Eléments Pt.4 : Une Luciole Encore

ELEMENTS Pt. 4 :
UNE LUCIOLE ENCORE
Le verre attend, fragile, ainsi qu’une muraille
Tremblante mais dressée contre un dernier assaut,
Voire un de plus encore. Et quand le vent assaille
La fenêtre embuée, la flamme au bref sursaut
D’une chandelle veille, agitant la pénombre ;
La dentelle du givre enserre un cercle clair
Sur la vitre, ébauché comme d’un compas sombre,
Qui laisse entrer la nuit mais repousse l’hiver.
Une vieille conteuse, assise à son bureau,
Regarde, flamme aux yeux, couler la sentinelle
Dont la couronne danse en léchant le carreau
Et semble murmurer : « Dehors, quelqu’un t’appelle. »
Mais nulle voix ne perce un monde silencieux.
Sur le bois fatigué de la table des rêves,
Paresse l’encrier qui sut bleuir les cieux
Comme les rendre noirs, au long de vives sèves ;
Une allumette gît dans ses restes brûlés
Près d’une lampe à huile à la carcasse vide…
« Tu m’éclaires ici comme aux temps reculés
Où ma flamme était jeune et ma plume limpide »,
Dit la conteuse au feu. « Rappelle-toi ces songes !
Ces fêtes délurées aux lampions flamboyants
Où valse l’ouragan ! Ces fagots que tu ronges
Pour peindre tes soleils sur mes champs verdoyants !
J’ai rêvé que j’étais, par les tristes déserts
La fille qui s’élance au sommet des fontaines,
Et retombe en semant les noyaux entrouverts
De coups d’éclat futurs au sable des arènes ;
Sous l’alchimie du temps et de son athanor,
Ont fondu les sels vifs en une autre cocagne :
J’ai rêvé que, vêtue d’un espoir simple et fort
J’attendais sur un seuil l’homme de la montagne ;
Et j’ai rêvé enfin d’un fils de la tempête
Qui brûlait tant de voir, un soir de pluie, comment
L’eau combat le rocher, qu’il glissa d’une crête
Et que c’est l’air qui fut son dernier élément…
***
Ai-je vraiment rêvé ? Les souvenirs se mêlent
A la plume et ses dieux ébouriffés de vent ;
Ai-je vraiment écrit ? Les convictions se fêlent ;
L’âge érode sans fin ce qui semblait vivant.
Mais si le feu tient bon, entre tous -- quatre avant --,
Je sais au bout du temps que si la terre gèle,
Si flocons et blizzard se veulent mon couvent,
Et semblent murmurer : « Dehors, quelqu’un t’appelle »,
Il me reste la porte ouverte ce matin,
Quand je tissais, patiente, un premier fil d’aurore,
Et qu’au cœur du brasier, le linceul de satin
Saura rendre à la nuit une luciole encore. »
***
Quelque part dans un bois, une chaleur s’éveille :
Le gel pleure aux carreaux comme fondent les âmes,
Et l’espace d’un soir, la forêt s’émerveille
D’être l’ultime écrin d’une maison en flammes.
Dim 21 - Mar 23 Août 2011
UNE LUCIOLE ENCORE
Le verre attend, fragile, ainsi qu’une muraille
Tremblante mais dressée contre un dernier assaut,
Voire un de plus encore. Et quand le vent assaille
La fenêtre embuée, la flamme au bref sursaut
D’une chandelle veille, agitant la pénombre ;
La dentelle du givre enserre un cercle clair
Sur la vitre, ébauché comme d’un compas sombre,
Qui laisse entrer la nuit mais repousse l’hiver.
Une vieille conteuse, assise à son bureau,
Regarde, flamme aux yeux, couler la sentinelle
Dont la couronne danse en léchant le carreau
Et semble murmurer : « Dehors, quelqu’un t’appelle. »
Mais nulle voix ne perce un monde silencieux.
