Ils disent que je suis…

Les murs blancs bâillonnent les futurs
Et vient naître en ma gorge un sanglot,
Quel est ton nom, d’où viens tu ?
Aujourd’hui ils m’ont dit : « c’est mardi »
Sûrement le même que la dernière fois,
Avec ces ombres et ces fenêtres lointaines.
Y aura t’il ce visiteur que je ne reconnais pas,
Ce visage anguleux d’où s’échappe
L’histoire qu’il voudrait mienne ?
Le regard est derrière une paire de lunettes,
Un regard sans faille qui me dérange,
Puis ces mains qui s’agitent sans cesse
Comme un vent agiterait un feuillage.
Est ce un même vent qui pousse ces beaux nuages
Dans ce pays où il fait si sombre, où le givre
Enveloppe ce qu’il me reste de conscience.
Demain est un futur qui m’est interdit
Car les jours sont les mêmes, hier s’est figé
Au front sanglant d’un horizon
Quand un soleil vint s’enterrer.
Je me souviens, la chaise était vide et j’ai pleuré,
Puis j’ai marché et tout s’est mis à hurler,
Un immense gouffre s’est ouvert à moi,
Un baiser d’où l’on ne revient jamais.
Je me souviens, la chaise était vide
Et le ciel n’était qu’un vaste tombeau.
**
01/11/12
Ce texte fait suite au texte « ce vide qui m’étreint » il parle des douleurs obsessionnelles qui mènent parfois à une forme de folie, pour ne pas dire la folie.
Et vient naître en ma gorge un sanglot,
Quel est ton nom, d’où viens tu ?
Aujourd’hui ils m’ont dit : « c’est mardi »
Sûrement le même que la dernière fois,
Avec ces ombres et ces fenêtres lointaines.
Y aura t’il ce visiteur que je ne reconnais pas,
Ce visage anguleux d’où s’échappe
L’histoire qu’il voudrait mienne ?
Le regard est derrière une paire de lunettes,
Un regard sans faille qui me dérange,
Puis ces mains qui s’agitent sans cesse
Comme un vent agiterait un feuillage.
Est ce un même vent qui pousse ces beaux nuages
Dans ce pays où il fait si sombre, où le givre
Enveloppe ce qu’il me reste de conscience.
Demain est un futur qui m’est interdit
Car les jours sont les mêmes, hier s’est figé
Au front sanglant d’un horizon
Quand un soleil vint s’enterrer.
Je me souviens, la chaise était vide et j’ai pleuré,
Puis j’ai marché et tout s’est mis à hurler,
Un immense gouffre s’est ouvert à moi,
Un baiser d’où l’on ne revient jamais.
Je me souviens, la chaise était vide
Et le ciel n’était qu’un vaste tombeau.
**
01/11/12
Ce texte fait suite au texte « ce vide qui m’étreint » il parle des douleurs obsessionnelles qui mènent parfois à une forme de folie, pour ne pas dire la folie.
6 commentaires
rose · le mercredi 21 novembre 2012 à 16:41
http://www.mespoemes.net/rose
oliverjane1950 · le mercredi 21 novembre 2012 à 17:24
Amitiés
Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
imparfaitlibre · le mercredi 21 novembre 2012 à 20:31
Sincère amitié Thierry et même si je manque de temps c'est toujours un réel plaisir de lire tes mots à fleur de peau.----
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Agrippa (Thierry Demercastel) · le jeudi 22 novembre 2012 à 22:16
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 23 novembre 2012 à 08:48
lesprosesdeslim · le vendredi 23 novembre 2012 à 14:51
c'est un poème parcouru du début jusqu'à la fin par une grande note de mélancolie. On reste profondément affligé par les souvenirs à l'évocation desquels maintes images désolantes parfois même très obscures viennent d'avantages obscurcir tes écrits. Cependant, ceci n'enlève en rien à la beauté de ton style et quelque part nous renvoie tous à des souvenirs parfois difficiles et qu'on a très souvent beaucoup de mal à exprimer. Amicalement. Slim.
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