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Thierry Demercastel ( poésie )

De ces deux chemins

Le mercredi 31 octobre 2007 à 20:42, posté par AGRIPPA

Illustration du poème « De ces deux chemins »
De ces deux chemins,

Peu importe, demain, aujourd’hui, tout est bien.
Tout est réuni, le jour est clair, il ne manque rien .
Je suis de ce que l’on appelle, comme vous diriez,
Un humain par le temps chahuté.
Ma mélancolie ne me lasse point
Au creux des jours et des matins.
J’aime voir les fleurs flâner au vent,
Les voir s’épanouir sur les marches du temps.
Quand elles viennent à se faner, j’en suis triste mais résigné.
D’autres viendront après moi, pourquoi se désespérer ?
Pour moi, un ciel sombre est des plus vivant,
Tourmenté et rougi d’un soleil couchant.
J’aime deux saisons, plus que tout, le printemps, l’automne.
Oui, l’automne, ses bruits familiers qui raisonnent
Comme celui des feuilles mortes sous mes pas,
Le flou d’un paysage, d’une brume, au voile si bas,
Le timide chant du rouge gorge vagabond,
D’une aube sortie de ses frissons.
Mes tristesses, mes joies, me nourrissent sûrement,
Sur les vagues montueuses du temps.
Quand la première vient, pleine de malice,
Accompagnée de larmes complices,
Je la laisse faire naufrage
Sur les allées du temps, de ses ombrages.
Quand à la seconde, éphémère et vagabonde,
Rare parfum qui parfois m’inonde,
Comme celui des lilas de mon enfance
Voilant mon adolescence, mon errance,
Je la chéris au plus profond de moi.
Elle est sœur de mes doux souvenirs, de ma foi,
De ces lointains horizons lumineux
S’approchant de moi peu à peu .
Je suis dans la lumière et je porte la nuit,
Cette nuit profonde criant le silence infini.
Il n’y a pas de vie sans ombre, sans joie,
Du premier cri qui nous délivra
A la source d’un silence parfait,
Profond sommeil, ou le rêve se tait.
Peu importe ce sommeil sans couleur,
Poussière d’un temps révolu, vide de rumeur.
Peu importe ce dernier combat
Si j’ose dire que je porte la foi en moi.
Je verrai cette indicible lumière
Et, de ces deux chemins, j’en aurai fini de mes prières.

7 commentaires

Niala (espoirs) · le mercredi 31 octobre 2007 à 21:04

le printemps et l'automne n'est pas là où ton Île est trés jolie, et puis "fleurs fannées, coeur aimé...beaucoup d'images illustre bien ton poème, bise mon ami

patrick (chroniques et rimailles · le mercredi 31 octobre 2007 à 21:56

Quelle belle compagnie qu'est celle de tes mots lectures utiles et à mon goût! Content de retrouver ta plume Agrippa,la mienne par contre reste en veilleuse.Amitié à toi Patrick

catherine · le mercredi 31 octobre 2007 à 22:12

Garder la foi jusqu'au bout pour y rencontrer la lumière éternelle. Ton texte est trés profond, heureuse de pouvoir à nouveau lire tes mots Agrippa. Amitié

wendy · le mercredi 31 octobre 2007 à 22:51

un réel plaisir de te lire à nouveau ! ça réchauffe le coeur - bises à toi amitié

Agrippa · le jeudi 1 novembre 2007 à 13:00

Merci à vous

Ivydall · le jeudi 1 novembre 2007 à 13:03

En effet un texte très profond Agrippa.Avançons toujours par la foi.Amitié.Ivy

Agrippa · le jeudi 1 novembre 2007 à 23:18

Merci Ivy

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