Les souvenirs... I (suite)
Les paysages sont magnifiques mêlant champs, montagnes, Atlas enneigé et paysage lunaire. Agdz se situe dans la vallée du Drâa qui tire son nom du fleuve (Oued) Drâa, utilisé pour irriguer des palmeraies et des cultures. «Verdoyant" ce n'est pas vraiment un adjectif que l'on associe au Maroc et pourtant... dès qu'il y a de l'eau, il y a des palmeraies et des cultures.
Alors on l'on retrouve ce contraste entre la couleur des gorges (ocre) et le vert des palmiers et des champs, des forêts, des montagnes rocailleuses.
La musique Marocaine :
Au Maroc le patrimoine musical et chorégraphique
a été transmis oralement de génération en génération,
selon des règles d’apprentissage régies par la relation
maître-disciple. Deux genres musicaux prédominent
schématiquement : la musique rurale, essentiellement
caractérisée par le rythme, et la musique citadine
principalement inspirée de l’héritage andalou. Les danses collectives sont aussi nombreuses que les tribus. Elles s’associent à la poésie populaire déclamée ou chantée. Elles présentent de nombreuses variantes dont les plus connues sont ahidouss et ahwach.
La musique rurale :
Pour la plupart d’expression berbère, les styles varient selon les régions. Le Sous se distingue par de petits orchestres itinérants, les rwayes, qui interprètent des poèmes à caractère moral et politique, mais aussi à thèmes plus frivoles. Ils jouent du rebâb (ici, vielle monocorde), du lotar (instrument à cordes dont la caisse est une casserole enveloppée de peau) et des percussions métalliques. Leur spectacle se compose aussi de danses, de trépignements des pieds notamment. Dans le Moyen Atlas, les chikhates, chanteuses et danseuses aux mœurs libérées, sont accompagnées d’un petit orchestre: violon, percussions, éventuellement luth. La guedra de la région de Guelmim est une danse sans déplacement, rythmée par un tambour en terre cuite. L’art de la danseuse réside dans ses mouvements de bras et de mains. La musique chez les ruraux de langue arabe s’apparente au melhoun, mais elle s’en distingue par des rythmes plus variés et dansants.
– Tarifiyit ou jahjouka pratiquée dans le Rif. Elle fut révélée au monde occidental par les Rolling Stones après les compositions de Brian Gysin qui s’en est inspiré.
– Tamazight au centre dans le Moyen Atlas. La danse principale de ces régions est Ahidouss.
– Tachelhit au sud dans le haut et l’Anti-Atlas. La danse principale est Ahwach.
La musique citadine : Venue d’Orient, la musique andalouse s’est développée en Andalus, puis, à partir du 6 ème Siècle., a été apportée en Afrique du Nord par les Arabes expulsés d’Espagne. Au Maroc, on l’appelle al-‘âla.
C’est-à-dire «l’instrument ». Cette tradition musicale, aristocratique, s’est maintenue jusqu’à nos jours, à Fès et à Tétouan, mais aussi à Rabat et à Oujda.
Socialement connotée, elle est réservée aux concerts pour amateurs et aux fêtes de la haute société marocaine. Le répertoire comporte onze noubas ou suites, de cinq mouvements chacune. Il s’agit surtout de poèmes d’amour rassemblés dans un recueil au XVII ème Siècle par Al Hdik, un musicien de Tétouan. La nouba, dirigée par le soliste, est chantée à l’unisson par les instrumentistes et parfois par un chœur de femmes.
Très inspiré de la musique andalouse, mais plus populaire, le melhoun est un genre où les poèmes en arabe marocain prédominent sur la musique.
Son accompagnement est plus simple. Le chanteur soliste occupe la place centrale dans l’orchestre, composé de oud, târ, derbouka et nouiqsat (cymbalettes digitales).
– Aïta à la campagne voisine des cités.
– Daqqa de Marrakech essentiellement basée sur le rythme.
– Malhoun qui est un corpus de poèmes complexes versifiés en arabe dialectal et qui présente de multiples liens avec la musique andalouse.
