Sous des ciels oubliés

Je ne sais rien de moi, pantin désarticulé,
Qui sur la grève pale, où sommeillent les souvenirs,
Marche à l’envers sous des ciels oubliés.
Le regard songeur, je me regarde mourir.
Sous l’aile d’un temps révolu, je m’habitue
A de vastes profondeurs où je saigne parfois,
Dont remonte l’odeur de tout ce qui fut.
J’attends des silences, le front sur ces parois
Où se confondent les cendres, au jeu du vent.
Des hivers tenaces, au bout des habitudes,
Griment les soirs conquis, d’un geste tremblant,
Givrant d’informes horizons de lassitude.
Quel est ce pays où les chagrins se tarissent,
Ce cloître où m’observent de mélancoliques
Destins, où sombrent ma chair et des vents complices,
Ce chant où se désunissent les amours uniques.
Est il l’heure où passe dans son habit brodé
Cet ange méconnu, dont la voix m’est familière,
Cet ange de mes heures, à la tristesse voilée,
Où je vais confiant en son chemin de lumière.
Je ne sais rien des silences que peignent les nuits,
De vos éclats de rire dans les soupirs fanés,
Des jardins où la rose en sommeil m’a souri.
Je marche à l’envers sous des ciels oubliés.
**
http://youtu.be/Gqpl8pNSl10
Qui sur la grève pale, où sommeillent les souvenirs,
Marche à l’envers sous des ciels oubliés.
Le regard songeur, je me regarde mourir.
Sous l’aile d’un temps révolu, je m’habitue
A de vastes profondeurs où je saigne parfois,
Dont remonte l’odeur de tout ce qui fut.
J’attends des silences, le front sur ces parois
Où se confondent les cendres, au jeu du vent.
Des hivers tenaces, au bout des habitudes,
Griment les soirs conquis, d’un geste tremblant,
Givrant d’informes horizons de lassitude.
Quel est ce pays où les chagrins se tarissent,
Ce cloître où m’observent de mélancoliques
Destins, où sombrent ma chair et des vents complices,
Ce chant où se désunissent les amours uniques.
Est il l’heure où passe dans son habit brodé
Cet ange méconnu, dont la voix m’est familière,
Cet ange de mes heures, à la tristesse voilée,
Où je vais confiant en son chemin de lumière.
Je ne sais rien des silences que peignent les nuits,
De vos éclats de rire dans les soupirs fanés,
Des jardins où la rose en sommeil m’a souri.
Je marche à l’envers sous des ciels oubliés.
**
http://youtu.be/Gqpl8pNSl10
9 commentaires
Sébastien · le samedi 7 juillet 2012 à 14:52
----
http://www.mespoemes.net/altlivia
Loïc · le samedi 7 juillet 2012 à 15:35
Note : tu as oublié un S à "Cet ange de mes heureS".
Amitiés Thierry !
http://www.mespoemes.net/cellox
José · le lundi 9 juillet 2012 à 08:50
Quand ton écriture exploite ce gisement, elle est tout simplement magique. Amitiés.
domidom · le lundi 9 juillet 2012 à 16:28
(Sous l'aile d'un temps révolu, je m'habitue)...
Avons nous d'autre choix??
Marcher à l'envers ne nous rendra pas notre jeunesse, la fuite du temps demeure inexorable, et comme des pantins désarticulés, nous lui emboîtons la pas...
Un merveilleux poème...
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
imparfaitlibre · le mardi 10 juillet 2012 à 10:01
Amitié sincère Thierry---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
DIDOU · le mardi 10 juillet 2012 à 20:58
Kertach Med · le vendredi 3 août 2012 à 20:52
un cri profond et perçant d'amour et de regret . Merci Cher ami.
Thierry · le lundi 6 août 2012 à 21:39
http://www.mespoemes.net/cauria
rivaudais · le samedi 8 septembre 2012 à 23:36
http://www.mespoemes.net/rivaudais
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