Le Fracas De La Rue

Ça rappellera (peut-être) des souvenirs à une ou deux personnes... Ce poème
de 2003 est l'original d' "Un Instant De Silence" posté après lourdes retouches en 2010 sur Cellox. Cet original a trois quatrains de plus (4,5,6), est formulé très différemment (sauf la fin)... et contient d'innombrables erreurs de débutant, même pour du néo-classique...
LE FRACAS DE LA RUE
Le fracas de la rue s’accroche à nos volets ;
J’écrase le réveil à deux secondes près.
Le portable est coupé depuis vendredi soir :
Il sonne trop souvent… surtout dans le noir.
Les habitants des lits s’éveillent à l’aurore
Que chantent les livreurs de leur voix de ténor ;
Seule une tête brune ne s’alarme de rien,
Noyée dans l’oreiller frère siamois du mien.
Ses cheveux en bataille, pourquoi pas, c’est la guerre,
Protègent deux oreilles contre leurs adversaires.
Quelques accords de chambre se croisent dans sa tête ;
J’espère que c’est moi qui manie la baguette…
Le couple d’à côté nous refait Pearl Harbour ;
En Mai, à la même heure, ils célébraient l’amour…
Ils déchirent un couple, déchirent une union,
Déchirent mes tympans par la même occasion.
Ca y est, c’est gagné, ils ont tiré du page
Le taré du dessous, le pro du bricolage :
Je l’entends en direct dévisser son gamin
Qui mate ses cartoons à sept heures du matin.
Les escaliers explosent, secouant les étages :
Le cadre du sixième joue sa vie dans la cage ;
Le chat de la concierge braille sur le palier :
Lui aussi joue sa vie, un jour il va miauler !
Un cil a tressailli, furtif mais je l’ai vu :
Elle m’épiait aussi… depuis le début ;
J’aurais dû m’en douter, elle triche à tous les jeux ;
Je souffle sur sa joue pour qu’elle ouvre les yeux.
Elle approche et s’enfuit, se cache et se dévoile,
Je pars et je reviens au gré de mon étoile ;
La musique a cessé, remplacée par la danse,
Une esquive, un sourire, de mon éclat de chance.
Exit les bousculades, les cris et les vacarmes,
Adieu les mots-anguilles et les promesses-charmes :
Place au dieu de l’instant qui avoue sans mentir,
Au feu des doigts qui peint et dilue les empires.
Un bouton de soleil tremble dans ses cheveux,
Et moi, moi je regarde -- et je voyage un peu ;
Franchir le mur du son n’est plus une science ;
Il ne nous faut rien d’autre qu’un instant de silence.
26 Octobre - 28 Novembre 2003
de 2003 est l'original d' "Un Instant De Silence" posté après lourdes retouches en 2010 sur Cellox. Cet original a trois quatrains de plus (4,5,6), est formulé très différemment (sauf la fin)... et contient d'innombrables erreurs de débutant, même pour du néo-classique...
LE FRACAS DE LA RUE
Le fracas de la rue s’accroche à nos volets ;
J’écrase le réveil à deux secondes près.
Le portable est coupé depuis vendredi soir :
Il sonne trop souvent… surtout dans le noir.
Les habitants des lits s’éveillent à l’aurore
Que chantent les livreurs de leur voix de ténor ;
Seule une tête brune ne s’alarme de rien,
Noyée dans l’oreiller frère siamois du mien.
Ses cheveux en bataille, pourquoi pas, c’est la guerre,
Protègent deux oreilles contre leurs adversaires.
Quelques accords de chambre se croisent dans sa tête ;
J’espère que c’est moi qui manie la baguette…
Le couple d’à côté nous refait Pearl Harbour ;
En Mai, à la même heure, ils célébraient l’amour…
Ils déchirent un couple, déchirent une union,
Déchirent mes tympans par la même occasion.