Sur le bois fatigué de la table des rêves,
Paresse l’encrier qui sut bleuir les cieux
Comme les rendre noirs, au long de vives sèves ;
Une allumette gît dans ses restes brûlés
Près d’une lampe à huile à la carcasse vide…
« Tu m’éclaires ici comme aux temps reculés
Où ma flamme était jeune et ma plume limpide »,
Dit la conteuse au feu. « Rappelle-toi ces songes !
Ces fêtes délurées aux lampions flamboyants
Où valse l’ouragan ! Ces fagots que tu ronges
Pour peindre tes soleils sur mes champs verdoyants !
J’ai rêvé que j’étais, par les tristes déserts
La fille qui s’élance au sommet des fontaines,
Et retombe en semant les noyaux entrouverts
De coups d’éclat futurs au sable des arènes ;
Sous l’alchimie du temps et de son athanor,
Ont fondu les sels vifs en une autre cocagne :
J’ai rêvé que, vêtue d’un espoir simple et fort
J’attendais sur un seuil l’homme de la montagne ;
Et j’ai rêvé enfin d’un fils de la tempête
Qui brûlait tant de voir, un soir de pluie, comment
L’eau combat le rocher, qu’il glissa d’une crête
Et que c’est l’air qui fut son dernier élément…
***
Ai-je vraiment rêvé ? Les souvenirs se mêlent
A la plume et ses dieux ébouriffés de vent ;
Ai-je vraiment écrit ? Les convictions se fêlent ;
L’âge érode sans fin ce qui semblait vivant.
Mais si le feu tient bon, entre tous -- quatre avant --,
Je sais au bout du temps que si la terre gèle,
Si flocons et blizzard se veulent mon couvent,
Et semblent murmurer : « Dehors, quelqu’un t’appelle »,
Il me reste la porte ouverte ce matin,
Quand je tissais, patiente, un premier fil d’aurore,
Et qu’au cœur du brasier, le linceul de satin
Saura rendre à la nuit une luciole encore. »
***
Quelque part dans un bois, une chaleur s’éveille :
Le gel pleure aux carreaux comme fondent les âmes,
Et l’espace d’un soir, la forêt s’émerveille
D’être l’ultime écrin d’une maison en flammes.
Dim 21 - Mar 23 Août 2011
24 commentaires
poesie101 · le mardi 23 août 2011 à 19:43
Amitiés,
Maxime
Loïc · le mardi 23 août 2011 à 19:49
Oui, plus simple que le précédent, et même plus simple que la trilogie qu'il relie. C'était une obligation, ou tout l'ensemble se perdait.
A plus tard !
domidom · le mercredi 24 août 2011 à 13:49
Un peu de regret de ne pouvoir exprimer par les mots mon propre ressenti, car certains m'échappent...
Pour moi, le 5em quatrain est une merveille...
J'imagine cette allumette sans vie, près d'une lampe sans flamme, une lampe qui n'éclaire plus rien, image du passé, des regrets sur une époque à jamais disparue...
J'aime aussi ce quatrain, cette conteuse qui raconte et revit ses souvenirs, ses rêves où flamboient encore un espoir fragile au travers d'un rayon de Soleil..
Une image qui nous montre qu'avec le temps qui passe tout disparaît, et que même l'espérance s'amenuise...
Et le rêve continue, on imagine une luciole qui par sa brillance peut rallumer un brasier que l'on pensait à jamais éteint, une image de la vie qui nous prouve, que le vouloir peut donner la force de tout combattre et conquérir, et c'est le cas ici, car au milieu de cette déferlante d'élément, le feu s'est rendu maître de tout, ce feu qui peut tout détruire, mais aussi faire renaître de ces cendres des utopies que l'on croyait à jamais dissoutes...
Des lucioles, qui au sens figuré reflète l'image d'un brasier enflammant la nuit...