– Andaloussi ou ala est un répertoire lyrique et instrumental d’origine andalouse, transmis depuis des siècles par une importante tradition orale.
– Nouba qui est un ensemble de pièces vocales et instrumentales gravitant autour d’un mode principal.
– Gharnati qui est un style particulier de la musique andalouse.
– Gnacua, d’inspiration africaine, s’est principalement développé à Marrakech et à Essaouira qui lui consacre un important festival international annuel.
Le genre saharien :
– la Guedra est une danse rythmique qui tire son nom de son principal instrument fait d’une jarre en terre cuite, recouverte d’une peau tendue et décorée.
La chanson de variété :
Elle le subit des influences diverses: autres Pays arabes (Égypte surtout), folklore marocain, variétés occidentales.
Deux styles coexistent : le châabi (populaire) et le asri (moderne). Le châabi est représenté par les chikhates et les groupes tels que Nass El Ghiwane, Jil Jilala et El Mechaheb, nés dans les années 1970. Vrais populaires et symboliques d’une jeunesse en effervescence, ils ont créé un genre qui – tout en utilisant les rythmes et les instruments traditionnels – a renouvelé la chanson marocaine.
Plus récemment, les Frères Bouchnak se sont imposés avec un style où se mêlent raï algérien et musiques du pays. Le asri, avec des chanteurs comme Abdelwahab Doukkali et Abdelhadi Belkhayat, fait appel à une orchestration et à des rythmes plus proches de la variété égyptienne que des traditions locales.
Une ville inconnue : Meknès
Mecknès, fondée par le sultan alaouite Moulay Ismail en 1672, capitale du Maroc de 1672 à 1727. A grand roi, grande ville écrivait au 14 ème siècle, l’illustre historien maghrébin Ibn Khaldoun. Appelée la capitale de la culture traditionnelle du Maroc ou encore Berceaux du savoir, ses superbes constructions
en son le flamboyant symbole de cette région, empreintes du
souvenir fastueux des grandes dynasties royales, célébrées pour
leurs richesses, la région est un visage de l'histoire du Maroc,
riche d'une foi et de traditions séculaires. Meknès, cette ville
Ismaïlienne, dont la beauté n’a
d’égal que sa glorieuse histoire, elle
est naturellement favorisée par la
diversité de ses atouts géographiques.
Son point de passage obligé entre les plaines atlantiques et les
hauts plateaux de l’Oriental, entre le Moyen-Atlas
Septentrionnal et les collines pré-rifaines, profite de toute la
splendeur du contraste naturel. Mecknès, ville fondée en 711 de
N.E. par la tribu des Meknassa, dont est issu son nom. Elle est,
le chef-lieu de la région administrative de Meknès-Tafilalet,
dans le Nord du pays. C'est l'une des quatre villes impériales du Maroc. Meknassa es-Zitoun (Meknès des Oliviers), dont les eaux vives, la terre généreuse et les ombrages avaient tout pour séduire ces nomades Zénètes des steppes Orientales. Avant son édification, il n’y avait qu’une série de bourgades sans remparts, qui coexistaient paisiblement dans une vie agricole de traditions berbères. Cette cité impériale du Maroc charme par ses larges remparts, ses imposants palais, ses casbahs, ses mosquées, ses médersas, ses jardins, ses bassins d’eau et ses musées. La richesse architecturale de la ville exprime la grandeur d’un chef d’œuvre accompli pour les amoureux de l’histoire. A Meknès, les remparts s’étendent sur quarante kilomètres, percés de vingt portes fortifiées de tours et de bastions.
Aux premiers abords, la ville de Meknès surprend, chacune des portes est une œuvre d’art et les souks offrent un voyage typique et curieux. Les monuments frappent l’imagination à la fois par leurs diversités apparentes et par leur homogénéité fondamentale. Un certain nombre de portes particulièrement mises en valeur sur le plan décoratif (Bab Mansour Laalej et Bab Errih), donnent accès à un palais ou à un sous-ensemble ou même à la Kasbah dans son ensemble.
