Oubli

Un mot s’est jeté
Dans le vide imparfait
De ma mémoire,
Il git au fond d’un désespoir
Inanimé, à demi recouvert de poussière,
Il git au côté d’autres mots,
Enchevêtré entre les maux.
Sur son flanc gauche
Le saignement du temps
A l’ivresse des nuits, aux éternels devoirs
Le vois-tu cet acrobate
Qui, sur les vents fous
De nos incertitudes,
Avance vers nos morts.
Le vois-tu comme une dernière porte,
Entends-tu au revers de lui-même
Son chant douloureux s’éteindre.
Vois -tu d’invisibles tombeaux
Qui seraient nos vastes demeures,
Tant l’absence serait en nous.
Le vois-tu qui va dans l’autre, de moi-même,
Le vois-tu, ce mot,
Et si tu le voyais
Crierais tu assez fort
Pour que je t’entende,
Là-bas, perdu en un sommeil retrouvé.
Il est en moi, sous l’aube safran,
Ses mains noires serrent ma gorge,
Mais qui le sait, qui le sait ?
Et ses mains noires serrent ma gorge comme un sanglot
Venu de l’oubli.
http://www.atramenta.net/lire/elle-a-ce-presque-rien-dennui/42664
**
Dans le vide imparfait
De ma mémoire,
Il git au fond d’un désespoir
Inanimé, à demi recouvert de poussière,
Il git au côté d’autres mots,
Enchevêtré entre les maux.
Sur son flanc gauche
Le saignement du temps
A l’ivresse des nuits, aux éternels devoirs
Le vois-tu cet acrobate
Qui, sur les vents fous
De nos incertitudes,
Avance vers nos morts.
Le vois-tu comme une dernière porte,
Entends-tu au revers de lui-même
Son chant douloureux s’éteindre.
Vois -tu d’invisibles tombeaux
Qui seraient nos vastes demeures,
Tant l’absence serait en nous.
Le vois-tu qui va dans l’autre, de moi-même,
Le vois-tu, ce mot,
Et si tu le voyais
Crierais tu assez fort
Pour que je t’entende,
Là-bas, perdu en un sommeil retrouvé.
Il est en moi, sous l’aube safran,
Ses mains noires serrent ma gorge,
Mais qui le sait, qui le sait ?
Et ses mains noires serrent ma gorge comme un sanglot
Venu de l’oubli.
http://www.atramenta.net/lire/elle-a-ce-presque-rien-dennui/42664
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7 commentaires
José · le samedi 26 octobre 2013 à 09:30
Amitiés.
Vincent · le samedi 26 octobre 2013 à 11:39
Un sage me dit un jour : " L'attachement aux émotions crée une souffrance durable. Comprendre que cet attachement n'a pas de consistance en lui même, donne un autre sens à la vie et nous éloigne de tout ce qui n'a pas trait à la vie !" Toujours un plaisir de te lire Que le bonheur te guide ! Vincent
Ivy · le samedi 26 octobre 2013 à 21:36
L'oubli peut prendre de nombreux visages dont certains on aimerait nous-même oublier parfois.
Je salue notre ami Vincent au passage. Ravie de voir qu'il n'a pas oublié mespoemes.
Amitiés à vous deux
armandstas18 · le dimanche 27 octobre 2013 à 11:29
http://www.mespoemes.net/armandstas18 bonjour thierry, on peut oublier , mettre en arrière-plan de la mémoire, certes mais celle-ci est parfois marquée comme au fer brûlant par des paroles de haine ou des silences indifférents; amitiés, armand
domidom · le dimanche 27 octobre 2013 à 21:49
Un régal, comme toujours...
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le mercredi 30 octobre 2013 à 19:28
http://www.mespoemes.net/cauria
Moun · le dimanche 22 décembre 2013 à 15:11
http://plumereveuse.xooit.fr
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