Le Piège

LE PIEGE
Et si les mêmes doigts qui transcrivent les cris
Se perdaient en chemin au long de flots d’errance ?
Si le voyage en soi demeurait incompris
Et dans ses traditions se diluait sa chance ?
Brutal est le retour du pays exploré
Quand on n’en garde rien qu’une carte postale ;
Et le brouillon d’un vent peut être coloré
Sans qu’on ait su puiser à la moindre rafale.
Au fond, ce qu’est l’humain se doit d’être légué
Paraphé de l’unique empreinte que tout homme
Porte en lui sans la voir -- ou la veut élaguer
Pour qu’elle entre en ces pots que la masse consomme…
Il est si difficile et lent de se connaître,
Faut-il que de surcroît se condamnent nos mots
Dans le piège de l’autre ? Une jungle enchevêtre
Et masque la beauté de nos simples rameaux.
Mais cet autre est-il seul bourreau du centre intime,
Ou les siècles passés à moudre les passions
Jusqu’à en faire un pain qu’un monde entier estime
Et réclame au kilo sous d'étranges pressions ?
C’est oublier que nous, juge, jury, victime,
Trouvons notre bonheur où nous le profanons ;
Et l’orgueil de tracer une parole ultime
Change les fruits de l’être en de tristes trognons.
Ainsi la plume plonge en sa valse boiteuse,
Vers l’extase trop brève, écrit après écrit,
Et par les mots abrège, en passade douteuse,
L’intense perfection du songe de l’esprit.
Mer 15 - Ven 17 Juin 2011
Et si les mêmes doigts qui transcrivent les cris
Se perdaient en chemin au long de flots d’errance ?
Si le voyage en soi demeurait incompris
Et dans ses traditions se diluait sa chance ?
Brutal est le retour du pays exploré
Quand on n’en garde rien qu’une carte postale ;
Et le brouillon d’un vent peut être coloré
Sans qu’on ait su puiser à la moindre rafale.
Au fond, ce qu’est l’humain se doit d’être légué
Paraphé de l’unique empreinte que tout homme
Porte en lui sans la voir -- ou la veut élaguer
Pour qu’elle entre en ces pots que la masse consomme…
Il est si difficile et lent de se connaître,
Faut-il que de surcroît se condamnent nos mots
Dans le piège de l’autre ? Une jungle enchevêtre
Et masque la beauté de nos simples rameaux.
Mais cet autre est-il seul bourreau du centre intime,
Ou les siècles passés à moudre les passions
Jusqu’à en faire un pain qu’un monde entier estime
Et réclame au kilo sous d'étranges pressions ?
C’est oublier que nous, juge, jury, victime,
Trouvons notre bonheur où nous le profanons ;
Et l’orgueil de tracer une parole ultime
Change les fruits de l’être en de tristes trognons.
Ainsi la plume plonge en sa valse boiteuse,
Vers l’extase trop brève, écrit après écrit,
Et par les mots abrège, en passade douteuse,
L’intense perfection du songe de l’esprit.
Mer 15 - Ven 17 Juin 2011
30 commentaires
imparfaitlibre · le vendredi 17 juin 2011 à 20:12
Le parcours est long, parce qu'il ne comporte pas de panneaux indicateurs ni de direction et c'est nous qui devons baliser ce parcours en creusant un sol parfois recouvert de sable mouvant et parfois de pierres de silex que nous devons faire exploser... Mais trouvons-nous utile de les faire exploser?
Il faut du temps, beaucoup de temps, de courage et d'envie pour faire de cette descente une remontée vers la réalité des choses et pour s'apercevoir qu'on ne vit pas dans l'idée de l'autre, que la vie de l'autre ainsi que son avis n'est pas forcément le notre.
Il faut du temps pour oser dire non, à ce que l'on entend, ce qu'on lit, ce que l'on voit afin de laisser éclater ce que l'on pense, ce que l'on ressent et ce qui est notre véritable fond.