Des rosaces, des étoiles, des emmêlements sans fin, des lignes
brisées, des combinaisons géométriques inimaginables, qui
déroutent les yeux comme un jeu de casse-tête. Mais qui
témoigne toujours le goût le plus exercé et le plus original.
Ils ont été accumulés là, avec des myriades de pets, morceaux
de terre vernissés. Tantôt en creux, tantôt en relief, de façon
à donner de loin cette illusion d’une étoffe brodée et rebrodée,
chatoyante, miroitante, sans prix, que l’on aurait tendu sur
ces vielles pierres, pour rompre un peu l’ennuis des hauts
remparts. (Pierre Loti).
Un certain nombre de portes surtout mises en valeur sur le plan décoratif (Bab Mansour Laalej et Bab Errih), donnent accès à un palais ou à un sous-ensemble ou même à la Kasbah dans son ensemble. Ce sont rtout ces portes qui ustifient l’appellation de «Meknès, Capitale aux belles portes». Bab Mansour portail de la ville liant le passé au présent avec ses colonnes de marbre qui ornent les bastions latéraux en saillie vestiges des ruines de Volubilis.
Volubilis, la belle romaine :
De son nom Walili, Oualili ou Walila désignant la fleur de liseron ou le laurier-rose, particulièrement abondant aux abords de l'oued Khoumane. Volubilis est une ville antique amazighe (berbère) romanisée située au Maroc, sur les bords de l'oued Khoumane, rivière de la banlieue de Meknès, non loin de la ville sainte de Moulay Idriss Zerhoun où repose Idriss Ier. Le site archéologique de Volubilis est situé sur la commune rurale de Oualili, qui dépend de la préfecture de Meknès et de la région de Meknès-Tafilalet.
Partiellement découverte de nos jours, la cité éclot à partir du 3 ème siècle av.J C en tant qu'établissement punique et se développe rapidement à partir du moment où elle entre dans le giron romain, pour dépasser une superficie de 40 hectares. La parure monumentale de la ville se développe particulièrement au 2 ème siècle, à la suite de l'enrichissement économique de la région. Située dans une
région aux riches potentialités agricoles, cette ville vivait du commerce de l'huile d'olive. On retrouve dans ses ruines de nombreux pressoirs à huile. Cet enrichissement se traduit également dans l'architecture privée par la construction de vastes villas pourvues de belles mosaïques. Volubilis, a livré des bronzes, des décors sculptés, des mosaïques et des peintures. La région, jugée indéfendable, est abandonnée par les autorités impériales romaines en 285 de N.E.
L'influence de Rome ne modifia pas profondément le caractère de la population, bien qu'on en trouve un certain nombre de marques, comme l'usage dans les campagnes du calendrier julien pour les travaux
agricoles. La ville, communauté urbaine christianisée puis cité musulmane, continue d'être habitée pendant sept siècles. La dynastie Idrisside, considérée comme fondatrice du Maroc, y est fondée au 8 ème siècle. Tandis que se consolidait en Espagne le califat de Cordoue, Moulay Idris, après avoir échappé au massacre des descendants du Prophète par les Abbassides, fonda la dynastie des Idrisides (8 ème et 9 ème siècle) se réfugia au Maroc et, en 786, s'installa à Oualili (près de Volubilis) où il devint chef des Aouraba.
Après son assassinat, sur l'ordre du calife de Bagdad, son fils Moulay Idris II lui succéda et élargit son domaine, islamisant l'ensemble du pays et fondant la ville de Fès. Première capitale du Maroc, cette cité devint un grand centre économique, social, religieux et artistique. Assurant une remarquable synthèse des influences orientales et ibérique, le Maroc se dota alors de grandes réalisations architecturales, telles la mosquée Qarawiyyin et celle des Andalous à Fès.
