Pour une larme

Je me suis glissé en une larme venue de très loin
Puis j’ai descendu ta joue pour atteindre tes lèvres,
Ta main est venue tremblante, en un geste,
Effacer notre histoire au creux d’un mouchoir.
Maintenant j’oublie autant que l’oubli,
Faudra-t-il que le vent s’en souvienne
Quand il descendra grave et murmurant
Sur la pénombre de mes paupières.
Je me suis glissé en cette fille sombre
Aux yeux d’arcane, baisé ses lèvres,
Et pris sa main océanique
Pour une larme morte que tu as maudite.
**
Puis j’ai descendu ta joue pour atteindre tes lèvres,
Ta main est venue tremblante, en un geste,
Effacer notre histoire au creux d’un mouchoir.
Maintenant j’oublie autant que l’oubli,
Faudra-t-il que le vent s’en souvienne
Quand il descendra grave et murmurant
Sur la pénombre de mes paupières.
Je me suis glissé en cette fille sombre
Aux yeux d’arcane, baisé ses lèvres,
Et pris sa main océanique
Pour une larme morte que tu as maudite.
**
3 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 14 juillet 2013 à 14:45
Ta "pénombre des paupières" est très poétiquement évocatrice. Car sous les paupières closes qui sont d'autres silences - car le regard est caché - rien ne transparait. Cela me fait penser au poème que Didou avait écrit il y a quelque temps "on ne voit pas mes larmes qui coulent de l'intérieur". Je ne sais qui a écrit ces mots ""Les larmes qui coulent sont amères mais plus amères encore sont celles qui ne coulent pas."
Pour magnifier tes vers, je laisserai le mot de la fin à une autre citation :
« Chaque vie mérite nos larmes. » a écrit un jour l'écrivain canadienne, Nancy Houston, peu connue en France. Les larmes seraient-elles la somme de toutes les erreurs de nos vies ?
Décidément, cette année, chez les poètes, semble ça et là ponctuée par bien des larmes. A la fin de l'hiver - passant près de l'atelier de ta chère Camille - au bord du fleuve - j'évoquais la Seine déversant son "torrent de larmes".
Je n'écrirai plus ce genre de choses, je m'en suis fait le serment.
Mais les larmes seront toujours, pour longtemps encore, la pluie des poètes. Merci pour ce partage, Thierry. Bien à toi. Amitiés. Philip.
domidom · le dimanche 14 juillet 2013 à 19:07
Comme il serait doux de pouvoir les décrypter..
Très joli, comme toujours...
Amitiés, Domie...
didou · le dimanche 14 juillet 2013 à 22:10
merci de ce partage
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