Déchéance

Tu es comme ces nuages roses, aux plis de la mer,
Un soir nonchalant épousant de mornes horizons,
Ces ruines où gémissent les vents, les ombres austères,
Ce ciel noir de l’angoisse à l’invisible plafond,
Et descendant l’escalier, l’heure que mes pas cadencent,
Vers ce gouffre aux mains aveugles, qui inlassablement
Creuse sa noirceur, je te vois toujours, ma déchéance,
Au creux du jour quand la nuit va à son renoncement,
Avec tes haillons, ton sourire perdu, tes yeux immenses
Qui ont l’air de me regarder sans vraiment me regarder,
Attachant à tes nuits absurdes l’ennui et l’absence,
Sur la vague embrassant l’écume d’un dernier baiser,
C’est toi, ce vent malin anéantissant le geste,
Qui, sur les fenêtres closes, débauche les souvenirs,
Tu les prendras sans savoir vraiment ce qui me reste,
Et derrière la fenêtre je viendrai te maudire.
**
Un soir nonchalant épousant de mornes horizons,
Ces ruines où gémissent les vents, les ombres austères,
Ce ciel noir de l’angoisse à l’invisible plafond,
Et descendant l’escalier, l’heure que mes pas cadencent,
Vers ce gouffre aux mains aveugles, qui inlassablement
Creuse sa noirceur, je te vois toujours, ma déchéance,
Au creux du jour quand la nuit va à son renoncement,
Avec tes haillons, ton sourire perdu, tes yeux immenses
Qui ont l’air de me regarder sans vraiment me regarder,
Attachant à tes nuits absurdes l’ennui et l’absence,
Sur la vague embrassant l’écume d’un dernier baiser,
C’est toi, ce vent malin anéantissant le geste,
Qui, sur les fenêtres closes, débauche les souvenirs,
Tu les prendras sans savoir vraiment ce qui me reste,
Et derrière la fenêtre je viendrai te maudire.
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3 commentaires
didou · le lundi 8 juillet 2013 à 21:36
amitié didou
José · le mardi 9 juillet 2013 à 08:37
On sent glisser sur ton poème le processus funeste inéluctable par lequel se réduit, comme une peau de chagrin, ce grand royaume que fut la vie, altérant jusqu’au souvenir de ses baisers et de ses sourires…
Mais accrochons-nous, jusqu’au dernier instant, même cernés ,,d'ombres austères" à l’ultime lopin où brille encore l’ivresse du jour.
Amitiés Thierry.
domidom · le mercredi 10 juillet 2013 à 18:29
Pourquoi ne pas vivre intensément chaque minute, comme si elle devait être la dernière???.
Magnifique....
Amitiés, Domie....
http://www.mespoemes.net/domidom
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