Mais, à la mort de Muhammad, fils de Moulay Idris II, le Maghreb occidental se morcela en plusieurs petits royaumes rivaux. Au 11 ème siècle le site est abandonné et la population est transférée à 5 km de là, vers la cité de Moulay Idriss Zerhoun. La ville ne subit pas de déprédations conséquentes semble-t-il jusqu'à un tremblement de terre au milieu du 18 ème siècle. Par la suite les ruines sont utilisées en particulier pour les constructions de Meknès. Identifié tardivement au 19 ème siècle, le site fait partie du patrimoine protégé du Maroc depuis 1921. Le site fait l'objet de fouilles archéologiques depuis le début du 20 ème siècle et la moitié en est dégagée à ce jour. La qualité des trouvailles et du site a abouti à son classement sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO.
Un jour pas comme les autres :
Le dimanche 1er octobre est le 274e jour de l'année du calendrier grégorien, le 275e en cas d'année bissextile. Il reste 91 jours avant la fin de l'année. Chez les romains dans le calendrier étrusque, c’est le huit ème mois de l’année. Le premier jour du mois ou calendes correspondait à une nouvelle lune, le jour des annonces officielles. Pour une annonce officielle ma naissance marquait le coup ! C'était aussi le dixième (décadi) jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la cuve. Il tirait son nom « des vendanges qui ont lieu de septembre en octobre ». Il faut dire que ce mois-là est une époque qui flatte les palais et gosiers, surtout en pays français ! Premier octobre mille neuf cent quarante-quatre, ce jour vit ma naissance. Dire quel temps s’était installé en l’azur, personne ne m’en a informé.
Quand tu éclos !
Au moment où tu nais, Lorsque tu viens sur terre,
La joie est à son comble, Tout le monde est content,
Pourtant tu n’as rien fait ! Toi, tu pleures tout ton sou !
Tu n’as pas de passé, Qu’as-tu réalisé,
Devant est l’avenir… Quels furent tes layons ?
Bâtis-le sans regrets, Vis de telle manière
Pour jouir sagement, Que, lorsque tu mourras,
De ce qu’offre la vie. Tous pleurent ton départ.
T’établir de vraies valeurs, Regarde-les alors,
Là, sera réussite !
Là, tu seras heureux !
Lorsque tu viens sur terre,
Alors on l'on retrouve ce contraste entre la couleur des gorges (ocre) et le vert des palmiers et des champs, des forêts, des montagnes rocailleuses.
La musique Marocaine :
Au Maroc le patrimoine musical et chorégraphique
a été transmis oralement de génération en génération,
selon des règles d’apprentissage régies par la relation
maître-disciple. Deux genres musicaux prédominent
schématiquement : la musique rurale, essentiellement
caractérisée par le rythme, et la musique citadine
principalement inspirée de l’héritage andalou. Les danses collectives sont aussi nombreuses que les tribus. Elles s’associent à la poésie populaire déclamée ou chantée. Elles présentent de nombreuses variantes dont les plus connues sont ahidouss et ahwach.
La musique rurale :
Pour la plupart d’expression berbère, les styles varient selon les régions. Le Sous se distingue par de petits orchestres itinérants, les rwayes, qui interprètent des poèmes à caractère moral et politique, mais aussi à thèmes plus frivoles. Ils jouent du rebâb (ici, vielle monocorde), du lotar (instrument à cordes dont la caisse est une casserole enveloppée de peau) et des percussions métalliques. Leur spectacle se compose aussi de danses, de trépignements des pieds notamment. Dans le Moyen Atlas, les chikhates, chanteuses et danseuses aux mœurs libérées, sont accompagnées d’un petit orchestre: violon, percussions, éventuellement luth. La guedra de la région de Guelmim est une danse sans déplacement, rythmée par un tambour en terre cuite. L’art de la danseuse réside dans ses mouvements de bras et de mains. La musique chez les ruraux de langue arabe s’apparente au melhoun, mais elle s’en distingue par des rythmes plus variés et dansants.
