Que l’on me donne quelques saisons

Que l’on me donne encore quelques saisons,
Ces frimas, ces jours bleus allant le long du vent,
Ce regard ému vers ce petit garçon
Qui courait dans les sillons où se perd le temps.
Sentir, quand descend le soir, aux fenaisons,
Le renouveau des choses, l’éclat de tes yeux,
Tendre mes bras invisibles comme un pardon,
Celui de t’aimer dans l’ombre de nous deux.
Que l’on me laisse l’étrange sentiment,
Quand vient cet horizon, au seuil d’un berceau,
Celui d’être un père sans l’être vraiment,
vieillir en l’enfant, chaque jour, d’un jour nouveau.
Voir toujours, dans le regard d’une mère,
Quand les heures s’attardent en nos instants,
La vibrante image de ta chair,
Tes sourires où se perdent les tourments.
Que l’on me donne la force d’étreindre
Cette aube fragile, toujours plus lointaine,
Prolonger l’éclaircie, sans jamais éteindre
La lumière, entre nous, en nos veines.
Te lire en songe, sans tourner la page,
Entendre en moi, ta voix, au vent des matins,
Voir sur ton front la lueur de l’âge
Sans jamais craindre d’insupportables chagrins.
Puis au détour des chemins de mon automne,
Partir doucement, sans tes larmes d’enfant,
Là-bas, vers ce pays, que tu me pardonnes,
Et voir paraître un-peu de tes cheveux blancs.
A mon fils
14/10/2013
http://www.atramenta.net/lire/elle-a-ce-presque-rien-dennui/42664
**
Ces frimas, ces jours bleus allant le long du vent,
Ce regard ému vers ce petit garçon
Qui courait dans les sillons où se perd le temps.
Sentir, quand descend le soir, aux fenaisons,
Le renouveau des choses, l’éclat de tes yeux,
Tendre mes bras invisibles comme un pardon,
Celui de t’aimer dans l’ombre de nous deux.
Que l’on me laisse l’étrange sentiment,
Quand vient cet horizon, au seuil d’un berceau,
Celui d’être un père sans l’être vraiment,
vieillir en l’enfant, chaque jour, d’un jour nouveau.
Voir toujours, dans le regard d’une mère,
Quand les heures s’attardent en nos instants,
La vibrante image de ta chair,
Tes sourires où se perdent les tourments.
Que l’on me donne la force d’étreindre
Cette aube fragile, toujours plus lointaine,
Prolonger l’éclaircie, sans jamais éteindre
La lumière, entre nous, en nos veines.
Te lire en songe, sans tourner la page,
Entendre en moi, ta voix, au vent des matins,
Voir sur ton front la lueur de l’âge
Sans jamais craindre d’insupportables chagrins.
Puis au détour des chemins de mon automne,
Partir doucement, sans tes larmes d’enfant,
Là-bas, vers ce pays, que tu me pardonnes,
Et voir paraître un-peu de tes cheveux blancs.
A mon fils
14/10/2013
http://www.atramenta.net/lire/elle-a-ce-presque-rien-dennui/42664
**
8 commentaires
Kertach Med · le samedi 2 novembre 2013 à 20:28
Ivy · le samedi 2 novembre 2013 à 21:28
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/worrell02
salus · le samedi 2 novembre 2013 à 21:51
De beaux vers...
José · le dimanche 3 novembre 2013 à 08:16
Amitiés.
belespoirs · le dimanche 3 novembre 2013 à 09:36
http://www.mespoemes.net/belespoirs
que d'émotion ! c'est magnifique, la peur de laisser ses enfants trop tôt réside en nous , et je te souhaite de profiter encore très très longtemps de ton fils et de l'accompagner le plus loin possible " et voir paraitre ses cheveux blancs"
Amitiés
armandstas18 · le dimanche 3 novembre 2013 à 17:25
http://www.mespoemes.net/armandstas18 très beau texte, cher Thierry et bien sûr il nous faut encore de nombreuses saisons pour vivre, pour aimer, pour écrire tout cela; amitiés, armand
domidom · le lundi 4 novembre 2013 à 21:22
Je suis persuadée que ton fils en mesurera toute la profondeur et la délicatesse, j'espère que le temps qui passe te permettra de voir se réaliser chacun de tes rêves...
Amitiés, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le lundi 4 novembre 2013 à 22:44
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.