Nous sommes des êtres différents pas des identités parfaites, des "copiés-collés". Nous ne sommes pas un esprit unique d'où parte plusieurs branches sur lesquelles fleurira le même bourgeon et la même fleur!!!! Nous avons tous des couleurs, des parfums différents de cette belle fleur que nous appelons la PENSEE.
Le germe qui est en nous, pousse doucement, il monte de notre coeur vers notre esprit et il trouve le chemin de la lumière soit dans nos paroles, soit dans nos écrits...
Merci pour ce très beau poème.
Amitiés sincères Loïc.
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
poesie101 · le vendredi 17 juin 2011 à 21:16
Merci,
Amitiés,
Maxime
Ivy · le vendredi 17 juin 2011 à 21:33
"Nous sommes tous des fleurs poussant dans le même jardin"; mais il faut faire attention aux ronces et aux épines qui nous menacent! Je suis presqu'aussi compliquée que toi!(rire!)
Un beau texte Loïc, qui suscite des reflexions profondes!
Amitiés
amercenaire · le vendredi 17 juin 2011 à 23:09
J' ai beaucoup aimé l' esprit d' autoderision des trois derniers vers, ou le poète s' aperçoit qu' il brise la magnificence de ce qu' il contemple en essayant de la maitriser par les mots.
Une véritable philosophie poétique en somme.
Où, et comment se chercher dans le monde et dans la poésie?
Amitiés maestro.
http://www.mespoemes.net/amercenaire
Loïc · le vendredi 17 juin 2011 à 23:09
Et dans notre exploration personnelle, malheureusement, on n'est pas seul : il y a le monde. Parfois il peut nous aider à avoir des révélations (tant qu'on ne se cantonne pas à lire Oui-Oui) ; mais la plupart du temps, il faut comme tu dis se battre contre des clichés si lourdement martelés depuis notre naissance par les chansons bas de gamme et les atroces séries télé (entre autres), qui nivellent tout par le bas : l'amour c'est ça, le bonheur c'est ça, etc, avec des définitions simplistes et des situations idéales données en exemple qui sont si loin de la réalité qu'on ne peut même plus parler de leçon donnée, mais de vente de rêve.
Et tout ça nous freine dans notre découverte de nous-mêmes, en déclenchant chez nous des comportements d'imitation qui deviennent au final si ancrés qu'on a l'impression qu'ils sont le vrai "nous". Et donc on n'a pas d'hésitation à empreinter des mots rebattus pour nous décrire de la façon la plus basique qui soit, alors que la seule chose vraiment essentielle est de trouver dans quelle mesure exacte nous sommes différents, et non de végéter à UN niveau de vie : le mimétisme. Non seulement il tue la créativité, mais, comme j'ai essayé de le dire (maladroitement comme d'habitude) dans "Le Visage Dans l'Ombre", ça peut être dangereux pour nous : toute la partie qu'on ne s'est pas soucié d'explorer peut venir un jour nous mordre les fesses.
Maxime : Je m'analyse ailleurs, mais pas ici. Ici, je faisais juste un constat : le fait que lorqu'on veut décrire un sentiment, par exemple, la plus grande des barrières est celle de tout ce qui a été écrit avant, et qui pollue la reconnaissance de notre vérité intime. Le "songe" final n'est qu'un métaphore, il ne s'agit pas d'un vrai songe ; il représente ce sentiment qu'on croit parfaitement saisir quand on le ressent, mais qui est en fait bien plus compliqué à décrire quand on veut mettre des mots dessus. Comme essayer de dessiner une personne de mémoire. On est sûr qu'on l'a clairement en tête, mais c'est faux. Et c'est la même chose quand on veut parler d'un rêve. En fait, je pense (d'où l'illustration là haut) qu'il est tout simplement impossible d'arriver à capturer les idées avec des mots. Mais c'est malgré tout passionnant d'essayer !