– Tarifiyit ou jahjouka pratiquée dans le Rif. Elle fut révélée au monde occidental par les Rolling Stones après les compositions de Brian Gysin qui s’en est inspiré.
– Tamazight au centre dans le Moyen Atlas. La danse principale de ces régions est Ahidouss.
– Tachelhit au sud dans le haut et l’Anti-Atlas. La danse principale est Ahwach.
La musique citadine : Venue d’Orient, la musique andalouse s’est développée en Andalus, puis, à partir du 6 ème Siècle., a été apportée en Afrique du Nord par les Arabes expulsés d’Espagne. Au Maroc, on l’appelle al-‘âla.
C’est-à-dire «l’instrument ». Cette tradition musicale, aristocratique, s’est maintenue jusqu’à nos jours, à Fès et à Tétouan, mais aussi à Rabat et à Oujda.
Socialement connotée, elle est réservée aux concerts pour amateurs et aux fêtes de la haute société marocaine. Le répertoire comporte onze noubas ou suites, de cinq mouvements chacune. Il s’agit surtout de poèmes d’amour rassemblés dans un recueil au XVII ème Siècle par Al Hdik, un musicien de Tétouan. La nouba, dirigée par le soliste, est chantée à l’unisson par les instrumentistes et parfois par un chœur de femmes.
Très inspiré de la musique andalouse, mais plus populaire, le melhoun est un genre où les poèmes en arabe marocain prédominent sur la musique.
Son accompagnement est plus simple. Le chanteur soliste occupe la place centrale dans l’orchestre, composé de oud, târ, derbouka et nouiqsat (cymbalettes digitales).
– Aïta à la campagne voisine des cités.
– Daqqa de Marrakech essentiellement basée sur le rythme.
– Malhoun qui est un corpus de poèmes complexes versifiés en arabe dialectal et qui présente de multiples liens avec la musique andalouse.
– Andaloussi ou ala est un répertoire lyrique et instrumental d’origine andalouse, transmis depuis des siècles par une importante tradition orale.
– Nouba qui est un ensemble de pièces vocales et instrumentales gravitant autour d’un mode principal.
– Gharnati qui est un style particulier de la musique andalouse.
– Gnacua, d’inspiration africaine, s’est principalement développé à Marrakech et à Essaouira qui lui consacre un important festival international annuel.
Le genre saharien :
– la Guedra est une danse rythmique qui tire son nom de son principal instrument fait d’une jarre en terre cuite, recouverte d’une peau tendue et décorée.
La chanson de variété :
Elle le subit des influences diverses: autres Pays arabes (Égypte surtout), folklore marocain, variétés occidentales.
Deux styles coexistent : le châabi (populaire) et le asri (moderne). Le châabi est représenté par les chikhates et les groupes tels que Nass El Ghiwane, Jil Jilala et El Mechaheb, nés dans les années 1970. Vrais populaires et symboliques d’une jeunesse en effervescence, ils ont créé un genre qui – tout en utilisant les rythmes et les instruments traditionnels – a renouvelé la chanson marocaine.
Plus récemment, les Frères Bouchnak se sont imposés avec un style où se mêlent raï algérien et musiques du pays. Le asri, avec des chanteurs comme Abdelwahab Doukkali et Abdelhadi Belkhayat, fait appel à une orchestration et à des rythmes plus proches de la variété égyptienne que des traditions locales.
Une ville inconnue : Meknès
Mecknès, fondée par le sultan alaouite Moulay Ismail en 1672, capitale du Maroc de 1672 à 1727. A grand roi, grande ville écrivait au 14 ème siècle, l’illustre historien maghrébin Ibn Khaldoun. Appelée la capitale de la culture traditionnelle du Maroc ou encore Berceaux du savoir, ses superbes constructions
en son le flamboyant symbole de cette région, empreintes du
souvenir fastueux des grandes dynasties royales, célébrées pour
leurs richesses, la région est un visage de l'histoire du Maroc,
riche d'une foi et de traditions séculaires. Meknès, cette ville
Ismaïlienne, dont la beauté n’a
d’égal que sa glorieuse histoire, elle
est naturellement favorisée par la
diversité de ses atouts géographiques.
