Sanglots à la Lune
Je marchais sous la Lune, et les étoiles blanches,
Eclairé par un ciel qui, plus tôt de pervenche,
Epandait à l’instant son obscure lumière,
Comme à toutes les nuits, sur notre terre Terre.
Eperdu et perdu, pâtissant de ma peine,
Je m’en allai sans but, bercé par le vent frais,
Qui, soulevant les plis de ma chemise vaine,
Mettait mon âme à nu, y révélant mes plaies.
Ne pouvant ignorer plus longtemps la douleur,
Qui déjà se fichait trop profond dans mon cœur,
J’implorai Séléné, par cette litanie ;
_ Je te salue toi reine, divine et splendide ;
Puisses-tu sublimer nos personnes avides,
De ta douce lueur.
Je viens me prosterner, et supplier ton aide ;
Sais voir l’homme éploré, qui à tes pieds sanglote,
Et ne peut supporter, sans la force et la foi,
Cette vie de combats.
Je ne puis plus souffrir les embûches éternelles,
Qui, emplissant ma vie, me vident de mon sang,
A chaque pas posé, me meurtrissant le cœur,
Volent mon temps, mes jours, mes nuits.
Emporte le chagrin, et ma mélancolie,
Efface mes douleurs, et sais taire mes cris,
Délivre-moi alors de mes peines ennemies,
Laisse vivre mes rêves, et mes songes meurtris.
Baignant dans la lumière, et baignant dans mes larmes,
Je compris à l’instant que la liée à mon âme,
Cette douleur tant vive, qui consumait mes chairs,
Resteraient à jamais, jusqu’à mon dernier souffle,
Et quand alors un voile enveloppa la Lune,
Dans un gris signifiant, dans cette aura mauvaise,
Je sus y voir ma flamme masquée par la peur,
Cachée par le fatal, tuée par le destin.
Delacroix Praetor © Copyright
07/09/12
Eclairé par un ciel qui, plus tôt de pervenche,
Epandait à l’instant son obscure lumière,
Comme à toutes les nuits, sur notre terre Terre.
Eperdu et perdu, pâtissant de ma peine,
Je m’en allai sans but, bercé par le vent frais,
Qui, soulevant les plis de ma chemise vaine,
Mettait mon âme à nu, y révélant mes plaies.
Ne pouvant ignorer plus longtemps la douleur,
Qui déjà se fichait trop profond dans mon cœur,
J’implorai Séléné, par cette litanie ;
_ Je te salue toi reine, divine et splendide ;
Puisses-tu sublimer nos personnes avides,
De ta douce lueur.
Je viens me prosterner, et supplier ton aide ;
Sais voir l’homme éploré, qui à tes pieds sanglote,
Et ne peut supporter, sans la force et la foi,
Cette vie de combats.
Je ne puis plus souffrir les embûches éternelles,
Qui, emplissant ma vie, me vident de mon sang,
A chaque pas posé, me meurtrissant le cœur,
Volent mon temps, mes jours, mes nuits.
Emporte le chagrin, et ma mélancolie,
Efface mes douleurs, et sais taire mes cris,
Délivre-moi alors de mes peines ennemies,
Laisse vivre mes rêves, et mes songes meurtris.
Baignant dans la lumière, et baignant dans mes larmes,
Je compris à l’instant que la liée à mon âme,
Cette douleur tant vive, qui consumait mes chairs,
Resteraient à jamais, jusqu’à mon dernier souffle,
Et quand alors un voile enveloppa la Lune,
Dans un gris signifiant, dans cette aura mauvaise,
Je sus y voir ma flamme masquée par la peur,
Cachée par le fatal, tuée par le destin.
Delacroix Praetor © Copyright
07/09/12
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