Pour moi, ce poème est la conclusion d'une longue période poétique, mais c'est aussi une profonde émotion pas évidente à décrypter, le feu impose sa force et devient le maître incontesté...
Lire et relire cet écrit est sans doute la seule façon de plonger au coeur des émotions profondes qu'il dégage, je l'ai lu et je le relierai, car c'est du grand art qui mérite que chaque vers, chaque rime soient approfondis...
Merci pour cet agréable moment de lecture...
Mes amitiés Domie...
domidom · le mercredi 24 août 2011 à 13:52
A bientôt....
Loïc · le mercredi 24 août 2011 à 15:06
Oui, c'est la fin de la quadrilogie "Eléments", et ça va me faire des vacances ! J'ai passé plus de 50 heures dessus. Je vais pouvoir me remettre à des poèmes à la longueur plus raisonnable !
Sincères amitiés Domie !
Agrippa (Thierry Demercastel) · le mercredi 24 août 2011 à 18:16
Loïc · le mercredi 24 août 2011 à 21:56
imparfaitlibre · le mercredi 24 août 2011 à 22:23
L'eau nécessaire au corps, la pierre pour le consolidé, le vent, l'air qui entre et sort de ses poumons et enfin le feu, cette flamme qui ne meurt jamais et anime un esprit même quand la vie n'est plus ou semble ne plus être.
L'esprit raconte les rêves et le vécu de chacun et chuchote doucement alors que le froid commence à envahir l'enveloppe qui le retient.
Cette petite flamme qui illunime une dernière fois un crâne, le cachot dans lequel elle a été condamnée et qui voit le noir de l'hiver frapper à sa porte ainsi que la buée assombrir lentement la clarté de l'oeil par lequel la lumière n'entre déjà plus.
L'esprit reste le seul à entendre les voix autour d'une carcasse vide de tout, ces voix qui l'appellent afin qu'il sorte et vive au-delà de sa prison.
La légende en partie un, celle d'un esprit qui erre toujours et qui peut devenir un mirage aux yeux des vivants.
La montagne et deux, qui nous montre que la hauteur n'est pas nécessaire à l'élévation d'un esprit.
Le vent de la colère ou de la sagesse en trois, ce vent qui guide notre esprit,
et la finale en quatre qui nous montre que tout finalement vient de cette petite lueur qui anime l'être et qui sait dès le début ce qu'il adviendra d'elle.
On ne peut enfermer un esprit, on ne peut le détruire ni même le tuer car il est la lumière, celle de la pensée et même dans la nuit il brillera encore.
Le dernier quatrain me dessine l'image d'un cercueil qui commence par brûler de l'intérieur sous la chaleur et la flamme d'un esprit qui s'éveille.
Les quatre éléments de la vie que chacun interprète selon son propre esprit.
Amitié sincère Loïc.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Amercenaire · le mercredi 24 août 2011 à 23:16
J' ai tenté de le saisir a ma façon
Une vieille âme prise depuis longtemps dans les merveilles de la contemplation et du rêve poétique, retrouve dans une chandelle qui combat le froid son ancienne foi, son ancienne ardeur, et du même coup refait face a ses vieilles interrogations, ses vieux doutes, revoyant les images d' un passé plus imaginé que réel, a travers ces personnages de " fils des tempêtes" et " fille des fontaines", personnages exhaltés et pleins d' ardeur ne parvenant jamais a la plénitude de "l' homme de la montagne" attendu.
Dans la deuxième partie, les doutes et les incertitudes face a la " flamme du passé" se renforcent, et en même temps subsiste " la porte ouverte", " la luciole", l' idéal qu' il reste a trouver, par delà le froid, ce froid que la flamme combattait au début.
Et enfin, conclusion magistrale, la conteuse choisit la luciole, repoussant tout ce qui la hante, s' abandonne entière au feu, et s' immole dans la beauté, dans une sépulture créée, allumée par elle même, qui brave, encore et toujours, cet immense froid.