Ivy : Faire attention aux épines, oui ! tout en sachant que certaines viennent de nous et qu'il faut les connaître pour anticiper le danger.
Amitiés à tous et merci de votre passage !
Loïc · le vendredi 17 juin 2011 à 23:28
"Il ne reste qu'à dire, en toute honnêteté,
Que ce poème enfreint tout ce qu'il veut prêcher."
Parce que finalement, j'y dis qu'il faut s'affranchir de la perception des autres et découvrir un peu d'originalité en soi, mais il n'y a aucune originalité dans ce poème. De plus, j'échoue encore une fois au niveau de la démonstration, que je trouve brouillonne. On en a déjà parlé, je suis éternellement insatisfait, et bien que je passe des heures sur mes poèmes pour les rendre aussi acceptables que possible, j'ai toujours l'impression que j'ai loupé le coche. Ce que je dis et explique est toujours trop différent de ce que j'avais en tête.
Je ne suis pas un maestro... Si j'ai une vraie qualité, c'est au moins de ne pas penser ça, sincèrement et profondément. L'auto-satisfaction est un fléau vicieux qui empêche de se remettre en question et de voir ses erreurs d'écriture. C'est seulement de cette façon qu'on peut espérer faire mieux la fois suivante.
Quant à "comment se chercher", la solution la plus saine à mon avis est de partir du principe qu'on ne sait que très peu de choses sur nous-mêmes, de ne jamais se figer dans l'orgueil, et ainsi, rester ouvert à toute découverte sur soi, y compris les moins flatteuses. Mon amour-propre en poésie, je le place dans la démarche de continuer à creuser, pas dans le résultat final d'un poème. Ce qui fait que même si je ne suis jamais content du résultat, je suis content d'avoir essayé. C'est peut-être ce qui fait que je me vois mal me lasser un jour de la poésie (ou de l'écriture en général).
Amitiés
larose · le vendredi 17 juin 2011 à 23:30
amitiés
Loïc · le vendredi 17 juin 2011 à 23:39
Alors on fait simplement du mieux qu'on peut pour réfléchir aux données qu'on a avant de prendre une décision.
Amitiés
Nieustanny · le vendredi 17 juin 2011 à 23:54
Amitiés.
Loïc · le samedi 18 juin 2011 à 00:09
Et c'est justement souvent ce qu'on veut prêter à une personne qui nous ralentit dans notre propre exploration. "LUI", il a l'air tellement normal ; on aimerait être comme lui. Mais il n'est pas normal ; il emploie une façade, comme nous, même si ce n'est pas forcément la même, et c'est pourquoi je ne suis jamais jaloux de personne. Un succès apparent n'est absolument pas garant du bonheur. Si c'était aussi simple, les nantis ou les célébrités ne se suicideraient pas. La façade est tout ce qu'on nous permet de voir, mais la façade n'est rien du tout.
Amitiés
AFF · le samedi 18 juin 2011 à 01:27
Très beau texte philosophique.
J'aurai bien aimé tomber sur ce sujet-là au BAC....
Juste un mot sur ton poème superbement bien écrit :
Comme l'affirmait Goethe, nous ne voyons que ce que nous savons. Et, "la découverte consiste à voir ce que tout le monde a déjà vu et à penser ce que personne n'a encore pensé".
Merci Maître pour cette agréable réflexion.
Je vous laisse méditer ????
Excellente soirée
Amitiés
AFF
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http://www.mespoemes.net/alpha
foliedouce · le samedi 18 juin 2011 à 01:36
Loïc · le samedi 18 juin 2011 à 12:23
Excellente ta citation de Goethe, je me souviens que je disais en substance la même chose à Agrippa quelques semaines après mon arrivée sur le site : je ne sais plus de quoi c'est parti, mais j'ai dit que si tout avait déjà été écrit, il n'y avait plus qu'à trouver notre propre façon de le dire, en développant le côté unique et original qu'on a tous, sans toujours le voir. Merci de ton passage !
