Laissez venir ma mort

Laissez venir l’heure de ma mort, mon trépas,
Ce long souffle ameutant d’immenses remords,
Ce regard pénétrant qui dans mes yeux, va,
Cette aube inconnue dérivant sans effort.
Laissez s’appesantir sur mon tombeau, l’oubli,
Il y fera si beau, Ô mon soleil noir,
J’y verrai les archers jouer aux cordes de pluie,
Un piano écorcher le silence dans le soir.
Je ne serai las de ne plus être moi-même,
Quand le givre aura pris les dernières fleurs,
Qu’au jardin, flânant en une aube suprême,
J’irai à la fontaine où se mirent les cœurs.
Les pauvres morts ont de grandes habitudes,
Celles de toujours marcher en d’étroits corridors
Le front plein de rêve et d’incertitude,
Leur regard est un ailleurs, en de secrets ports.
Ô, mon automne plus encore aura vieillie,
Et sur les roux feuillages que le vent blesse
J’irai poser les lèvres de mes longues nuits
Et le murmure d’oublieuses jeunesses.
Je me contenterai de ces feuilles qui tombent
Dans les allées de novembre, au ciel absent,
Des oiseaux gazouillant, là, sur ma tombe,
D’un rouge-gorge picorant les miettes du temps.
**
Ce long souffle ameutant d’immenses remords,
Ce regard pénétrant qui dans mes yeux, va,
Cette aube inconnue dérivant sans effort.
Laissez s’appesantir sur mon tombeau, l’oubli,
Il y fera si beau, Ô mon soleil noir,
J’y verrai les archers jouer aux cordes de pluie,
Un piano écorcher le silence dans le soir.
Je ne serai las de ne plus être moi-même,
Quand le givre aura pris les dernières fleurs,
Qu’au jardin, flânant en une aube suprême,
J’irai à la fontaine où se mirent les cœurs.
Les pauvres morts ont de grandes habitudes,
Celles de toujours marcher en d’étroits corridors
Le front plein de rêve et d’incertitude,
Leur regard est un ailleurs, en de secrets ports.
Ô, mon automne plus encore aura vieillie,
Et sur les roux feuillages que le vent blesse
J’irai poser les lèvres de mes longues nuits
Et le murmure d’oublieuses jeunesses.
Je me contenterai de ces feuilles qui tombent
Dans les allées de novembre, au ciel absent,
Des oiseaux gazouillant, là, sur ma tombe,
D’un rouge-gorge picorant les miettes du temps.
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8 commentaires
belespoirs · le dimanche 3 février 2013 à 15:06
http://www.mespoemes.net/belespoirs
joliment écrit merci de ce beau partage
Amitiés
armandstas18 · le dimanche 3 février 2013 à 17:05
http://www.mespoemes.net/armandstas18 c'est bien sombre tout cela thierry mais nous sommes bien obligés quelquefois de penser à la mort et à la nôtre aussi; en attendant il faut vivre rire et croire aussi à la vie et à la belle lumière qui peut éclairer l'amour...Amitiés armand
domidom · le lundi 4 février 2013 à 10:35
J'adore le quatrième quatrain, cette mort que tu décris si bien est toujours présente à nos cotés, c'est une ombre qui nous enlace et jamais ne nous quitte, c'est aussi une fin pour un renouveau...
Amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Kertach Med · le lundi 4 février 2013 à 13:36
Merci cher ami.
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le lundi 4 février 2013 à 20:50
http://www.mespoemes.net/cauria
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 5 février 2013 à 07:59
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le mardi 5 février 2013 à 19:59
http://www.mespoemes.net/cauria
oliverjane1950 · le mardi 12 février 2013 à 12:10
Belle lecture.
Amitiés
Oliver
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