Voilà ce que j' ai compris ou cru comprendre dans ce texte vaste, et plus que tout beau. Je suis plus qu' admiratif quand je lis une telle poésie, ce sont celles là qui me font avoir honte de mes chansonnettes actuelles, et me donnent envie d' écrire, et de voir plus loin.
Merci donc, Loic, Vrai Poète s' il en est.
Loïc · le jeudi 25 août 2011 à 00:44
Donc dans les 4 poèmes, c'est à peu près ce qu'on retrouve. Avec des doubles emplois d'un élément, ou des transmutations ; j'ai l'impression que l'usage que j'en fais n'est pas toujours très clair, même pour moi, mais il est sincère, il vient de quelque chose de vrai, c'est certain. Peut-être que ces éléments dont le sens qu'on leur attribue fluctue sont simplement la preuve que nos émotions sont aussi changeantes, et que d'un instant à l'autre le monde change de sens à nos yeux. Je ne sais pas trop. C'est ta faute : c'est toi qui m'embarques là-dedans. Tu me feras 21 quatrains pour demain sur le thème "Peut-on être si l'on ignore que l'on est". Voilà, c'est tout ce que tu as gagné.
Quant à "l'esprit de lumière" dont tu parles à la fin : c'est ce que je pense profondément ; l'esprit peut tout faire, et sa plus grande puissance est l'incroyable capacité de changer de vision du monde (un peu comme je disais plus haut déjà) ; le plus souvent, ça se fait naturellement, avec le temps, mais on peut également gagner du temps en accélérant volontairement les métamorphoses. Dans ce poème, il est question de la fin de quelque chose, dans une lecture possible comme dans l'autre. Mais les deux s'excluent. J'ai ma préférée de loin (celle que vous avez tous vue) ; je garde l'autre comme animal de compagnie pour jouer avec.
AMERCENAIRE : Pour ce qui est du passé "plus imaginé que réel", c'est toi qui vois : les 3 épisodes sont romancés dans les 3 précédents poèmes, et résumés dans ce 4e par la conteuse d'une façon assez différente de ce qu'on en retiendrait logiquement a priori (et honnêtement, je n'avais pas prévu que j'en ferais ce que j'en fais ici). Diverses interprétations sont possibles, mais la version de la conteuse a son importance si on veut voir le tout comme un ensemble cohérent.
"La porte ouverte ce matin"... la vie, ou l'obligation qui l'accompagne de poursuivre la route jusqu'à la mort. C'est comme on veut...
Si tu repasses, j'aimerais quelques mots d'explications sur "et s' immole dans la beauté, dans une sépulture créée, allumée par elle même". Tu sembles très proche d'un élément capital de l'histoire, mais je n'en suis pas sûr ?
Pour finir, tu n'as absolument aucune raison d'avoir honte de tes "chansonnettes"; le temps qu'il m'a fallu pour admettre à moi-même que tu puisses réellement avoir 15 ans vu ce que tu écris, est sans aucun doute une manifestation de jalousie de ma part... Si j'avais eu ton talent à 15 ans, où est-ce que j'en serais maintenant ? Enfin je te dis ça en toute franchise, mais comme je te l'ai déjà dit un jour je crois, il ne faut pas que ça fasse trop gonfler tes chevilles. Ton plus beau compliment est ici : "ça me donne envie de voir plus loin" (ça signifie que ce poème sert à quelque chose). Tant mieux alors ! C'est quand tu arrêteras d'essayer de progresser que tu n'avanceras plus... Euh... logique non ?
Amitiés à vous deux !
foliedouce · le jeudi 25 août 2011 à 11:42
Goug · le jeudi 25 août 2011 à 12:43
PS: Sans exageration, si La Fontaine était encore de ce monde il aurait certainement vu en toi un alter égo.
http://www.mespoemes.net/myworld
Loïc · le jeudi 25 août 2011 à 21:23
Goug : Optimiste ? C'est une des deux façons de lire ce poème. Il y en a une autre un peu moins joyeuse.
