Renaissance

Sur la courbe brumeuse d’un horizon sans fin
Je te reverrai venir quand tombent les hivers,
De mélancoliques ciels avec de vils refrains
Cherchant asile en de frileuses lumières,
Et l’ombre courbée au manteau de givre,
Les lueurs angoissantes d’un jour qui finit
Dans un cœur triste qui n’est plus ivre,
N’auront plus le visage glacé de la nuit.
Nous en reviendrons de ces années mortes
Quand juillet faisait tinter ses cuivres
Et qu’un printemps déjà entrouvrait la porte
Aux mains ridées d’un amour qui voulait vivre.
Nous en reviendrons de ces soirs indécis
Qui chancelaient dans nos yeux de bohème,
Ces fleurs écorchées dont les larmes n’ont rien dit
Et qui dessinaient des mots comme des je t’aime.
Vois les sanglots qu’égrènent les saisons mortes,
Entends chanter la pluie dans nos gris horizons,
Vois ce feuillage qu’un vent pressé emporte
Comme nos regards, là-bas, vers nos guérisons.
Nous en reviendrons de nos silence profonds,
De nos souffles éteints sous l’horrible fange
Ce cloître infernal qu’enchaînent nos haillons,
Nous en reviendrons de nos nuits étranges.
**
Je te reverrai venir quand tombent les hivers,
De mélancoliques ciels avec de vils refrains
Cherchant asile en de frileuses lumières,
Et l’ombre courbée au manteau de givre,
Les lueurs angoissantes d’un jour qui finit
Dans un cœur triste qui n’est plus ivre,
N’auront plus le visage glacé de la nuit.
Nous en reviendrons de ces années mortes
Quand juillet faisait tinter ses cuivres
Et qu’un printemps déjà entrouvrait la porte
Aux mains ridées d’un amour qui voulait vivre.
Nous en reviendrons de ces soirs indécis
Qui chancelaient dans nos yeux de bohème,
Ces fleurs écorchées dont les larmes n’ont rien dit
Et qui dessinaient des mots comme des je t’aime.
Vois les sanglots qu’égrènent les saisons mortes,
Entends chanter la pluie dans nos gris horizons,
Vois ce feuillage qu’un vent pressé emporte
Comme nos regards, là-bas, vers nos guérisons.
Nous en reviendrons de nos silence profonds,
De nos souffles éteints sous l’horrible fange
Ce cloître infernal qu’enchaînent nos haillons,
Nous en reviendrons de nos nuits étranges.
**
9 commentaires
domidom · le samedi 2 juin 2012 à 14:45
Une façon d'ouvrir la porte au renouveau, mais pour cela, il faut balayer entièrement le passé, pas toujours facile.....
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Vesta · le samedi 2 juin 2012 à 17:59
worrell02 · le samedi 2 juin 2012 à 17:59
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
José · le samedi 2 juin 2012 à 18:49
oliverjane1950 · le samedi 2 juin 2012 à 20:24
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
didou · le dimanche 3 juin 2012 à 10:59
amitié didou ---
http://www.mespoemes.net/didou
Loïc · le dimanche 3 juin 2012 à 13:45
Simplement, j'espère que j'ai bien compris qu'il s'agit d'échapper aux douleurs comme aux bonheurs du passé, pour aller vers quelque chose de nouveau. La syntaxe me dit oui, le vocabulaire sombre martelé me laisse un doute. Est-ce qu'il reste dans le poème comme une incertitude, une envie difficile à concrétiser au vu de l'avalanche de choses à laisser derrière soi ?
Amitiés Thierry !
Agrippa (Thierry Demercastel) · le dimanche 3 juin 2012 à 14:34
http://www.mespoemes.net/cauria
Loïc · le lundi 4 juin 2012 à 03:07
Si le poème est en revanche virtuel, ça rejoint un autre de mes poèmes (virtuel également, et le seul de tous), "Trois Lignes", dans lequel un couple vieillissant ne lâche pas prise. Et la fin devrait te parler, puisqu'elle titille l'au-delà.
Finalement, en te référant à "Nous Reviendrons", je m'étais juste trompé de poème. "Trois Lignes" était plus indiqué, étant lui basé sur "la douleur de ne plus être ces jeunes gens aussi fous qu'un printemps".
Amitiés !
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