Puissiez-vous

Il faudra se retourner, repousser l’instant,
Voir refleurir d’un geste la jeunesse comblée,
De nouveau poser son regard, comme un enfant,
Sur la vague bleue aux flots indomptés.
Vous m’attendrez près d’un laurier fleuri,
Les cadrans fous des horloges se tairont enfin,
Vos yeux auront la clarté d’un ciel béni
Où se sont tus les crépuscules et leur refrain.
D’affreux paysages, de leur chant morose,
Ne seront plus que brumes lasses, s’en allant,
Vous me reconnaîtrez près d’idéales choses
Où des silences bavardent, se moquant du temps.
Qu’il sera beau ce jour sans trêve, sans adieu,
Vos lèvres permises posées sur mes douleurs,
Dans les hiers évanouis aux masques anxieux
Où gémissent les parfums oubliés qui meurent.
Puissiez-vous me prendre la main, mon amour,
Loin des socles mouvants, de leur déchirure,
Répandre l’ardeur ancienne des premiers jours
Où des promesses avaient pansé mes blessures.
Demain , loin des tombeaux que bercent les frimas,
Où il fait si noir qu’ils en deviennent transparents,
Je ne vous chercherai plus, quand l’ombre décroît,
Et nos regards perdus se feront impatients.
http://youtu.be/bkDcjP8J5Jk
Voir refleurir d’un geste la jeunesse comblée,
De nouveau poser son regard, comme un enfant,
Sur la vague bleue aux flots indomptés.
Vous m’attendrez près d’un laurier fleuri,
Les cadrans fous des horloges se tairont enfin,
Vos yeux auront la clarté d’un ciel béni
Où se sont tus les crépuscules et leur refrain.
D’affreux paysages, de leur chant morose,
Ne seront plus que brumes lasses, s’en allant,
Vous me reconnaîtrez près d’idéales choses
Où des silences bavardent, se moquant du temps.
Qu’il sera beau ce jour sans trêve, sans adieu,
Vos lèvres permises posées sur mes douleurs,
Dans les hiers évanouis aux masques anxieux
Où gémissent les parfums oubliés qui meurent.
Puissiez-vous me prendre la main, mon amour,
Loin des socles mouvants, de leur déchirure,
Répandre l’ardeur ancienne des premiers jours
Où des promesses avaient pansé mes blessures.
Demain , loin des tombeaux que bercent les frimas,
Où il fait si noir qu’ils en deviennent transparents,
Je ne vous chercherai plus, quand l’ombre décroît,
Et nos regards perdus se feront impatients.
http://youtu.be/bkDcjP8J5Jk
8 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 10 décembre 2011 à 16:23
Sans flatterie aucune, à mon tour de te dire "belle plume" (je le savais déjà). C'est drôle, j'ai la prétention d'écrire un peu à ta manière. C'est pour ça que j'aime. C'est d'ailleurs Loïc qui, quelques jour après mon arrivée sur le site, m'a dit "vas voir chez Agrippa, tu écris le spleen un peu comme lui". Bon, passons à l'analyse de "Puissiez-vous" : j'aime l'utilisation d'adjectifs qui humanisent les choses (cadrants fous des horloges, brumes lasses, les parfums qui gémissent) ou bien les contraires improbables, comme "les silences qui gémissent" (dans un écrit je parlais de "la précision du hasard").
Et puis l'ambiance, délicieusement romantique, où l'on interpelle la dédicataire ; "Vous m'attendrez près d'un laurier fleuri....", "Puissiez-vous me prendre la main....". On croirait entendre Augustin Meaulnes ou son ami, chez les personnages de Fournier ("Comme vous êtes belle !" dit Augustin.....).
Je vais lire et relire tout cela à voix haute.
A très bientôt, au grand plaisir de te lire, ami.
Amitiés. Philip
bluegirl · le samedi 10 décembre 2011 à 18:09
J 'ai trouvé ce poème envoutant.
Amicalement.
domidom · le samedi 10 décembre 2011 à 22:41
Digne d'un grand auteur...
Amitiés...Domie...
Agrippa (Thierry Demercastel) · le lundi 12 décembre 2011 à 19:57
imparfaitlibre · le lundi 12 décembre 2011 à 22:05
La musique du regretté Léo Ferrer accompagne à la perfection chacun de tes mots.
Je ne suis pas venue depuis plusieurs jours alors c'est un grand moment d'émotion que je découvre ce soir en visitant le site.
Grand merci pour ça mon ami.----
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Agrippa (Thierry Demercastel) · le lundi 12 décembre 2011 à 22:56
http://www.mespoemes.net/cauria
Kertach Mohamed · le mercredi 14 décembre 2011 à 22:40
Merci cher ami.
Agrippa (Thierry Demercastel) · le jeudi 15 décembre 2011 à 16:15
http://www.mespoemes.net/cauria
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.