Kernath : Oui, le 2e quatrain est sans doute le seul, avec le dernier, qui se démarque de la réflexion explicative, qui est un style que j'affectionnais beaucoup il y a quelques mois, mais auquel j'essaie d'échapper maintenant. Bon... j'ai fait une rechute...
Quant à la morale, elle était pertinente à mes yeux, mais je l'ai supprimée parce qu'il me semblait que le poème étant un peu "brouillon", il était inutile de rajouter à la confusion en ajoutant à la fin une déclaration qui aurait pu être prise pour "en fait il ne vaut rien, si vous l'avez aimé vous êtes bête". C'était un ajout qui ne s'adressait qu'à moi-même, donc je le garde dans ma version personnelle, mais je pense qu'en public le poème est moins pénible à aborder ainsi.
Quant à Lao-Tseu, je ne connaissais pas la citation, mais j'approuve. Encore qu'il est très fort s'il arrive à connaître les autres. J'ai déjà répondu plus haut à Nieustanny sur ce point.
Merci de votre passage !
José · le samedi 18 juin 2011 à 13:27
alpha · le samedi 18 juin 2011 à 13:39
Message reçu 5/5
En lisant ta réponse, j'ai vu que l'on pensait pareil sur mon commentaire.
Excellente journée PROF..............
Bise à toi
AFF
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http://www.mespoemes.net/alpha
domidom · le samedi 18 juin 2011 à 14:26
Se connaître soi même!!!
Descendre et fouiller jusqu'au plus profond de nos entrailles, afin de savoir qui nous sommes vraiment, savoir qui nous fait vibrer, savoir si nous nous aimons, si nous trouvons du plaisir à nous entendre, savoir si notre rayonnement nous suffit à être bien dans notre peau, que de réflexions!!!..
Détailler en notre cerveau souvent chaotique, chacune des parcelles qui nous habitent....
Un immense travail de recherche, qui n'apportera pas de réponse ou tout du moins, pas la réponse escomptée...
Je trouve prétentieux de pouvoir dire, (Moi je sais qui je suis, et je me connais parfaitement), prétentieux et ridicule, l'esprit est tortueux et l'homme sera toujours insatisfait de sa recherche, il cherchera toujours à approfondir, en vain, car en fait, il acceptera d'être que ce qu'il à envie d'être....
Ce poème est très intéressant, il nous permet une fois de plus, de descendre au fond de soi, de faire un long et profond questionnement...
A bientôt mon ami...
Domie...
Loïc · le samedi 18 juin 2011 à 17:03
Mais il y a des travaux profonds que l'autre ne pourra jamais nous aider à faire, et qu'on ne peut vraiment effectuer que dans le détachement de tout ce qui est comportement sociétal. A un certain moment, comme je le disais plus haut, l'important n'est plus de trouver les points communs avec l'autre, mais ce qui nous rend différent de lui ; les choses qu'il ne pourra jamais nous apprendre parce qu'il est différent.
AFF : A peine commencé, je sens déjà que ce "Prof" ne va pas m'enchanter plus que "Maître"... Loïc, c'est bien. J'aime bien Loïc.
Domi : Je ne sais pas pour les sujets, je n'ai regardé que ceux de mes Terminales S et ça n'en faisait pas partie. Chacune de tes réflexions est un débat en soi, mais pour répondre globalement, il faut se les poser en essayant d'oublier ce qu'on VEUT se dire qu'on est, pour trouver ce qu'on est réellement.
Et dire "Je sais qui je suis" est en effet rapide et prétentieux. Et dangereux, comme on en a déjà parlé. Sinon, je ne dirais pas que l'apprentissage de soi est "vain" : c'est juste qu'il paraît infini, et souvent superflu (bien que ce ne soit jamais le cas, toute interrogation valant toujours mieux que pas d'interrogations du tout).
Amitiés à tous !