Son point de passage obligé entre les plaines atlantiques et les
hauts plateaux de l’Oriental, entre le Moyen-Atlas
Septentrionnal et les collines pré-rifaines, profite de toute la
splendeur du contraste naturel. Mecknès, ville fondée en 711 de
N.E. par la tribu des Meknassa, dont est issu son nom. Elle est,
le chef-lieu de la région administrative de Meknès-Tafilalet,
dans le Nord du pays. C'est l'une des quatre villes impériales du Maroc. Meknassa es-Zitoun (Meknès des Oliviers), dont les eaux vives, la terre généreuse et les ombrages avaient tout pour séduire ces nomades Zénètes des steppes Orientales. Avant son édification, il n’y avait qu’une série de bourgades sans remparts, qui coexistaient paisiblement dans une vie agricole de traditions berbères. Cette cité impériale du Maroc charme par ses larges remparts, ses imposants palais, ses casbahs, ses mosquées, ses médersas, ses jardins, ses bassins d’eau et ses musées. La richesse architecturale de la ville exprime la grandeur d’un chef d’œuvre accompli pour les amoureux de l’histoire. A Meknès, les remparts s’étendent sur quarante kilomètres, percés de vingt portes fortifiées de tours et de bastions.
Aux premiers abords, la ville de Meknès surprend, chacune des portes est une œuvre d’art et les souks offrent un voyage typique et curieux. Les monuments frappent l’imagination à la fois par leurs diversités apparentes et par leur homogénéité fondamentale. Un certain nombre de portes particulièrement mises en valeur sur le plan décoratif (Bab Mansour Laalej et Bab Errih), donnent accès à un palais ou à un sous-ensemble ou même à la Kasbah dans son ensemble.
Des rosaces, des étoiles, des emmêlements sans fin, des lignes
brisées, des combinaisons géométriques inimaginables, qui
déroutent les yeux comme un jeu de casse-tête. Mais qui
témoigne toujours le goût le plus exercé et le plus original.
Ils ont été accumulés là, avec des myriades de pets, morceaux
de terre vernissés. Tantôt en creux, tantôt en relief, de façon
à donner de loin cette illusion d’une étoffe brodée et rebrodée,
chatoyante, miroitante, sans prix, que l’on aurait tendu sur
ces vielles pierres, pour rompre un peu l’ennuis des hauts
remparts. (Pierre Loti).
Un certain nombre de portes surtout mises en valeur sur le plan décoratif (Bab Mansour Laalej et Bab Errih), donnent accès à un palais ou à un sous-ensemble ou même à la Kasbah dans son ensemble. Ce sont rtout ces portes qui ustifient l’appellation de «Meknès, Capitale aux belles portes». Bab Mansour portail de la ville liant le passé au présent avec ses colonnes de marbre qui ornent les bastions latéraux en saillie vestiges des ruines de Volubilis.
Volubilis, la belle romaine :
De son nom Walili, Oualili ou Walila désignant la fleur de liseron ou le laurier-rose, particulièrement abondant aux abords de l'oued Khoumane. Volubilis est une ville antique amazighe (berbère) romanisée située au Maroc, sur les bords de l'oued Khoumane, rivière de la banlieue de Meknès, non loin de la ville sainte de Moulay Idriss Zerhoun où repose Idriss Ier. Le site archéologique de Volubilis est situé sur la commune rurale de Oualili, qui dépend de la préfecture de Meknès et de la région de Meknès-Tafilalet.
Partiellement découverte de nos jours, la cité éclot à partir du 3 ème siècle av.J C en tant qu'établissement punique et se développe rapidement à partir du moment où elle entre dans le giron romain, pour dépasser une superficie de 40 hectares. La parure monumentale de la ville se développe particulièrement au 2 ème siècle, à la suite de l'enrichissement économique de la région. Située dans une
région aux riches potentialités agricoles, cette ville vivait du commerce de l'huile d'olive. On retrouve dans ses ruines de nombreux pressoirs à huile. Cet enrichissement se traduit également dans l'architecture privée par la construction de vastes villas pourvues de belles mosaïques. Volubilis, a livré des bronzes, des décors sculptés, des mosaïques et des peintures. La région, jugée indéfendable, est abandonnée par les autorités impériales romaines en 285 de N.E.
