Isula

Vieux pont génois près de Sartène en Corse
J’écoute souvent tes nuits et ton chant sous un ciel noir,
Se répandre en moi tes pas de poussière et d’écume,
Le vent affrétant tes silences en un souffle de mémoire,
Le chant de la mer quand au soir morose tout s’exhume,
Tes rêves, aux creux de la roche, bercés en son infini,
Et je souris et je pleure à la source où je t’entends,
Où grandit la triste rumeur de tout ce que tu fuis,
De ce qui m’est donné à l’intime de tes instants.
Souvent j’ai cru entendre gémir la montagne,
Comme un orage au loin qu’un nouveau jour achève,
Claquer les voiles de tes sanglots, qu’un ciel épargne,
Au rythme du temps peignant les ombres sans trêve.
Souvent je suis devenu l’étranger pour te séduire,
Réapprendre, écouter aux quatre saisons ton pouls,
Archiver en moi les murmures où tu m’inspires
Comme ces flots guéris d’un passé qui soudain s’absout.
J’écoute souvent tes nuits et ton chant sous un ciel noir,
Un cri venu de tes entrailles, à mon cœur étranger,
Je suis l’eau de la rivière, la feuille tremblante au soir,
Je suis l’inconnu, et cendre, je ne fais que passer.
**
J’écoute souvent tes nuits et ton chant sous un ciel noir,
Se répandre en moi tes pas de poussière et d’écume,
Le vent affrétant tes silences en un souffle de mémoire,
Le chant de la mer quand au soir morose tout s’exhume,
Tes rêves, aux creux de la roche, bercés en son infini,
Et je souris et je pleure à la source où je t’entends,
Où grandit la triste rumeur de tout ce que tu fuis,
De ce qui m’est donné à l’intime de tes instants.
Souvent j’ai cru entendre gémir la montagne,
Comme un orage au loin qu’un nouveau jour achève,
Claquer les voiles de tes sanglots, qu’un ciel épargne,
Au rythme du temps peignant les ombres sans trêve.
Souvent je suis devenu l’étranger pour te séduire,
Réapprendre, écouter aux quatre saisons ton pouls,
Archiver en moi les murmures où tu m’inspires
Comme ces flots guéris d’un passé qui soudain s’absout.
J’écoute souvent tes nuits et ton chant sous un ciel noir,
Un cri venu de tes entrailles, à mon cœur étranger,
Je suis l’eau de la rivière, la feuille tremblante au soir,
Je suis l’inconnu, et cendre, je ne fais que passer.
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6 commentaires
oliverjane1950 · le samedi 8 septembre 2012 à 21:05
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
imparfaitlibre · le dimanche 9 septembre 2012 à 09:34
Je m'imagine assise sur ce pont où je lis tes vers en écoutant la mélodie de l'eau et c'est tout simplement un grand plaisir.
Merci pour ce moment de sérénité.
Toute ma sincère amitié Thierry.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
José · le dimanche 9 septembre 2012 à 09:54
Amitiés.
domidom · le dimanche 9 septembre 2012 à 14:30
Dans le calme de la nature, le silence devient magique, il nous transporte dans un autre univers, alors, on se sent léger, comme pénétrer au plus profond de nous même, par des ondes invisibles, la perception des choses prend une toute autre dimension....
L'image de ce pont, de ce filet d'eau et de tout cet espace qui l'enveloppe entraînent et captivent notre cerveau....
Superbe poésie....
Amicalement....
Domie...
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 10 septembre 2012 à 13:12
Thierry · le lundi 10 septembre 2012 à 18:34
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