Ce vide qui m'étreint

Je me suis perdu, le regard sur une chaise vide,
C’est fou ce qu’elle est bavarde,
Comme un feuillage au vent tournant
Montrant ses deux faces aux rimes du temps.
La chaise est vieille, certes, mais garde son charme,
Le bois est d’un chêne sombre, sur un sol qui l’est tout autant.
Je me suis surpris à lui causer, un long monologue,
C’est drôle, il me semble qu’elle m’écoutait,
C’est fou ce que ça peut écouter une chaise vide.
Il y avait des gens qui venaient de je ne sais où,
Je leur disais : surtout ne vous asseyez pas, ne vous asseyez pas,
C’est drôle comme ils me regardaient, d’un air bizarre,
Leurs mains s’agitant comme un feuillage au vent tournant.
C’est fou ce qu’elles semblaient dire de choses
En s’en allant vers la petite porte où s’engouffrait la lumière.
Maintenant le soir est revenu, comme chaque fois,
Avec son long silence traversant la nuit
Et le chuchotement d’un passant qui disait :
Regarde, il passe son temps à regarder une chaise vide,
Se rend-il compte qu’il est fou.
**
C’est fou ce qu’elle est bavarde,
Comme un feuillage au vent tournant
Montrant ses deux faces aux rimes du temps.
La chaise est vieille, certes, mais garde son charme,
Le bois est d’un chêne sombre, sur un sol qui l’est tout autant.
Je me suis surpris à lui causer, un long monologue,
C’est drôle, il me semble qu’elle m’écoutait,
C’est fou ce que ça peut écouter une chaise vide.
Il y avait des gens qui venaient de je ne sais où,
Je leur disais : surtout ne vous asseyez pas, ne vous asseyez pas,
C’est drôle comme ils me regardaient, d’un air bizarre,
Leurs mains s’agitant comme un feuillage au vent tournant.
C’est fou ce qu’elles semblaient dire de choses
En s’en allant vers la petite porte où s’engouffrait la lumière.
Maintenant le soir est revenu, comme chaque fois,
Avec son long silence traversant la nuit
Et le chuchotement d’un passant qui disait :
Regarde, il passe son temps à regarder une chaise vide,
Se rend-il compte qu’il est fou.
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9 commentaires
worrell02 · le dimanche 18 novembre 2012 à 15:28
Merci de ce très beau partage Thierry !
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
armandstas18 · le dimanche 18 novembre 2012 à 17:08
http://www.mespoemes.net/armandstas18 merci pour ce poème pur et fou
estrella28 · le dimanche 18 novembre 2012 à 17:27
merci pour ce beau partage!
http://www.mespoemes.net/estrella28
worrell02 · le dimanche 18 novembre 2012 à 19:32
http://www.mespoemes.net/worrell02
lesprosesdeslim · le dimanche 18 novembre 2012 à 20:21
dés lors que les objets inanimés acquièrent une âme et qu'au delà du regard visiblement profond qu'on leur porte il s'impose à nous des tas de souvenirs mêlés à beaucoup d'émotions, c'est que déjà une grande dimension humaine épouse avec éloquence tout ce petit espace habituellement voué à une simple chaise vide...
Dans tes oreilles doivent encore raisonner le rire et les pleurs de beaucoup d'enfants, les derniers pas d'un être aimé ou encore la sensation de ces feuillages au vent tournant...Très beau poème. Amicalement. Slim.
rose · le lundi 19 novembre 2012 à 11:34
http://www.mespoemes.net/rose
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 20 novembre 2012 à 06:44
Voici un poème que je trouve relativement inhabituel à ton style. Ecrit un peu à la manière d'une réflexion que l'on se fait à voix haute....
Mais à bien y lire, on retrouve bien du Agrippa dans ces lignes : "au vent tournant/aux rimes du temps". Magnifique l'image "les rimes du temps". Quel étrange personnage que "celui qui regardait les chaises vides". Mais chacun d'entre nous, à des moments de notre existence, a le même regard sur ses chaises vides, symbole de vide..... Amitiés. Philip.
Agrippa (Thierry Demercastel) · le mercredi 21 novembre 2012 à 16:31
http://www.mespoemes.net/cauria
oliverjane1950 · le mercredi 21 novembre 2012 à 17:18
Amitiés
Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
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