garde ma haine pour moi
Tu n'es pour rien 
Si les chiens
Ne vont pas avec les chats 

Existe-tu vraiment?
J'en doute parfois
Mais toujours les sentiments
Me laissent pantois  

Je chéri nos souvenirs
Quand deux soleils bleu,
Dans un rire
Exaucaient mes voeux 

Chaque lettre est pour toi
Puisque mon silence me tue
Lors que je guette, éperdu,
Le son de tes petits pas

Chaque goutte de pluie
Résonne, froide et acide
De l'absence de ce petit bruit
Qui m'arracha du vide 

Et cette petite robe noire,
Que du bout du nez,
J'adorais voir et retrouver
Chaque jour, chaque soir

Les cornes que tu dessine 
Sur mon portrait,
Sont du même acabit,
Que mes poèmes maudits 

C'est ton anniversaire,
Et aujourd'hui
Le silence funéraire 
Que je souffle sur tes bougies

Te crie, malgré nos déboires 
JE T'AIME ma petite fée brune
Pour ton anniversaire, j'ai enterré la rancune... 
Tu me manque, au revoir
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