L'influence de Rome ne modifia pas profondément le caractère de la population, bien qu'on en trouve un certain nombre de marques, comme l'usage dans les campagnes du calendrier julien pour les travaux
agricoles. La ville, communauté urbaine christianisée puis cité musulmane, continue d'être habitée pendant sept siècles. La dynastie Idrisside, considérée comme fondatrice du Maroc, y est fondée au 8 ème siècle. Tandis que se consolidait en Espagne le califat de Cordoue, Moulay Idris, après avoir échappé au massacre des descendants du Prophète par les Abbassides, fonda la dynastie des Idrisides (8 ème et 9 ème siècle) se réfugia au Maroc et, en 786, s'installa à Oualili (près de Volubilis) où il devint chef des Aouraba.
Après son assassinat, sur l'ordre du calife de Bagdad, son fils Moulay Idris II lui succéda et élargit son domaine, islamisant l'ensemble du pays et fondant la ville de Fès. Première capitale du Maroc, cette cité devint un grand centre économique, social, religieux et artistique. Assurant une remarquable synthèse des influences orientales et ibérique, le Maroc se dota alors de grandes réalisations architecturales, telles la mosquée Qarawiyyin et celle des Andalous à Fès.
Mais, à la mort de Muhammad, fils de Moulay Idris II, le Maghreb occidental se morcela en plusieurs petits royaumes rivaux. Au 11 ème siècle le site est abandonné et la population est transférée à 5 km de là, vers la cité de Moulay Idriss Zerhoun. La ville ne subit pas de déprédations conséquentes semble-t-il jusqu'à un tremblement de terre au milieu du 18 ème siècle. Par la suite les ruines sont utilisées en particulier pour les constructions de Meknès. Identifié tardivement au 19 ème siècle, le site fait partie du patrimoine protégé du Maroc depuis 1921. Le site fait l'objet de fouilles archéologiques depuis le début du 20 ème siècle et la moitié en est dégagée à ce jour. La qualité des trouvailles et du site a abouti à son classement sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO.
Un jour pas comme les autres :
Le dimanche 1er octobre est le 274e jour de l'année du calendrier grégorien, le 275e en cas d'année bissextile. Il reste 91 jours avant la fin de l'année. Chez les romains dans le calendrier étrusque, c’est le huit ème mois de l’année. Le premier jour du mois ou calendes correspondait à une nouvelle lune, le jour des annonces officielles. Pour une annonce officielle ma naissance marquait le coup ! C'était aussi le dixième (décadi) jour du mois de vendémiaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la cuve. Il tirait son nom « des vendanges qui ont lieu de septembre en octobre ». Il faut dire que ce mois-là est une époque qui flatte les palais et gosiers, surtout en pays français ! Premier octobre mille neuf cent quarante-quatre, ce jour vit ma naissance. Dire quel temps s’était installé en l’azur, personne ne m’en a informé.
Quand tu éclos !
Au moment où tu nais, Lorsque tu viens sur terre,
La joie est à son comble, Tout le monde est content,
Pourtant tu n’as rien fait ! Toi, tu pleures tout ton sou !
Tu n’as pas de passé, Qu’as-tu réalisé,
Devant est l’avenir… Quels furent tes layons ?
Bâtis-le sans regrets, Vis de telle manière
Pour jouir sagement, Que, lorsque tu mourras,
De ce qu’offre la vie. Tous pleurent ton départ.
T’établir de vraies valeurs, Regarde-les alors,
Là, sera réussite !
Là, tu seras heureux !
Lorsque tu viens sur terre,
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
Aucun commentaire
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.