Sur le grand escalier

J’ai gravi le grand escalier
mais il y avait temps à gravir
des vertiges
des regrets
les marches étaient énormes et sombres
et semblaient venir de nulle part
comme évadées
comme échouées
la rampe où ma main s’agrippait
était mouvante, interminable,
comme un orage
glissant au loin
il me semble qu’il faisait jour,
comme un chant d’oiseau,
la dernière marche n’était plus très loin
et mon souffle si court, si court
que tel un oiseau
je me suis envolé
puis une lumière fragile
une toute petite lumière
juste là, posée
sur la terre
je la voyais vibrer moi qui fut aveugle
de tant de beaux jours
si fragile
tellement fragile
comme une luciole au bout de la nuit,
qui de ses ailes fourbues, m’avait écrit la vie
la vie
**
mais il y avait temps à gravir
des vertiges
des regrets
les marches étaient énormes et sombres
et semblaient venir de nulle part
comme évadées
comme échouées
la rampe où ma main s’agrippait
était mouvante, interminable,
comme un orage
glissant au loin
il me semble qu’il faisait jour,
comme un chant d’oiseau,
la dernière marche n’était plus très loin
et mon souffle si court, si court
que tel un oiseau
je me suis envolé
puis une lumière fragile
une toute petite lumière
juste là, posée
sur la terre
je la voyais vibrer moi qui fut aveugle
de tant de beaux jours
si fragile
tellement fragile
comme une luciole au bout de la nuit,
qui de ses ailes fourbues, m’avait écrit la vie
la vie
**
9 commentaires
José · le dimanche 1 juillet 2012 à 19:33
Amitiés Thierry.
José · le dimanche 1 juillet 2012 à 20:46
imparfaitlibre · le lundi 2 juillet 2012 à 12:26
Le grand saut qui fait froid dans le dos de beaucoup de monde, réussira-t-il a nous sauver!!!
Le "temps à gravir" du second vers est-il une volonté de ta part?
Amitié sincère cher Thierry, c'est un plaisir de revenir ici.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Agrippa (Thierry Demercastel) · le lundi 2 juillet 2012 à 12:48
http://www.mespoemes.net/cauria
worrell02 · le lundi 2 juillet 2012 à 15:47
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
domidom · le lundi 2 juillet 2012 à 17:28
J'avais 16 ans quand j'ai rêvé de cet ailleurs méconnu de tous, en m'éveillant, après un long coma, j'ai constaté, que rien n'était plus beau qu'un Soleil qui se lève à l'horizon...
Merci pour ce poème profondément émouvant....
Amitiés....Domie...
oliverjane1950 · le mardi 3 juillet 2012 à 00:22
Amitiés. Oliver
Thierry · le mardi 3 juillet 2012 à 21:59
rivaudais · le samedi 8 septembre 2012 à 23:39
dont on croirait à cette lecture qu'elle émerge du sommeil de la mort
http://www.mespoemes.net/rivaudais
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