Tristesse

Dites-moi, vous qui de toutes ces choses vous nourrissez,
Qui, de mon sang usé, en mon cœur tant de fois revenu,
Savez rendre mon regard triste et des larmes versées
Alors que la lumière peint des ombres éperdues,
Dites-moi, à la fleur éclose, ce sentiment étrange
Mêlé de joie et de peine quand un regard s’y noie,
Ce matin sorti d’une nuit exilée où se rangent
Sagement, une à une, les images floues d’autrefois.
Au soir venu vous êtes là, au dernier soupir du jour,
Et la mémoire des fenêtres que le temps altère
Semble plus vaste encore, dans leur silence si lourd,
Et vous venez, sombre, dégrafant vos habits de misère.
Répondez ! vous qui torturez au fond d’eux-mêmes les hommes,
Cortège de brume jamais lasse qui d’un bon vent s’amuse,
Qui sur leurs chagrins fredonnez toujours vos anathèmes,
Dites-moi si dans l’orageux crépuscule au chant morose
Il est une faille où s’engouffrent d’idéales délivrances,
Où meurent de mélancoliques matins, dans l’éclat des choses,
Où va, dans l’allégresse, ce sentiment étrange de l’enfance,
Que sur le livre de la vie il n’est qu’un parfum de rose !
**
Qui, de mon sang usé, en mon cœur tant de fois revenu,
Savez rendre mon regard triste et des larmes versées
Alors que la lumière peint des ombres éperdues,
Dites-moi, à la fleur éclose, ce sentiment étrange
Mêlé de joie et de peine quand un regard s’y noie,
Ce matin sorti d’une nuit exilée où se rangent
Sagement, une à une, les images floues d’autrefois.
Au soir venu vous êtes là, au dernier soupir du jour,
Et la mémoire des fenêtres que le temps altère
Semble plus vaste encore, dans leur silence si lourd,
Et vous venez, sombre, dégrafant vos habits de misère.
Répondez ! vous qui torturez au fond d’eux-mêmes les hommes,
Cortège de brume jamais lasse qui d’un bon vent s’amuse,
Qui sur leurs chagrins fredonnez toujours vos anathèmes,
Dites-moi si dans l’orageux crépuscule au chant morose
Il est une faille où s’engouffrent d’idéales délivrances,
Où meurent de mélancoliques matins, dans l’éclat des choses,
Où va, dans l’allégresse, ce sentiment étrange de l’enfance,
Que sur le livre de la vie il n’est qu’un parfum de rose !
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8 commentaires
mahon · le samedi 19 janvier 2013 à 13:38
Amitiés poétiques. Michel
http://www.mespoemes.net/mahon
domidom · le samedi 19 janvier 2013 à 19:07
Amitiés....Domie...
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le samedi 19 janvier 2013 à 19:22
Merci Mahon.
http://www.mespoemes.net/cauria
lilorev · le samedi 19 janvier 2013 à 21:16
didou · le samedi 19 janvier 2013 à 22:55
amitié didou --
http://www.mespoemes.net/didou
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 20 janvier 2013 à 09:39
Je crois bien qu'aujourd'hui, ça ne sera qu'un premier commentaire "généraliste" sur ton poème, tant il y a de choses à dire. Il en appellera un second de ma part.
Pour l'heure, je me suis immergé dans ton poème, au gré d'expression où je me retrouve familièrement et que je fais miennes, comme : "...dernier soupir du jour", "l'orageux crépuscule au chant morose", "les ombres éperdues". Comme tu sais si bien le faire, ces mots sont comme le peintre impressionniste qui va s'attacher, de son pinceau, à inventer les plus surprenantes nuances pour faire ressortir l'âme du tableau. Ici, tu en fais de même, le pinceau n'étant juste remplacé que par ta plume. Une délicate mélopée de spleen....
Amitiés, Thierry. Philip.
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le dimanche 20 janvier 2013 à 22:09
oliverjane1950 · le mardi 12 février 2013 à 11:58
Une merveilleuse tristesse ! hélas douloureuse à vivre ces choses là... mais surtout ! ne pas s'y complaire...
Merci. Amitiés...
Oliver
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