Dans mon habit noir

Dans mon habit noir, ô chair secrète de mon âme,
Il est des oiseaux perdus au vol funèbre,
Des pays sauvages, qui de nos pas s’alarment,
Des gouffres immenses jaloux de leurs ténèbres.
Ils vont, fragiles, dans un ciel profond et muet,
Dans les mémoires inertes où nulle chose s’attarde,
Où les regards se figent dans les vents inquiets
Emportant au loin leur silhouette blafarde.
Ils ont des yeux de givre qu’un reflet anime,
Les chants confus et laborieux d’un ciel éteint,
Sur leurs ailes d’argile, des pluies qui lentement s’arriment,
Comme des larmes anciennes murmurant d’âpres chagrins.
Ô chair secrète de mon âme, égaie leur plumage,
Quand le noir et le noir se mêlent à n’en faire qu’un,
Et que sur les cimes il n’est plus aucun ramage,
Aux fenêtres entrouvertes des petits matins.
Approche de cette clarté que des ombres oppressent,
Vois leur vol indécis qui jamais ne s’arrête,
Vois mon âme, ici, dans d’idéales ivresses,
Se courber la nuit sur le front d’un squelette.
http://youtu.be/bkDcjP8J5Jk
Il est des oiseaux perdus au vol funèbre,
Des pays sauvages, qui de nos pas s’alarment,
Des gouffres immenses jaloux de leurs ténèbres.
Ils vont, fragiles, dans un ciel profond et muet,
Dans les mémoires inertes où nulle chose s’attarde,
Où les regards se figent dans les vents inquiets
Emportant au loin leur silhouette blafarde.
Ils ont des yeux de givre qu’un reflet anime,
Les chants confus et laborieux d’un ciel éteint,
Sur leurs ailes d’argile, des pluies qui lentement s’arriment,
Comme des larmes anciennes murmurant d’âpres chagrins.
Ô chair secrète de mon âme, égaie leur plumage,
Quand le noir et le noir se mêlent à n’en faire qu’un,
Et que sur les cimes il n’est plus aucun ramage,
Aux fenêtres entrouvertes des petits matins.
Approche de cette clarté que des ombres oppressent,
Vois leur vol indécis qui jamais ne s’arrête,
Vois mon âme, ici, dans d’idéales ivresses,
Se courber la nuit sur le front d’un squelette.
http://youtu.be/bkDcjP8J5Jk
9 commentaires
3rivieresenpoesie · le samedi 3 décembre 2011 à 15:43
Tu dois vouloir dire quand le noir et le soir se mêlent à n'en faire qu'un.
en tout cas ce serait très beau.
Félicitations.
Denis
http://www.mespoemes.net/3rivieresenpoesie
Agrippa (Thierry Demercastel) · le samedi 3 décembre 2011 à 18:53
http://www.mespoemes.net/cauria
imparfaitlibre · le samedi 3 décembre 2011 à 22:37
J'aime particulièrement ce vers:
"Des gouffres immenses jaloux de leurs ténèbres."
On y retrouve très bien cette sensation de noir encore plus sombre que le noir.
Amitié sincère Thierry et c'est toujours un grand plaisir que celui de te lire.
----
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Agrippa (Thierry Demercastel) · le samedi 3 décembre 2011 à 22:48
José · le dimanche 4 décembre 2011 à 10:51
Vesta · le dimanche 4 décembre 2011 à 17:30
Agrippa (Thierry Demercastel) · le dimanche 4 décembre 2011 à 22:07
domidom · le lundi 5 décembre 2011 à 13:49
J'aime beaucoup, ( ils ont des yeux de givre qu'un reflet anime), un peu de lumière qui réchauffe le coeur...
Très joli....
Amitiés....Domie...
Agrippa (Thierry Demercastel) · le mercredi 7 décembre 2011 à 22:50
http://www.mespoemes.net/cauria
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