Celle qui voulait oublier.

Lorsque les nuits rêvent
De renaître sans y parvenir,
Et que la clepsydre crève,
Les larmes de son devenir,
Creusant les failles du tombeau,
Où se love la mort précipitée,
Naufragée dans le ruisseau,
Agonisante et morcelée,
L'imprudence fige le cours éternel
Du temps qui pleure son abandon,
Fuyant l'incohérence des querelles,
Et l'indécence de vos soupçons.
Voulant effacer de sa mémoire,
La cause obscure de ses maux
Elle trouve caché dans le miroir
L'absurdité de leurs échos.
De renaître sans y parvenir,
Et que la clepsydre crève,
Les larmes de son devenir,
Creusant les failles du tombeau,
Où se love la mort précipitée,
Naufragée dans le ruisseau,
Agonisante et morcelée,
L'imprudence fige le cours éternel
Du temps qui pleure son abandon,
Fuyant l'incohérence des querelles,
Et l'indécence de vos soupçons.
Voulant effacer de sa mémoire,
La cause obscure de ses maux
Elle trouve caché dans le miroir
L'absurdité de leurs échos.
20 commentaires
ptiteliline · le samedi 20 juillet 2013 à 21:47
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http://www.mespoemes.net/ptiteliline
bluegirl · le samedi 20 juillet 2013 à 23:52
ALINE,
Je me doutais que tu aimerais ce poème à l'atmosphère gothique; merci d'être passée.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 21 juillet 2013 à 08:58
Des images intéressantes, comme un tableau différent dans chaque quatrain. Soit tu prends beaucoup de temps (pas comme moi) à construire tes poèmes, soit les idées viennent comme ça et s'enchaînent. Par exemple, je trouve que les 2 premiers vers de ton 3ème quatrain sont à la fois très forts et très évocateur, bien plus que ses 2 derniers vers. Le mot "imprudence" me renvoie au titre d'un roman fantastique de Barjavel "le voyageur imprudent". C'est une histoire sur un paradoxe temporel, et cela colle inconsciemment avec le désir de figer pour toujours le cours du temps. Le début de ton poème (1er quatrain) "Lorsque les nuits rêvent/De renaître sans y parvenir", est pour moi une entrée en matière époustouflante. La mort de la nuit ! Il ne restera plus que les jours, alors. Aussi, quand je te dis que chaque jour, je suis bluffé par les progrès que tu fais dans ton écriture, tu comprendra que je suis tout à fait sincère. Comme je te l'ai dit, je ne suis pas critique littéraire, mais j'ai la prétention de ressentir et d'apprécier l'usage des mots, des tournures....
Enfin, fin du poème, dernier quatrain : l'absurdité de nos maux ? Oui, ils sont souvent absurdes. Bien placé pour le savoir. C'est une conclusion forte également, et, entre temps, ton esprit et ta plume, guidée, se sont promené dans ce labyrinthe un peu gothique, celui de celle qui voulait oublier. Car, trop souvent, on....oublie d'oublier. Bon dimanche à toi. Amitiés et gros bisous. Philip.
nemo · le dimanche 21 juillet 2013 à 09:29
Il est vain de chercher l'oubli,
Souvent d'une peine éternelle
Le coeur vaillant sort ennobli.
Merci pour le partage,
Pierre.
bluegirl · le dimanche 21 juillet 2013 à 13:31
PHILIP,
A ta façon, et c'est la première fois que ça m'arrive, j'avais décidé que "celle qui voulait oublier"serait le titre d'un futur poème, depuis un certain temps.
Et puis l'inspiration m'est venue, et ce sont les 2 tout premiers vers qui m'ont donné le plus à réfléchir, car ils étaient hors sujet, et je les ai modifié après avoir posté !
Ceci dit, je n'évoque pas la mort de la nuit, mais de l'affliction générée par les mauvais rêves qui ne parviennent pas à s'estomper.
Je me souviens d'avoir lu le voyageur imprudent de Barjavel toute jeune, et que j'avais beaucoup aimé. Ici, figer le temps n'est pas un désir mais une contrainte.
L'absurdité de nos maux, c'est bien comme un labyrinthe, alors il faut parfois remonter ses manches !
Merci pour ta lecture minutieuse, et tes appréciations.
Bises.
PIERRE,
Merci beaucoup pour ces quelques vers que j'apprécie d'autant que je m'y retrouve.
J'ai très longtemps souhaité oublier un passé chaotique, je sais maintenant que c'est inutile.
Ou alors il ne faudrait plus se regarder dans le miroir...lol !
Très bon dimanche, amitiés poétiques. Lola.
