Histoire vraie
La brume aspirait vers les rayons dorés d’un Soleil caché derrière les nuages de pitié
Je m’asseyais avec quatre de mes collègues devant les feuilles fanées d’un jardin illuminé
Sur les éternels rochers d’un vieil escalier
Deux parmi elles priaient au nom de Jésus, et deux au nom de Mahomet
Les premières demandèrent aux deuxièmes « Racontez-nous comment vous priez »
Et les deux « communautés » se partagèrent croyances et pensées…
De mon côté, je les observais cœur ouvert, ravie enfin d’un dialogue si sacré
Un dialogue que j’ai tant attendu, qui m’a rendue longtemps assoiffée
Moi, fille née sans rite ou religion, fille ignorante, fille de croyance creuse innée
Jusqu’au moment où une ligne de fourmis a choisi nos mains pour sentier
Et c’est ainsi que les mots prononcés furent écroulés
La « tolérance » et la « bonté » furent complètement brisées
Lorsque par cruauté, les quatre ont commencé à piétiner les petites âmes dénoncées…
Les quatre demeurèrent bouche-bée,
Lorsqu’elles me virent prendre sur une petite feuille de papier
Ces petites créatures honnêtes pour les protéger de ce barbare forfait
Qui trace l’histoire de l’humanité
Une histoire sanglante de vains péchés
Qui nous a rendu sur terre abandonnés…
C’était un moment que je ne peux oublier
Une défaite qui m’a bien désappointé
Un dialogue qui est toujours bloqué
Par les armes superficielles de vanité…
Créateur de l’univers, pardonne nos péchés
Nous oublions souvent la visée des messages envoyés…
Je m’asseyais avec quatre de mes collègues devant les feuilles fanées d’un jardin illuminé
Sur les éternels rochers d’un vieil escalier
Deux parmi elles priaient au nom de Jésus, et deux au nom de Mahomet
Les premières demandèrent aux deuxièmes « Racontez-nous comment vous priez »
Et les deux « communautés » se partagèrent croyances et pensées…
De mon côté, je les observais cœur ouvert, ravie enfin d’un dialogue si sacré
Un dialogue que j’ai tant attendu, qui m’a rendue longtemps assoiffée
Moi, fille née sans rite ou religion, fille ignorante, fille de croyance creuse innée
Jusqu’au moment où une ligne de fourmis a choisi nos mains pour sentier
Et c’est ainsi que les mots prononcés furent écroulés
La « tolérance » et la « bonté » furent complètement brisées
Lorsque par cruauté, les quatre ont commencé à piétiner les petites âmes dénoncées…
Les quatre demeurèrent bouche-bée,
Lorsqu’elles me virent prendre sur une petite feuille de papier
Ces petites créatures honnêtes pour les protéger de ce barbare forfait
Qui trace l’histoire de l’humanité
Une histoire sanglante de vains péchés
Qui nous a rendu sur terre abandonnés…
C’était un moment que je ne peux oublier
Une défaite qui m’a bien désappointé
Un dialogue qui est toujours bloqué
Par les armes superficielles de vanité…
Créateur de l’univers, pardonne nos péchés
Nous oublions souvent la visée des messages envoyés…
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2 commentaires
Loïc · le vendredi 28 octobre 2011 à 14:32
Pourtant dans cette histoire (qui aurait pu en faire deux, une positive et une négative), je retiens tout de même que tu as assisté à un miracle autrement plus grand que l'écrasement des fourmis n'est tragique... Des hommes de foi différentes qui s'ouvrent aux pratiques les uns des autres ? Beaucoup plus rare que la mort de quelques fourmis... Et puis, pourquoi une "défaite" ? Tu le dis, ils ont été "bouche bée". Si c'était un tel choc, ils en gardent peut-être quelque chose aujourd'hui.
Amitiés
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http://www.mespoemes.net/cellox
drhajjar · le samedi 29 octobre 2011 à 08:54
Pour ce qui est de ce « miracle » comme tu l’as appelé, le Liban est une mosaïque de religions : il consiste en 18 confessions religieuses. Nous cohabitons ensemble, et nous partageons croyance et vie. La « défaite » vient du fait que souvent, comme ce moment-là, lorsque les communautés religieuses se partagent les différentes croyances de façon paisible, il y a toujours un événement qui survient et bloque ce dialogue. Je souhaite vivement qu’un jour nous pourrons renoncer aux guerres religieuses, tolérer la croyance des autres et cohabiter en paix.
Je respecte beaucoup l’éducation que tu offres à ton fils et je suis sûre qu’il pourra un jour faire une différence dans sa société :-)
Amicalement, Dina
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http://www.mespoemes.net/drhajjar
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