Pour ce qui est de La Fontaine... je poserai franchement la question par le biais d'une voyante (afin que rien ne soit truqué) et je vous communiquerai à tous sa réponse positive.
Merci à toutes deux de votre passage ! Amitiés.
Amercenaire · le vendredi 26 août 2011 à 11:55
Ce que je pensais, c' est que l' anéantissement était un choix de la conteuse, qui veut braver autan qu' elle en est encore capable ce qui la tourmente, suivre la luciole, aller au bout, quel qu' en soit le prix...
Voilà, j' espère ne m' être pas ( trop) planté en décryptant ce dernier quatrain.
Encore bravo pour ce poème.
poesie101 · le vendredi 26 août 2011 à 19:17
Excellent poème et toujours sans bavures,
Maxime
Loïc · le vendredi 26 août 2011 à 20:06
Maxime : Merci de ton compliment ; cependant, les coms ci-dessus ne résument en fait qu'une partie de ma pensée à moi.
Pour ceux qui s'intéressent, et qui auraient leur mot à dire sur des éventuels défauts de présentation du double sens, j'explique les deux lectures.
Lecture 1 : Celle que tout le monde a vue ; c'est la plus complexe dans l'interprétation, mais elle est omniprésente, ce qui facilite sa détection : la conteuse revit ses écrits et songe à mettre un point final à son oeuvre, mais la vie et l'inspiration l'appellent encore et elle trouve une nouvelle flamme (donc "la maison en flammes" à la fin semble avoir été compris par tout le monde comme une allégorie de son esprit explosant de vie).
Lecture 2 : la pas drôle, la plus terre-à-terre, mais avec moins d'éléments pour la détecter que la première. C'est celle qui lie les 4 poèmes avec plus de réalisme, mais qui diminue sans doute leur poésie.
Dans cette version, il faut comprendre que la conteuse a parlé de sa vie réelle dans les 3 poèmes précédents, même si elle l'a romancée. Dans le 1, sa jeunesse, dans laquelle elle voulait changer le monde ou mourir. Elle recentre le 2e conte sur elle dans le poème ci-dessus ; ce n'est plus le casse-pierres casse-pieds (il m'énerve aussi) qui est important ; c'est sa présence à elle à la fin, paysanne sur le pas d'une porte (je disais que son mari travaillait la terre) qui n'a pas changé le monde finalement mais qui, passée sa jeunesse, voulait simplement fonder un foyer solide ; objectif atteint à la fin du 2. Pour ce qui est du 3, elle donne à son conte de l'enfant porté par le vent et l'eau une explication très directe : l'enfant (qu'elle a eu avec son mari) s'est trop approché du bord d'une falaise et est tombé.
Maintenant elle est vieille, le poème 4 ne contient aucune mention actuelle de son mari, donc qu'il soit parti ou mort, elle est seule. Fatiguée de la vie, elle met le feu à sa maison et périt dans les flammes. "La porte ouverte ce matin" est dans une version la vie, dans celle-ci c'est la mort inévitable, dont on écope à la naissance.
Comment met-elle le feu ? En vidant sa lampe à huile au sol et en mettant le feu à l'huile avec une allumette (et le "feu" auquel elle s'adresse juste après la mention des deux objets n'est pas celui de la chandelle, mais de l'incendie qui commence à prendre.)
Voilà le fin mot de la 2e version. Je préfère la première, mais une fin radicale et dramatique à cette série de contes me tentait aussi.
Merci à tous ceux qui se sont donnés une immense peine à déchiffrer mes bêtises, et je m'excuse pour mon esprit décousu, mais c'est toujours le seul que j'ai, après l'échec d'une commande aux 3 Suisses.
