Etait-ce moi

Hélas soudain j’ai vieilli quelle bizarrerie
Et inlassablement je cherche au fond de moi
Cet enfant blond au front rêveur qui m’a trahi
Celui dont la chair était peut-être ce moi
Ici je ne vois plus cette main indécise
Ce regard émerveillé dans la lumière
Quant au soir sous juillet tombaient les cerises
Mêlant au vent le murmure des roselières
Quelle vague quel soleil dans l’écume des heures
Retient les rires penchés aux fenêtres du temps
Quel nuage en de secrets vents sait mes pleurs
Quel pétale se souvient en un froissement
Etait-ce moi dans l’hasardeux dédale des chemins
Sous le regard clair du jour au pas si pressé
Ma mère silencieusement nous ne faisions qu’un
En nos nuits vermeilles que le temps a délaissé
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
3 commentaires
rivaudais · le mardi 7 mars 2017 à 22:26
brouilleur59 · le mardi 7 mars 2017 à 23:54
très joli texte, l'alternance des rîmes donne un effet de léger retour pour repartir plus loin encore, souvent l'on a l'impression d'occulter certains de nos souvenirs et d'autre restent comme si leurs origines étaient hier, j'aime beaucoup ce rappel aux racines de la création
"Sous le regard clair du jour au pas si pressé
Ma mère silencieusement nous ne faisions qu’un
En nos nuits vermeilles que le temps a délaissé "
au plaisir de te relire
douceur · le dimanche 27 août 2017 à 04:03
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