Ca y est, c’est gagné, ils ont tiré du page
Le taré du dessous, le pro du bricolage :
Je l’entends en direct dévisser son gamin
Qui mate ses cartoons à sept heures du matin.
Les escaliers explosent, secouant les étages :
Le cadre du sixième joue sa vie dans la cage ;
Le chat de la concierge braille sur le palier :
Lui aussi joue sa vie, un jour il va miauler !
Un cil a tressailli, furtif mais je l’ai vu :
Elle m’épiait aussi… depuis le début ;
J’aurais dû m’en douter, elle triche à tous les jeux ;
Je souffle sur sa joue pour qu’elle ouvre les yeux.
Elle approche et s’enfuit, se cache et se dévoile,
Je pars et je reviens au gré de mon étoile ;
La musique a cessé, remplacée par la danse,
Une esquive, un sourire, de mon éclat de chance.
Exit les bousculades, les cris et les vacarmes,
Adieu les mots-anguilles et les promesses-charmes :
Place au dieu de l’instant qui avoue sans mentir,
Au feu des doigts qui peint et dilue les empires.
Un bouton de soleil tremble dans ses cheveux,
Et moi, moi je regarde -- et je voyage un peu ;
Franchir le mur du son n’est plus une science ;
Il ne nous faut rien d’autre qu’un instant de silence.
26 Octobre - 28 Novembre 2003
15 commentaires
bluegirl · le vendredi 4 novembre 2011 à 17:41
Que j ai lu ya peu et je n en n ai casiment pas retrouve l atmosphere intime, invitant au reve.
Celui me semble relater le quotidien fatiguant qui ne laisse presque pas place a l apaisement tellement on s en impreigne...peut etre que je
compare trop.
Je crois que j ai surtout besoin d evasion...et pour ca la photo est superbe. Je l ai de suite reconnu.
Merci pour le partage.
Amicalement toi.
Loïc · le vendredi 4 novembre 2011 à 20:37
Et le côté "détails du quotidien" vient du fait que j'ai été pendant une période très influencé par la nouvelle chanson française (Bénabar, Aldebert, Les Ogres de Barback) qui s'attachent justement à décrire d'un oeil attendri les petits travers de la vie de tous les jours, sur un ton très "France d'en bas". Mais c'est un style qui va mieux aux chansons qu'aux poèmes !
Amitiés Lola.
plumeflore · le vendredi 4 novembre 2011 à 21:28
moi aussi j'aime bien ont dirait un cours métrage, un plan à chaque étage la caméra tourne c'est arté sur mespoemes, pas mal!!!
bonne soirée!
amitiés!
Amercenaire · le vendredi 4 novembre 2011 à 23:38
Mais meme dans ce poème "débutant" que de souffle et d'embiance! J'ai beaucoup aimé, surtout le fait qu'interviennent des éléments tres concrets de la vie quotidienne ( immeuble, voisins, etc ) ils sont moins presents dans tes poemes actuels, et les voir vivre un instant sous ta plume est formidable!
Merci pour ce bon moment de lecture
( et au passage aussi pour le tres bon moment de musique avec "misplaced childhood")
Amities
larose · le samedi 5 novembre 2011 à 00:49
mais bon franchement je préfère vivre dans une maison comme cela pas de soucis avec les voisin d'en haut ou d'en bas, vive la liberté!
bonne soirée cher poétesse!
amitié!
Loïc · le samedi 5 novembre 2011 à 11:48
Amercenaire : Ici, on va parler d'évolution ratée !! quand tu vois que j'avais écrit "L'Ombre des Jours Perdus" un an plus tôt... Après "Le Fracas" et un autre complètement ridicule que je ne posterai jamais, j'ai abandonné cette façon d'écrire. En tous cas tu es bon public, parce que dire que c'est formidable... Enfin, j'ai fait une petite rechute avec "J'Accuse" ; si les poèmes sans lyrisme t'intéressent, tu peux le lire sur Cellox2.