Amercenaire · le samedi 18 juin 2011 à 22:00
Ce que tu as dit en tout cas est une vérité inaliénable: le bonheur, la connaissance de soi, l' amour ou tout autre idéal ne sont pas les vraies oeuvres. Ce qui est beau, c' est la recherche, le travail de réflexion pour accéder a ces idéaux.
Continuer a chercher, et si la réponse n' existe pas, trouver LA phrase pour le dire!
Amitiés.
Agrippa (Thierry Demercastel) · le dimanche 19 juin 2011 à 12:15
C'est toujours un plaisir de te lire.Amitiés Thierry
http://www.mespoemes.net/cauria
Loïc · le dimanche 19 juin 2011 à 15:19
Pour le reste, on s'est compris.
Thierry : "les vers *presque* classiques". Merci de ta chaude appréciation, elle me touche.
Amitiés à vous deux !
Altlivia (Sébastien) · le lundi 20 juin 2011 à 20:37
Loïc · le mardi 21 juin 2011 à 00:04
Le souci ici, c'est sans doute le côté un peu hybride du poème. Ça commence joli, ça finit joli, et au milieu c'est méchant.
Merci de ton passage !
Sébastien · le mardi 21 juin 2011 à 00:13
salus · le dimanche 23 juin 2013 à 15:37
...le dernier quatrain est une petite merveille !
j'en reste coi...
Salut loïc, comme d'hab', je me suis paumé !
Je pensait t'avoir léssé un com à BALLE PERDUE,
et je le retrouve pas...
Je te demandais si, par ton entremise, on pouvait contacter
L'Amercenaire ?
Bien à toi
Salus
P.S "LE PIÈGE" Je note !
salus · le dimanche 23 juin 2013 à 23:21
Ho, la la !
Ça s’arrange pas mon orthographe !
Je suis pathologiquement distrait à
ce sujet !
mille aixkuzes !
Salus
Loïc · le lundi 24 juin 2013 à 12:54
Non, ta demande pour Amercenaire, c'était sur un de tes poèmes à toi. Je vais lui écrire et voir ce qui peut être fait.
Ton orthographe : "lessé", ce n'est pas grave, par contre tu as oublié la majuscule à mon prénom, et ça, ça, c'est impardonnable.
Amitiés Salus
salus · le lundi 24 juin 2013 à 18:40
J'apprécie ton humour !
Pour le reste, merci !
Amitié,
Tofe
bluegirl · le mardi 6 août 2013 à 13:59
J'en ai oublié de respirer durant la lecture de ton poème tant il est captivant !... je m'y retrouve pour mieux m'y égarer, reprendre ma lecture...
J'aime particulièrement à partir du quatrième quatrain...le piège de l'autre, celui que l'on autorise à nous enfermer dans des clichés...tu sembles avoir côtoyé l'intense perfection de la pensée !
J'ai du mal à cerner l'illustration, il semble que ce soit un spectateur dans une salle sombre?...l'univers?
Et ces boules blanches éparpillées, ou remplissant la corbeille seraient des papiers froissés?
Mais où es tu allé cherché ça, hum?
Je passais en quête d'inspiration, mais je me dis que ce que j'écris est fort terre à terre à coté !
Enfin, contente d'avoir découvert ce petit chef-d'oeuvre, j'y reviendrai surement.
Bises, à plus ; )
http://www.mespoemes.net/bluegirl
Loïc · le mercredi 7 août 2013 à 02:25
Quant à la philo globale du poème, elle est centrée sur la difficulté de se connaître soi-même, avec des barrières telles que l'impuissance des mots à rendre nos vérités, ou encore les clichés de la société qui sont tellement présents qu'ils ralentissent la reconnaissance de notre infinie diversité. Attends, c'est beau ça, je le note... OK, c'est bon.
Bises !
bluegirl · le mercredi 7 août 2013 à 02:35
Je viens relire ton poème, et cette fois pour lire les coms.. j'ai surtout aprécié votre échange avec José, que j'ai trouvé apaisant, ce qui est bienvenue.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
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