Loïc · le dimanche 21 juillet 2013 à 14:11
Bon, bien sûr le poème n'est pas amusant, mais malgré tout la démarche est positive ; comme d'habitude, même reconnaître son impuissance est une façon d'exercer un pouvoir ("Je sais que tu es encore là, tu ne m'auras pas par surprise"). Il n'y a vraiment que le déni qui ne fait pas avancer les choses.
Note : tu as un X en trop à "tombeaux".
Bises !
http://www.mespoemes.net/cellox
bluegirl · le dimanche 21 juillet 2013 à 16:09
LOÏC,
Mes errances n'ont pas de fin dans ces rêves qui me poursuivent, alors avec le recul je suis surtout victime de moi-même !!
L'imprudence, c'est souvent quand on a peur de rien, l'absurdité quand on ne comprend plus rien...
Mais cette mémoire sert à ne pas se laisser surprendre, et la pensée tente d'être positive, comme tu dis...c'est vraiment ça.
Le dénis est souvent une étape "nécessaire"...(tant qu'on le cultive pas consciemment).
Amitiés cher poète.
belespoirs · le dimanche 21 juillet 2013 à 19:05
http://www.mespoemes.net/belespoirs
la vie donne, la vie reprend quelque fois même plus que ce qu'elle à donné ! et les rêves sont la continuités des jours douloureux pas toujours facile d'oublier mais ton poème est très beau ! il reflète la douleur des jours passés mais aussi un désir d'oublier et ça c'est important " le désir d'oublier" ! merci de ce beau partage
Amitiés
DIDOU · le dimanche 21 juillet 2013 à 22:21
bonne soirée didou
domidom · le lundi 22 juillet 2013 à 14:57
J'ai adoré....
Bisous, Domie...
bluegirl · le lundi 22 juillet 2013 à 23:07
BELESPOIR,
Bien plus fort que la tentation d'oublier, il y a la foi qui à elle seule tente de combler ce que la vie ne rendra jamais. Et la confiance est la source de la foi...
DIDOU,
Et oui, le pouvoir de l'âme est qu'elle na pas de limite spacio-temporelle !
DOMIE,
La poésie, le miroir de nos âmes...bien pensé !
Merci beaucoup pour votre passage. Amitiés à vous 3.
christophe · le mardi 23 juillet 2013 à 18:50
Voila une chose à méditer... sur laquelle il faudrait se pencher un peu plus.. !!
bluegirl · le mardi 23 juillet 2013 à 23:47
CHRISTOPHE,
J'aurais pu écrire que la confiance est la source, la foi étant intrinsèquement liée, (si on ne la cloisonne pas).
http://www.mespoemes.net/bluegirl
raphaelle13 · le lundi 4 novembre 2013 à 20:48
(Le deuxième quatrain est très bien écrit !)
Raphaëlle.
http://www.mespoemes.net/raphaelle13
bluegirl · le lundi 4 novembre 2013 à 21:43
RAPHAËLLE,
Non, je ne désire pas oublier...même si les échos de certains souvenirs qui hantent les rêves (il s'agit d'évènements violents, évoqués ici, dans le deuxième quatrain)...semblent enlisés dans l'absurdité.
En fait, j'ai pratiqué le déni comme tout les gens qui ne savent pas affronter les grosses difficultés, donc je voulAIS oublier.
Et puis des évènement m'ont permit de considérer qu'il fallait mieux faire face.
Ma lucidité me permet d'intégrer qu'il est nécessaire de se souvenir pour préserver son identité.
J'ai écrit beaucoup de poèmes sur la mémoire et ses dérives, et beaucoup aussi sur ces cauchemars qui bien qu'ils parasitent, ont leur raison d'être...et peut être un jour d'être surpassés !
Merci bien d'être de nouveau passée sur un ancien poème, et de m'avoir commenté.
Lola.
raphaelle13 · le mercredi 6 novembre 2013 à 15:46
Mais je sais également que parfois les épreuves s'enchaînent et le temps paraît comme submergé...
Au plaisir de te lire, à bientôt, Raphaëlle.
http://www.mespoemes.net/raphaelle13
bluegirl · le mercredi 6 novembre 2013 à 16:58
Je te répondrais plus librement par messagerie, alors je préviens Loïc (notre administraeur) de te donner mon adresse mail à ta demande. Si tu ne le souhaites pas, je repasse ici dans le courant du week end.
Amicalement.
bluegirl · le jeudi 7 novembre 2013 à 09:25
[email protected]
salus · le mardi 4 mars 2014 à 20:22
salus · le mardi 4 mars 2014 à 20:23
...Fausse manip !
...la virgule après "crève" (première strophe)
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