Les pages décousues.

Parfois nos mains s'effleurent
Alors que l'on n'est plus
Et le souvenir se meurt
Au creux des pages décousues
Parmi d'insolites
Instantanés de mémoire
Du livre que l'on habite.
Alors ton âme erre,
Bien qu'elle ait disparu
Et l'ivresse de la mer
Couvre l'écho qui s'est tu,
Les chapitres glissent
A jamais silencieux
De nos jours complices.
Alors que l'on n'est plus
Et le souvenir se meurt
Au creux des pages décousues
Parmi d'insolites
Instantanés de mémoire
Du livre que l'on habite.
Alors ton âme erre,
Bien qu'elle ait disparu
Et l'ivresse de la mer
Couvre l'écho qui s'est tu,
Les chapitres glissent
A jamais silencieux
De nos jours complices.
10 commentaires
salus · le vendredi 19 juillet 2013 à 22:30
Bravo pour le dernier tercet !
Amitié,
Salus
bluegirl · le vendredi 19 juillet 2013 à 22:46
SALUS,
Merci pour tes appréciations,
Amitiés poétiques.
Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 20 juillet 2013 à 20:34
Quoique, des mots qui télescopent passé et présent, semble-t-il, et qui souligne ces "insolites" instantanés de mémoire ! Passé-présent ou présent-passé pourrait s'intituler ton poème. L'alternance quatrain tercet, quatrain tercet me plait beaucoup. Encore un essai de style (tu ne l'avais pas encore employé). Justement, cela donne de la force au poème, surtout soulignant peut-être l'essentiel dans les tercets. Les chapitres de la vie 'est-ce nous qui les écrivons ?) glissent, passent, nous renvoie peut-être à l'angoisse du lendemain,. En fait, en quelques vers as-tu écrit le poème universel sur la destinée de tout un chacun. Mais les pages de notre vie sont-elles si décousues. Inch' Allah, comme on dit. Amitiés et bisous. Philip.
bluegirl · le samedi 20 juillet 2013 à 23:43
PHILIP,
Les chapitres de la vie sont en effet écrits si on se réfère aux décrets divins, mais n'est-ce pas nous même qui en écrivons les lignes... ne détenons nous pas la détermination qui définie nos lendemains?
Avec la confiance, inutile de penser à l'angoisse qui nous étreint malgré tout à un moment, comme celui où il faut rendre des comptes.
Un poème universel sur la destinée, ou le désir de laisser le passé derrière soi...pour mieux affronter son destin.
Ca se rejoint dans le fond.
Merci d'avoir aimé la forme alternée, mais c'est loin d'être la première fois que je le fais, car j'aime bien aussi.
Quand à la nuance, je m'y sens bien !!
Smile, take care.
christophe · le dimanche 21 juillet 2013 à 08:23
Je n'ai vraiment pas autant de compétences que Philip et toi en poésie, voir en philosophie, mais je ne sais pas s'il existe une différence entre Destin et Destinée. J'ai toujours pensé que l'on avait un pouvoir sur sa destinée mais qu'au final, nous avons tous le même destin de partir vers le grand inconnu. En tout cas, ce sont de bien beaux mots que je retiens de ton poème, surtout le dernier: "complices" qui veut dire beaucoup de choses pour moi.
bises.
bluegirl · le dimanche 21 juillet 2013 à 12:42
CHRISTOPHE,
Les lettres ne sont pas une superstition, ça fait partie des compétences de Philip. Moi je bricole, et ça fait toujours plaisir qu'on m'accorde du talent.
Quand à la philosophie, perso c'est pareil, pas inné : j'ai passé la plus grande partie de ma vie sans savoir aligner une pensée devant l'autre. Alors disons que ce que j'écris est un condensé de mes réflexions.
Mais bon, dès que je fais quelques brasses et que j'ai plus pieds, j'angoisse et veut retrouver le sol...
Le pouvoir sur sa propre destinée, ça s'appelle le libre arbitre... pourquoi réfuter ce sentiment d'être maître de sa vie qui nous habite tous, et qu'on délègue bien souvent?
L'inconnu existe pourtant bien, et on peut lui donner les attributs qu'on veut, c'est tout ce qui nous échappe et qui fait que nous sommes un maillon de la chaîne...
La complicité, une notion simple du partage, dont il faut parfois apprendre à se passer.
Bises Christophe, bon dimanche.
Loïc · le dimanche 21 juillet 2013 à 14:31
"Le Viel Homme du Jour a brisé le reflet :
L’Oiseau crie, le mur vole au ciel en chapelet
De rocs ; du livre, enfin, l’Homme arrache les pages
Qu’il offre en rugissant aux tigres des nuages. "
Bon, il faut lire ce qui vient avant pour avoir une vague idée de la symbolique des persos, mais peu importe : l'arrachage de pages est présenté comme un acte libérateur. Je ne sais pas vraiment si tu en es à ce genre de réflexion dans ton poème, mais "la mer couvre l'écho qui s'est tu" indique une forme de renouveau, et l'ensemble a l'air de reconnaître qu'il est n'est pas souhaitable de vivre dans ce que certains instants révolus avait d'agréable. On dirait comme une dernière fleur sur une tombe.
Bises Lola !
http://www.mespoemes.net/cellox
bluegirl · le dimanche 21 juillet 2013 à 16:23
LOÏC,
On peut constater que l'on a de nombreux thèmes en poésie et en réflexion communs.
Ici le calme ne me fait pas arracher des pages, mais les découdre. Une façon détachée mais profonde de faire un deuil de ce qui est bien révolu, tu as saisis l'essence de mon inspiration.
Il est parfois mieux de se passer de complicité, c'est comme ça !!
Bises Loïc.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
domidom · le lundi 22 juillet 2013 à 17:07
Dans la vie, tout se mêle et s'emmêle, le passé, le présent, le bon, le mauvais , l'utile, l'inutile et l'impalpable.....
Des quatrains magnifiques et profonds....
Bisous, Domie...
bluegirl · le lundi 22 juillet 2013 à 22:55
DOMI,
J'évoquais juste du révolu, (qui n'est pas forcément résolu, hé hé !) Mais voilà, il faut parfois laisser les choses compliquées derrière soi, pour revenir à l'essentiel, justement !
Merci d'avoir partagé ton ressenti, bisous chère poétesse. Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
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