Je marche

Je marche, habité par le vide,
Sur une route infiniment droite,
Je ne dors plus, je suis absence
Des nuits, des jours passant,
Sombres, mes rêves vont
En de secrets chemins.
Je marche, habité par le vide,
Sur une route infiniment droite,
Je suis mort, et pourtant je marche
Dans les allées d’ombres perdues
Vers ta main si blanche,
Qui m’est tendue,
Vers l’insupportable,
L’inaccessible.
Je marche, habité par le vide,
Sur une route infiniment droite,
Tout soudain renait, moribond,
Et le ciel me semble creux,
Le jour saigne de terribles aveux
Et sa lumière m’aveugle.
Je marche, habité par le vide,
Sur une route infiniment droite,
Née de nos cendres.
Viendront des pluies
Avec leur chant triste
Sur les vieux carreaux
Que mon regard transperce,
Comme des larmes,
Comme des larmes revenues.
**
Sur une route infiniment droite,
Je ne dors plus, je suis absence
Des nuits, des jours passant,
Sombres, mes rêves vont
En de secrets chemins.
Je marche, habité par le vide,
Sur une route infiniment droite,
Je suis mort, et pourtant je marche
Dans les allées d’ombres perdues
Vers ta main si blanche,
Qui m’est tendue,
Vers l’insupportable,
L’inaccessible.
Je marche, habité par le vide,
Sur une route infiniment droite,
Tout soudain renait, moribond,
Et le ciel me semble creux,
Le jour saigne de terribles aveux
Et sa lumière m’aveugle.
Je marche, habité par le vide,
Sur une route infiniment droite,
Née de nos cendres.
Viendront des pluies
Avec leur chant triste
Sur les vieux carreaux
Que mon regard transperce,
Comme des larmes,
Comme des larmes revenues.
**
4 commentaires
José · le vendredi 10 mai 2013 à 09:31
Et puis cette sensation pénible, douloureuse que c'est le vide qui semble parfois nous faire avancer.
Amitiés.
domidom · le vendredi 10 mai 2013 à 17:02
C'est mon ressenti, un poème très subtil....
Mes amitiés, Domie...
Agrippa ( Thierry Demercastel ) · le vendredi 10 mai 2013 à 22:23
didou · le dimanche 12 mai 2013 à 13:37
Amitié didou
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