Quant à Marillion, "Misplaced Childhood" est un chef-d'oeuvre, mais ce qui m'a lancé dans la poésie en 2002 est en fait le sublime tryptique (chansons fusionnées) qui démarre l'album "Clutching At Straws", leur dernier avec Fish. Le reste de l'album est inégal, mais ce début !...
Larose : "Bonne soirée chère poétesse" ?... C'est votre dernier mot ?... Je vérifie la réponse sur la carte... eh non, il s'agissait bien de "cher poète" ! Ah quel dommage, vous aviez pourtant une chance sur deux... Mais vous repartez quand même avec de nombreux lots.
Oui, comme je disais à Plumeflore, moi aussi je tiens à vivre dans une ambiance calme, au lieu de me prendre la tête avec les voisins dans un immeuble en carton.
Merci de votre passage, amitiés à tous trois !
domidom · le samedi 5 novembre 2011 à 21:43
Heureusement que ce n'est pas la vie de chacun au quotidien, moi, j'en connais une, qui étranglerait bien ses voisins si c'était chose permise et pourtant, elle n'est pas en HLM...
Attention, la vie en HLM Dieu merci, n'est pas toujours comme ça, ceci dit, ton poème est très bien imagé et surtout bien écrit, cette ambiance peut être drôle, mais bon, c'est un point de vue....
J'ai la chance de vivre dans un dixième étage où on entend presque jamais un bruit, et pour moi qui adore le silence, c'est merveilleux.....
Un poème réaliste, car j'imagine que dans bien des cités, on vit de jour comme de nuit avec l'intimité des voisins, ça aussi ça peut quelquefois être très drôle.....
A bientôt Loïc....
Mes amitiés....Domie...
imparfaitlibre · le samedi 5 novembre 2011 à 22:17
Ce que j'aime dans celui-ci, c'est le naturel qu'il dégage sur l'ambiance d'un batiment où chacun vit sa vie sans respect pour son voisin, et je sais de quoi je parle, j'ai l'impression de vivre ce que je vis actuellement tout au long de tes lignes!!!! Merci Domie de penser à moi!!! rire
Je ne parlerai pas de la France d'en bas, mais tout simplement de l'égoïsme en général et ça, on le trouve à tous les niveaux et dans le monde entier...
J'aime beaucoup le côté humoristique du ton que tu donnes à ce poème et de temps en temps ça fait du bien de pouvoir se lacher un peu même si c'est en poèsie et tant pis si la forme n'est pas parfaite le plaisir reste dans l'écrit et dans le sourire qu'il nous offre.
Merci de nous faire partager tes écrits de "débutant" ça nous permet de voir l'évolution d'un poéte..
Amitié sincère Loïc.--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Loïc · le dimanche 6 novembre 2011 à 13:16
Mais une fois qu'on en est sorti, on en rigole !
Imparfait : Ouiii, je sais bien que t'es largement perfectionnée dans ta connaissance du raï au contact de tes voisins. Faudel endurance parfois ! (cet excellent jeu de mots est d'ores et déjà sous copyright. Ne t'avise pas de me le piquer.)
Mais comme je disais à Amercenaire, ce poème ne fait pas partie de mon évolution, c'est plutôt une bifurcation expérimentale, une branche cassée.
Amitiés à toutes deux, merci de votre passage !
José · le dimanche 6 novembre 2011 à 13:30
imparfaitlibre · le dimanche 6 novembre 2011 à 13:30
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Loïc · le dimanche 6 novembre 2011 à 13:55
Imparfait : Oui, j'espère que tu as bien compris ce que je voulais dire : On ne supporte ces désagréments Khaled d'une grande force mentale.
Amitiés !
imparfaitlibre · le dimanche 6 novembre 2011 à 21:04
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Loïc · le dimanche 6 novembre 2011 à 23:03
Question de droiture et d'éthique.
Mais je te laisserai des tickets de caisse comme preuve d'Aïcha.
imparfaitlibre · le dimanche 6 novembre 2011 à 23:10
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
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