Sous La Neige

A un certain type de confusion extrêmement nuisible à toutes les parties concernées...
SOUS LA NEIGE
Elle engloutit le soir. Brillante, elle était tel
Le message du froid caressant les veillées
Qui vole à l’infini ce qui reste du ciel
Pour rendre l’innocence aux villes dépouillées.
L’oiseau de paradis se posa dans la neige.
Deux queues d’éternité tracèrent deux sillons.
« La glace a des trésors en son sein », devinai-je,
Voyant plonger le bec au blanc des passions.
« Dis-moi ce que tu veux », offris-je. « A l’évidence
Deux becs seront plus vifs à crever la blancheur. »
Mais il piquait la neige : « Admire la patience
De qui donne son temps pour retrouver ton cœur. »
Quand la nuit descendit, il s’acharnait encore ;
Contre l’obscurité la couleur s’agitait ;
Contre l’immaculé s’allongeait vers l’aurore
Le duel qu’obsession livrait à pureté.
A l’œil clair du matin, le tort fut évident :
L’oiseau de paradis avait perdu ses queues,
Traînait l’aile et son or était devenu blanc ;
« La neige, dis-je enfin, est vierge à cent lieues :
Ce n’est pas dans le froid que se cache mon cœur,
Je sais où est mon cœur, car il est en mon sein ;
Ce que tu recherchais au prix de ta couleur
Est en réalité non mon cœur, mais le tien. »
Lundi 21- Mardi 22 Décembre 2009
Remanié 15 Avril 2010
SOUS LA NEIGE
Elle engloutit le soir. Brillante, elle était tel
Le message du froid caressant les veillées
Qui vole à l’infini ce qui reste du ciel
Pour rendre l’innocence aux villes dépouillées.
L’oiseau de paradis se posa dans la neige.
Deux queues d’éternité tracèrent deux sillons.
« La glace a des trésors en son sein », devinai-je,
Voyant plonger le bec au blanc des passions.
« Dis-moi ce que tu veux », offris-je. « A l’évidence
Deux becs seront plus vifs à crever la blancheur. »
Mais il piquait la neige : « Admire la patience
De qui donne son temps pour retrouver ton cœur. »
Quand la nuit descendit, il s’acharnait encore ;
Contre l’obscurité la couleur s’agitait ;
Contre l’immaculé s’allongeait vers l’aurore
Le duel qu’obsession livrait à pureté.
A l’œil clair du matin, le tort fut évident :
L’oiseau de paradis avait perdu ses queues,
Traînait l’aile et son or était devenu blanc ;
« La neige, dis-je enfin, est vierge à cent lieues :
Ce n’est pas dans le froid que se cache mon cœur,
Je sais où est mon cœur, car il est en mon sein ;
Ce que tu recherchais au prix de ta couleur
Est en réalité non mon cœur, mais le tien. »
Lundi 21- Mardi 22 Décembre 2009
Remanié 15 Avril 2010
9 commentaires
Loïc · le jeudi 15 avril 2010 à 14:28
Pas de diérèse sur "patience". Trop lent sinon.
Pas de diérèse sur "obsession". Le mot seul aurait pris 4 pieds avant la césure, et j'avais besoin de place. Ou alors, diérèse sur "obsession" mais pas sur "duel", ce qui donne un résultat étrange à mes yeux, mais c'est comme on veut.
Pas de diérèse sur "tien".
Michel (Signes de Vie) · le jeudi 15 avril 2010 à 14:39
Amitié
cauria · le jeudi 15 avril 2010 à 20:40
http://www.mespoemes.net/cauria
Loïc · le vendredi 16 avril 2010 à 16:49
Mais dans celui-ci, mes choix personnels en matière de diérèse peuvent dérouter le lecteur d'alexandrins... Alors je précise...
Merci à tous deux pour votre appréciation!
voicileure · le dimanche 18 avril 2010 à 12:20
Loïc · le samedi 14 mai 2011 à 01:06
Je crois qu'il n'y a rien qu'on ne fasse pour soi à la base, y compris en amour (on aime pour ne pas être seul, on aime parce qu'on a trouvé quelqu'un qui a ce qu'on n'a pas, ou parce qu'au contraire il nous ressemble, la liste est longue, et le coeur a aussi ses raisons que la raison ignore, parfois au dépend de tous).
Amitiés
paulette · le samedi 14 mai 2011 à 01:06
imparfaitlibre · le samedi 14 mai 2011 à 01:07
amités
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Loïc · le samedi 14 mai 2011 à 01:07
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