Kratos (ou la poésie en liberté)
Souvenirs d’outre tombes
Hécatombes hécatombes
Et souvenirs de gloire,
D’honneur. D’espoir.
Les cris résonnent
Les larmes coulent
Les rirreviennent
Les peines blessent
Et la tristesse
Règne sans nom
Règne sans cœur,
Et sans mérite.
Quand je regarde,
D’un œil usé,
Le parchemin,
Déjà gratté,
Des pages douces,
Quand alors nées,
Aujourd’hui rêches
Et tant frôlées,
Je me revois,
Je te revois,
Je la revois,
Je nous revois,
Je perds la tête,
Et j’abandonne.
Je prends la vie,
Je l’éperonne.
Car d’une encre timide
J’aurais marqué des pages,
Espérant que le jour
Viendrait les affermir,
Mais comment couronner
Celui qui n’a jamais
Démontré de valeur,
Sauf à ses yeux aveugles ?
Car d’une encre bien gauche
J’aurais repeint des nuits,
J’aurais repeint des jours,
J’aurais fait des folies,
Ne serait-ce à l’instant,
Que par ce texte écrit,
Par un cœur qui se rouille,
Par un cœur qui s’ennuie.
Mais quand on y repense,
A force de pleurer,
Et à force de rire,
A force de sentir,
Et de vivre à travers
Ces lignes tant fragiles ;
Ne piétine-on pas,
La mémoire d’Hésiode,
Ou celle de Verlaine,
Ou d’Hugo, peu importe ?!
Si le poème alors
Ne dev’nait plus que tout
Pour supporter les riens,
Pour supporter les coups,
Et au lieu de choisir
L’alexandrin cherché,
Les rimes tant quêtées,
Les adages cossus,
L’apophtegme subtil,
On choisissait alors,
Sans plus de réflexion,
L’humble smiley facile
En ! Détruisant ? Alors ;
Là sintakse é l’horto,
Aux couleurs de Queneau ?
SAVOIR FAIRE DE L’ART,
Leaving his mind leading.
El poema vive,
Comme un long fleuv’ tranquille.
Pourquoi vouloir chercher,
Dans les pages noircies,
D’un écrit fatigué,
Quelque marque d’envie
De fair’ luire à l’image
Des poètes maudits,
Des constructeurs d’adages
Rayonnant à la nuit ?
Ecrire c’est vivre ;
Le poème c’est nous, en quelque sorte.
Et même s’il n’est pas toujours parfait,
Et même s’il n’est pas toujours au goût des autres,
Il est marque du passé,
Témoin du vécu,
Garant de la vie que jusqu’alors nous, vous, ils, avons, avez, ont
Déroulé sur le route ; cette route qui nous fait homme,
Cette route qui se fait vie,
Et parfois au tournant se fait mort.
Ce n’est pas par la technique que l’on fait l’Art ;
Picasso n’aurait pas été adulé par tous,
Mais parfois, sans l’savoir, c’est en faisant mal
Que l’on fait bien,
Car on donne du sien,
Et on trouve des gens,
Qui nous comprennent,
Et qui nous vivent,
Suivant nos mots,
Et nos pensées.
Kratos
A tous les poètes
Delpraetor© Copyright
18/09/12
Hécatombes hécatombes
Et souvenirs de gloire,
D’honneur. D’espoir.
Les cris résonnent
Les larmes coulent
Les rirreviennent
Les peines blessent
Et la tristesse
Règne sans nom
Règne sans cœur,
Et sans mérite.
Quand je regarde,
D’un œil usé,
Le parchemin,
Déjà gratté,
Des pages douces,
Quand alors nées,
Aujourd’hui rêches
Et tant frôlées,
Je me revois,
Je te revois,
Je la revois,
Je nous revois,
Je perds la tête,
Et j’abandonne.
Je prends la vie,
Je l’éperonne.
Car d’une encre timide
J’aurais marqué des pages,
Espérant que le jour
Viendrait les affermir,
Mais comment couronner
Celui qui n’a jamais
Démontré de valeur,
Sauf à ses yeux aveugles ?
Car d’une encre bien gauche
J’aurais repeint des nuits,
J’aurais repeint des jours,
J’aurais fait des folies,
Ne serait-ce à l’instant,
Que par ce texte écrit,
Par un cœur qui se rouille,
Par un cœur qui s’ennuie.
Mais quand on y repense,
A force de pleurer,
Et à force de rire,
A force de sentir,
Et de vivre à travers
Ces lignes tant fragiles ;
Ne piétine-on pas,
La mémoire d’Hésiode,
Ou celle de Verlaine,
Ou d’Hugo, peu importe ?!
Si le poème alors
Ne dev’nait plus que tout
Pour supporter les riens,
Pour supporter les coups,
Et au lieu de choisir
L’alexandrin cherché,
Les rimes tant quêtées,
Les adages cossus,
L’apophtegme subtil,
On choisissait alors,
Sans plus de réflexion,
L’humble smiley facile

En ! Détruisant ? Alors ;
Là sintakse é l’horto,
Aux couleurs de Queneau ?
SAVOIR FAIRE DE L’ART,
Leaving his mind leading.
El poema vive,
Comme un long fleuv’ tranquille.
Pourquoi vouloir chercher,
Dans les pages noircies,
D’un écrit fatigué,
Quelque marque d’envie
De fair’ luire à l’image
Des poètes maudits,
Des constructeurs d’adages
Rayonnant à la nuit ?
Ecrire c’est vivre ;
Le poème c’est nous, en quelque sorte.
Et même s’il n’est pas toujours parfait,
Et même s’il n’est pas toujours au goût des autres,
Il est marque du passé,
Témoin du vécu,
Garant de la vie que jusqu’alors nous, vous, ils, avons, avez, ont
Déroulé sur le route ; cette route qui nous fait homme,
Cette route qui se fait vie,
Et parfois au tournant se fait mort.
Ce n’est pas par la technique que l’on fait l’Art ;
Picasso n’aurait pas été adulé par tous,
Mais parfois, sans l’savoir, c’est en faisant mal
Que l’on fait bien,
Car on donne du sien,
Et on trouve des gens,
Qui nous comprennent,
Et qui nous vivent,
Suivant nos mots,
Et nos pensées.
Kratos

A tous les poètes
Delpraetor© Copyright
18/09/12
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1 commentaire
Lisa Pascale · le dimanche 23 septembre 2012 à 19:13
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