Sirius

A la perte d'inspiration. Il faut une porte, sinon...
SIRIUS
Où le peintre voit-il le futur de sa toile,
L’image de son art, même du chevalet,
Quand sur une mer blanche il ajuste sa voile
A la poursuite d'air, d'îles et de clarté ?
Céleste était le lait qui nourrissait sa foi,
Qui poussait Magellan sous un ciel sans nuages ;
Céleste aussi l’épée, ou était-ce une croix
Que la moitié des fous embrassaient de leurs cages ?
Egarés la vision, et le sens, et la lyre,
Perdue enfin la muse aux autels lumineux ;
Il n'est qu'une comète, une étoile martyre,
Et déjà sur son âme se fixent des yeux.
Un fuyard sans boussole, aux chiens de l’ombre avide,
Vit son ultime instant ; le meilleur cavalier
Croyant chasser le tout, poursuivi par le vide,
Ne pourra fuir qu’un temps sur un cheval blessé.
Où porte le sextant quand tout est découvert ?
Où s’abriter enfin des flèches et des cages ?
Le peintre lève un doigt dans le vent du désert,
Dogon cherchant Sirius en berger des mirages.
Lun 20 - Mer 22 Juillet 2009
Retouché 17 Avril 2010
SIRIUS
Où le peintre voit-il le futur de sa toile,
L’image de son art, même du chevalet,
Quand sur une mer blanche il ajuste sa voile
A la poursuite d'air, d'îles et de clarté ?
Céleste était le lait qui nourrissait sa foi,
Qui poussait Magellan sous un ciel sans nuages ;
Céleste aussi l’épée, ou était-ce une croix
Que la moitié des fous embrassaient de leurs cages ?
Egarés la vision, et le sens, et la lyre,
Perdue enfin la muse aux autels lumineux ;
Il n'est qu'une comète, une étoile martyre,
Et déjà sur son âme se fixent des yeux.
Un fuyard sans boussole, aux chiens de l’ombre avide,
Vit son ultime instant ; le meilleur cavalier
Croyant chasser le tout, poursuivi par le vide,
Ne pourra fuir qu’un temps sur un cheval blessé.
Où porte le sextant quand tout est découvert ?
Où s’abriter enfin des flèches et des cages ?
Le peintre lève un doigt dans le vent du désert,
Dogon cherchant Sirius en berger des mirages.
Lun 20 - Mer 22 Juillet 2009
Retouché 17 Avril 2010
13 commentaires
Loïc · le samedi 17 avril 2010 à 14:10
Les Dogons, peuple berger du Mali, savaient que Sirius était une étoile double avant que Sirius B, invisible à l'oeil nu, ne soit découverte par un télescope en 1862. Ce mystère est encore débattu aujourd'hui.
Loïc · le samedi 17 avril 2010 à 15:54
alto · le samedi 17 avril 2010 à 18:09
(vers 12...?) et "une proi(e) sans...(le poil à l'oeuf..).Frais !Salut !
http://www.mespoemes.net/alto
Loïc · le samedi 17 avril 2010 à 19:01
Rien à faire pour le débordement de césure (chose d'ailleurs acceptée, même si à éviter dans la mesure du possible). Je tiens au vers 12.
Merci Alto!
cauria · le dimanche 18 avril 2010 à 10:54
http://www.mespoemes.net/cauria
voicileure · le dimanche 18 avril 2010 à 11:53
Joli texte !!
Loïc · le dimanche 18 avril 2010 à 12:14
Merci à Thierry et voicileure, je vais voir si je peux remplacer "mystérieux", mais c'est pas gagné vu le contexte.
voicileure · le dimanche 18 avril 2010 à 13:42
Loïc · le dimanche 18 avril 2010 à 23:14
Merci de tout coeur de t'être arrêtée un instant pour songer au problème. Je ne me braque pas si quelqu'un essaie de m'aider à écrire, au contraire.
voicileure · le dimanche 18 avril 2010 à 23:39
Et si vous enlever le "la" ce qui donne : Muse aux autels mystérieux
Loïc · le mardi 20 avril 2010 à 00:17
Merci voicileure, n'hésite pas à revenir partager.
myosotis · le lundi 26 avril 2010 à 16:04
3e vers, je compte 13 pieds.
Mais, très joli texte. Merci.----
http://www.mespoemes.net/myosotis
Loïc · le lundi 26 avril 2010 à 16:51
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