Il me faudrait mourir

Il me faudrait mourir, aux pensées immobiles,
Quand l’arbre mort chantera au vent glacé
Et que sur les chemins égarés, l’ombre docile
Enveloppera les larmes anciennes, aux yeux voilés.
Il me faudrait mourir, aux yeux clos de ma mère,
Pour ne pas sentir la douleur indicible,
Ses sourires à l’enfant perdu de sa chair
Quand les soirs penchants atteignent leur cible.
Il me faudrait mourir, si tu partais mon frère,
D’un inaccessible regard où tout se courbe,
Quand hélas plus rien ne vibre et tout s’altère,
Que les grands chevaux blancs s’unissent au vent fourbe.
Alors, endeuillée, la lumière qui me faisait
Ira pleurer ses semences, moquant l’hiver,
Pendant que sous ma tombe, aux murs abstraits,
Le baiser de l’oubli hantera mes paupières.
Il me faudrait mourir, avant que tu t’endormes,
Quand juillet fanfaronne les fiançailles,
Quand l’automne tricotera son habit morne,
Il me faudrait mourir avant que tu t’en ailles
**
Quand l’arbre mort chantera au vent glacé
Et que sur les chemins égarés, l’ombre docile
Enveloppera les larmes anciennes, aux yeux voilés.
Il me faudrait mourir, aux yeux clos de ma mère,
Pour ne pas sentir la douleur indicible,
Ses sourires à l’enfant perdu de sa chair
Quand les soirs penchants atteignent leur cible.
Il me faudrait mourir, si tu partais mon frère,
D’un inaccessible regard où tout se courbe,
Quand hélas plus rien ne vibre et tout s’altère,
Que les grands chevaux blancs s’unissent au vent fourbe.
Alors, endeuillée, la lumière qui me faisait
Ira pleurer ses semences, moquant l’hiver,
Pendant que sous ma tombe, aux murs abstraits,
Le baiser de l’oubli hantera mes paupières.
Il me faudrait mourir, avant que tu t’endormes,
Quand juillet fanfaronne les fiançailles,
Quand l’automne tricotera son habit morne,
Il me faudrait mourir avant que tu t’en ailles
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8 commentaires
Kertach Med · le vendredi 8 février 2013 à 21:18
Merci cher ami.
domidom · le vendredi 8 février 2013 à 23:23
j'adore ce quatrième quatrain...
Pour moi, chaque vers est une sorte d'invitation à la mort....
Un très bel écrit....
Amitiés...Domie...
belespoirs · le samedi 9 février 2013 à 09:48
http://www.mespoemes.net/belespoirs
mourir pour ne pas souffrir , il est beau ce poème j'aime beaucoup merci de ce beaupartage
Amitiés
José · le samedi 9 février 2013 à 10:44
D'emblée dans le titre, et dans les affres d'un départ redouté, en filigrane dans le texte, il parle bien plus d'Amour que de Mort.
Amitiés.
Imparfait · le samedi 9 février 2013 à 15:47
Très beau texte.
Respect et amitié Thierry.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 10 février 2013 à 17:27
Non, malgré les apparences, ce poème, pour qui ne le percevrait pas, n'est pas lugubre. Et, je serais plutôt d'accord avec José, ton poème parle d'amour avec respect. Il est d'ailleurs de ces plus belles preuves d'amour où s'en aller est LE geste d'amour. Et puis, comme je le dis souvent, de notre vivant, il est dans notre vie des moments où il faut "mourir à soi" pour tenter de renaître, plus juste, plus pur, plus généreux.
Un superbe poème, Thierry. Amitiés. Philip.
oliverjane1950 · le mardi 12 février 2013 à 12:23
Ce dernier instant, "vécu" dans la Joie, doit être immense, infini...
Et vouloir mourir, pour dépasser une souffrance... est un appel à la joie qui dans l'instant n'est pas au rendez-vous.
Merci Thierry.
Oliver
plumeflore · le mercredi 27 février 2013 à 20:30
amitié!!!
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