Amitiés à tous !
addycti0npoemes · le samedi 27 août 2011 à 23:42
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http://www.mespoemes.net/addycti0npoemes
imparfaitlibre · le dimanche 28 août 2011 à 00:11
Pour la punition, je peux payer à crédit et écrire un quatrain tous les 21 ans!!!!
Mais tu sais que je suis capable de le faire parce que ton "Peut-on être si l'on ignore que l'on est" résume ma pensée alors juste histoire de la torturer un peu!!!
Pour en revenir à l'explication de tes poémes et surtout au quatrième, finalement je n'avais pas tort quand je parlais de la mort car la pauvre c'est comme ça qu'elle finit sauf qu'effectivement pour moi, c'était l'esprit qui parlait et non la conteuse.
Ce qui m'a émormément plu et peut-être un peu troublé c'est une petite phrase dans ce poéme qui revient deux fois "dehors, quelqu'un t'appelle".... C'est fort et très beau et c'est pour ça que j'ai pensé au tunnel de la mort quand tu penses que tu pars doucement vers un autre Univers et que tu entends dans un demi-coma une voix qui te donne l'ordre de revenir...
"Revenez... Donnez-moi votre nom... Vous savez où vous êtes? etc etc etc"....
Oui, c'est du vécu et c'est certainement ça qui a motivé mon commentaire.
Il n'y a pas a avoir de préférence pour l'une ou l'autre version de ta série parce que le principal réside dans la possibilité à chacun d'y comprendre une histoire qui le touche de près ou de loin.
Merci de nous donner ta version et de nous laisser rêver dans la notre.
amitié sincère Loïc.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
imparfaitlibre · le dimanche 28 août 2011 à 00:13
Pour SFR, évite simplement de leur commander internet parce que la, tu grilles un fusible!!! rire---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Loïc · le dimanche 28 août 2011 à 14:56
Imparfait : Non non non, je te donne au maximum un crédit d'un quatrain tous les JOURS pendant 21 jours, n'essaie pas de m'embrouiller.
Pour "Dehors, quelqu'un t'appelle", ça m'est venu avec un naturel troublant, mais ne t'en fais pas, je ne vais pas mettre le feu à mon salon (rouge) tout de suite.
Quant à ton expérience, elle est infiniment plus positive, puisqu'il est question de revenir et non de partir. Et je suis bien content que tu l'aies fait.
Et en effet, on peut choisir sa façon de comprendre le poème ; c'est peut-être ça, le poème interactif ?
PS : Pour SFR, je te laisse gérer seule tes frustrations, sans entrer dans le débat. Personnellement, je n'ai rien contre ces idiots à qui on peut téléphoner 10 fois pour un changement d'adresse sans qu'il soit effectué. Non, je laisse les râleries aux autres.
Amitiés à toutes deux !
amercenaire · le samedi 3 septembre 2011 à 22:51
Ps j' ai lu les coms que tu as laissé sur mon site et je te remercie d' y être passé, étant en vacances je n' ai pas pu y répondre directement.
Amitiés
Loïc · le dimanche 4 septembre 2011 à 14:16
De toutes façons, en règle générale, les ressentis de chacun sont appréciés même quand ils diffèrent du mien (enfin... quand c'est vraiment à cent mille lieues du but, je le signale quand même), parce que vu que j'écris dans une forme stricte mais basée sur des sentiments rarement maîtrisés, je ne peux pas dire que l'interprète a tort. Au contraire, il me guide parfois.
Amitiés
titurial · le samedi 17 septembre 2011 à 22:21
encore merci pour vos com . la vie est une formation éternelle .
amicalement
del
http://www.youtube.com/watch?v=JrWpAJ_GjeA&feature=youtu.be
http://www.mespoemes.net/titurial
Loïc · le dimanche 18 septembre 2011 à 14:48
J'ai écouté Arno Babadjanyan ; merci pour le partage, c'était très beau.
Amitiés Christophe
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