Trois temps
J'étais un jeune marmot indolent
Vivant aussi hasardement que l'humeur de la Terre,
Et dans mon visage et mes jours il existait plus de mille et un sourires de mystère.
Je goûtais sans peine à la joie, animant la ronde des gens de mon monde.
Oh, rien n'était parfait mais j'étais mon propre prince sans reproche,
Conduisant mes mains sur les peaux de ces femmes enjouées d'être sottes.
Mais lentement je me suis dissous, fumée dans l'air que l'on ne veut plus inhaler,
Et j'ai glissé, glissé sur mon monde qui n'était plus que fadaises.
Tout était gris comme une vitre où s'abat la pluie, jusqu'à mes yeux de marbre devenus délavés.
Dès lors je m'avais en horreur et un cerveau pour me projeter en enfer
Mon environnement n'était plus que flammes,
Et j'étais moi-même un supplicié qu'on enchaîne à ses pairs.
Je me voyais damné intemporel puni par les dieux, à la manière des danaïdes aux souffrances éternelles.
Aux portes des fous, oui, je suis mort plusieurs fois
Et je renaquis au moins le triple prés des fenêtres mêlées de soleil.
À demi mort à demi vivant, je marchais, aveugle de vérité voulant trancher l'avenir.
Le trésor princier s'usait et j'étais comme à nu face à un monde qui me méprisait.
Seul, le regard fuyant et les cernes en guise d'amitié,
J'aurais tout donné pour un jour être allongé six pieds sous les herbes foulées.
Soldat d'une armée d'un seul homme
J'ai alors battu le fer pour réhabiliter mon honneur,
Et petit à petit je retrouve les sensations éprouvées du passé.
Mon trésor est parti mais qu'importe, des roses ont fleuri là où tant de fois je suis mort.
Vivant aussi hasardement que l'humeur de la Terre,
Et dans mon visage et mes jours il existait plus de mille et un sourires de mystère.
Je goûtais sans peine à la joie, animant la ronde des gens de mon monde.
Oh, rien n'était parfait mais j'étais mon propre prince sans reproche,
Conduisant mes mains sur les peaux de ces femmes enjouées d'être sottes.
Mais lentement je me suis dissous, fumée dans l'air que l'on ne veut plus inhaler,
Et j'ai glissé, glissé sur mon monde qui n'était plus que fadaises.
Tout était gris comme une vitre où s'abat la pluie, jusqu'à mes yeux de marbre devenus délavés.
Dès lors je m'avais en horreur et un cerveau pour me projeter en enfer
Mon environnement n'était plus que flammes,
Et j'étais moi-même un supplicié qu'on enchaîne à ses pairs.
Je me voyais damné intemporel puni par les dieux, à la manière des danaïdes aux souffrances éternelles.
Aux portes des fous, oui, je suis mort plusieurs fois
Et je renaquis au moins le triple prés des fenêtres mêlées de soleil.
À demi mort à demi vivant, je marchais, aveugle de vérité voulant trancher l'avenir.
Le trésor princier s'usait et j'étais comme à nu face à un monde qui me méprisait.
Seul, le regard fuyant et les cernes en guise d'amitié,
J'aurais tout donné pour un jour être allongé six pieds sous les herbes foulées.
Soldat d'une armée d'un seul homme
J'ai alors battu le fer pour réhabiliter mon honneur,
Et petit à petit je retrouve les sensations éprouvées du passé.
Mon trésor est parti mais qu'importe, des roses ont fleuri là où tant de fois je suis mort.
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