Musique dans la nuit

Musique dans la nuit
Entre l'obscur et la lumière
dans le chant des cordes frottées,
la feuille tombe, un oiseau passe
et monte au ciel une musique.
Elle chante l'adieu des beaux jours,
et l'acide du temps qui ronge,
aspirant, tourbillon sur l'eau,
les souvenirs de ceux qu'on ne voit plus.
Alors les morts se lèvent aux près humides
ils passent, flous, à peine on les devine
dans la senteur du foin coupé,
flottant au gré de la musique.
Les vivants-morts et les morts qui revivent
dansent le ballet gris des faux-semblants
chantant le vin, le pain et les joies de la vie
comme une kermesse en plein vent.
Et parfois même une note plus vive,
un accord vibrant plus longtemps
semble faire éclater en miettes la coquille
étouffante du temps présent.
Demain matin quand à l'heure nouvelle
un soleil neuf viendra d'un coup de serpe
pourfendre d'or les horizons marins
d'autres destins, pour d'autres s'écriront.
Et les musiques de la veille
emportées par le vent marin
iront se dissoudre aux nuages
avec les lambeaux de la nuit.
Entre l'obscur et la lumière
dans le chant des cordes frottées,
la feuille tombe, un oiseau passe
et monte au ciel une musique.
Elle chante l'adieu des beaux jours,
et l'acide du temps qui ronge,
aspirant, tourbillon sur l'eau,
les souvenirs de ceux qu'on ne voit plus.
Alors les morts se lèvent aux près humides
ils passent, flous, à peine on les devine
dans la senteur du foin coupé,
flottant au gré de la musique.
Les vivants-morts et les morts qui revivent
dansent le ballet gris des faux-semblants
chantant le vin, le pain et les joies de la vie
comme une kermesse en plein vent.
Et parfois même une note plus vive,
un accord vibrant plus longtemps
semble faire éclater en miettes la coquille
étouffante du temps présent.
Demain matin quand à l'heure nouvelle
un soleil neuf viendra d'un coup de serpe
pourfendre d'or les horizons marins
d'autres destins, pour d'autres s'écriront.
Et les musiques de la veille
emportées par le vent marin
iront se dissoudre aux nuages
avec les lambeaux de la nuit.
9 commentaires
alto · le mardi 7 septembre 2010 à 14:31
à ton discours ferme convient...
Il me manque..."la régulière..."
L'écart au rythme...ne m'advient ...
mea culpa !!!Salut !
http://www.mespoemes.net/alto
José · le mardi 7 septembre 2010 à 14:55
Agrippa · le mardi 7 septembre 2010 à 16:14
Un qui restera dans mes favoris
Merci Dago. Thierry
http://www.mespoemes.net/cauria
imparfaitlibre · le mercredi 8 septembre 2010 à 11:33
la mort est aussi une douce musique avec le silence pour accompagnement. Magnifique poèsie.
amicalement
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
worrell02 · le mercredi 8 septembre 2010 à 13:18
Amities. Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
Loïc · le mercredi 8 septembre 2010 à 18:53
Amitiés
amapoesia · le jeudi 9 septembre 2010 à 11:13
quelle fluidité, quelle musicalité dans ces vers ! très agréable à lire à voix haute, sans accroc, superbe !
rosytta · le vendredi 10 septembre 2010 à 12:41
a bientot
bien amicalement
rosa
dagolaborel · le vendredi 10 septembre 2010 à 14:28
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
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