Reste-t-il un enfant...
Reste-t-il un enfant celui qui improvise
De gestes et de mots en lutte pathétique
La défense éperdue de son âme soumise
Avant qu'elle ne succombe à son destin inique
Reste-t-il un rêveur celui qui se dévoile
En s'écorchant le cœur au réel qu'il abhorre
Quand il n'est que désir de semer des étoiles
Sur l'incertain tracé d'une vie de remords
Reste-t-il un amant celui qui désespère
De trouver quelque élan de caresses intimes
En celle qu'il épuise d'un trop plein d'ordinaire
Ou de mâles desseins dont elle se sait victime
Reste-t-il un artiste celui qui se dénonce
En se disant coupable de l'égo qui le hante
Sait-il alors seulement qu'il faudra qu'il renonce
A son génie forgé aux blessures béantes
Reste-t-il un humain celui qui se dégrade
Et serait-il d'un Dieu l'image trop lointaine
Pour que d'aimer son corps à ce jour nous dissuade
En offrant l'impudeur de ce qui le gangrène
Reste-t-il un enfant celui qui s'évapore
Silhouette diaphane à un rien suspendue
Quand il voit en dernier panache qu'il arbore
Le mirage accompli d'une vie en reflux
Qu'un néant à pas lent lui voile sans effort
De gestes et de mots en lutte pathétique
La défense éperdue de son âme soumise
Avant qu'elle ne succombe à son destin inique
Reste-t-il un rêveur celui qui se dévoile
En s'écorchant le cœur au réel qu'il abhorre
Quand il n'est que désir de semer des étoiles
Sur l'incertain tracé d'une vie de remords
Reste-t-il un amant celui qui désespère
De trouver quelque élan de caresses intimes
En celle qu'il épuise d'un trop plein d'ordinaire
Ou de mâles desseins dont elle se sait victime
Reste-t-il un artiste celui qui se dénonce
En se disant coupable de l'égo qui le hante
Sait-il alors seulement qu'il faudra qu'il renonce
A son génie forgé aux blessures béantes
Reste-t-il un humain celui qui se dégrade
Et serait-il d'un Dieu l'image trop lointaine
Pour que d'aimer son corps à ce jour nous dissuade
En offrant l'impudeur de ce qui le gangrène
Reste-t-il un enfant celui qui s'évapore
Silhouette diaphane à un rien suspendue
Quand il voit en dernier panache qu'il arbore
Le mirage accompli d'une vie en reflux
Qu'un néant à pas lent lui voile sans effort
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2 commentaires
Dago Laborel (rivages et tombants) · le mardi 3 février 2009 à 23:14
fanch · le mercredi 4 février 2009 à 10:41
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