PREMIER AMOUR "Le premier baiser"
Un peu plus d’un quart d’heure s’était déjà écoulé lorsque Hervé entra précipitamment afin d’avertir Léonie que ses camarades étaient entrain arrivaient. La fille fut saisie d’une soudaine panique. J’essayai de la rassurer en lui disant que ses amies ne faisaient sûrement que passer leur chemin ; ce qui d’ailleurs n’était pas faux. Léonie qui ne voulait rien savoir, exigea que je lui montre un endroit pour se cacher. Je lui indiquai la chambre et elle s’y engouffra sans demander son reste. Le groupe de filles arriva et traversa. Hervé ressortit reprendre son poste de garde. Je demandai à la jeune fille de sortir. Elle s’exécuta, vint regagner sa place à ma droite et nous reprîmes notre parlote. Cette fois-ci au moins, on avait trouvé un sujet de conversation : Les amies de Léonie. Trois quarts d’heure s’écoulèrent, Hervé entra de nouveau.
-Vous n’avez pas encore fini ? Il faut qu’on rentre.
-Attends dehors une minute, j’arrive. C’est Léonie qui avait parlé, n’allez surtout pas croire que c’était moi.
Une fois de plus, Hervé dut nous laisser seuls. J’ouvris la bouche pour dire quelque chose mais aucun son n’en sortit. Je posai mes mains sur la table en signe de résignation. Je fis de nombreux autres gestes inutiles, croyant par à trouver la force, le courage de dire quelque chose d’intéressant mais il n’en fut rien. Je décidai donc de ramener mes mains sur mes genoux. Avant que celles-ci n’atteignent leur destination, elles furent happées par celles de Léonie qui les serrèrent très fort. Un courant électrique traversa mon corps tout entier. Une fois de plus et sûrement pas la dernière, Léonie en prenant les devants me sauvait d’un naufrage sûr.
-J-C, je voulais te dire que je t’aime et que rien ne pourra nous sépare si tu le veux. Je voudrais qu’on soit ensemble toujours et que rien ne vienne jamais se mettre en travers de notre chemin. Je voudrais qu’on s’aime très fort. Je t’aime beaucoup J-C et je sais que tu m’aimes aussi. Voilà, c’est tout ce que j’avais à te dire.
-Tu as tout dit Léonie, c’est la même chose que je voudrais te dire.
Ne vous moquez pas du tricheur que je suis, mais que croyez-vous que j’aurais pu dire d’autre ? Sincèrement, qui d’entre vous, placé dans les mêmes conditions aurait pu faire mieux ? Qu’une seule personne lève le doigt et je me… Quoi personne ? La femme adultère avait donc raison, nous sommes tous égaux.
Léonie ferma les yeux et me tendit ses lèvres. Et je ne sus d’où me vint le courage ; d’ailleurs, pouvait-on ici parlé de courage ? Car mécaniquement, comme attiré par je ne sais quel magnétisme divin, mes lèvres happèrent les siennes. On s’embrassa tendrement, amoureusement, en ponctuant ce manège de petites caresses maladroites. On s’embrassa pendant un temps que je fus dans l’incapacité de déterminer. Une chose pourtant était sûr : Si on s’était embrassé aussi longtemps qu’on avait pu, on ne s’était pas embrassé aussi longtemps qu’on l’aurait voulu.
A la fin, Léonie se leva.
-Au revoir, on se voit dimanche à l’église comme conclut.
-Ouais, dimanche à l’église comme conclut.
Elle sortit, en me laissant seul, je restai sur place pendant un moment, incapable d’esquisser le moindre mouvement. Je n’arrivais pas à y croire, c’était trop beau pour être vrai. Rêvai-je ? Je me pinçai pour effacer de mon esprit toute idée de doute. Mon dieu, je ne rêvai pas, tout ce qui venait de se passer était réel, « réel » vous m’entendez ? « Réelle ». Je me mis à courir et à crier au couloir qui reliait notre salon à notre cuisine avec l’envie de dire à tous les autres insignifiants êtres humains que je venais d’embrasser la fille que j’aime. La femme de ma vie. Et si jamais à cette heure précise, se trouvait à cet endroit précis l’entraîneur d’une équipe nationale d’athlétisme, Il m’aurait recruté afin que j’aille représenter le pays aux jeux olympiques. Ce jour-là, j’en suis sûr, j’avais battu l’actuel record du monde des 100 mètres. Combien de tours avais-je fait ? Je n’en savais rien ; toujours est-il dit qu’à la fin, j’allais me jeter sur le lit avant de m’enrouler dans mes couvertures et de me décider enfin d’en sortir. J’avais comme l’impression que la maison était très petite pour contenir toute ma joie. Il fallait qu’elle reste à l’air libre car elle avait les dimensions du ciel.
En un temps record, je me trouvais devant la maison de Charlie, je vis Hervé qui revenait après avoir laissé ma bien-aimée chez elle. Lui avait ce privilège car leur maison était juste en face de celle où logeait Léonie. Néanmoins, je lui posai la question afin de me rassurer. Il répondit par l’affirmative et demanda à savoir ce qui s’était passé pendant qu’il était dehors. Comment n’aurais-je pu rien lui dire ? Moi qui ne rêvais que de raconter à toute la terre ce que je venais de vivre. J’avais là une occasion en or de partager mon bonheur avec quelqu’un afin de le multiplier car quoiqu’on dise, le bonheur est l’une des rares choses que le partage grandit. Je ne me fis donc pas prier pour tout raconter à Hervé.
-On s’est embrassé avais-je conclu.
-C’est aussi ce qu’elle m’a dit.
-Que t’a-t-elle dit au juste ?
-Elle m’a dit qu’elle me confiait un secret, elle m’a avoué que tu lui as donné un baiser.
Ainsi donc, je n’étais pas le seul dans mon état.
-Vous n’avez pas encore fini ? Il faut qu’on rentre.
-Attends dehors une minute, j’arrive. C’est Léonie qui avait parlé, n’allez surtout pas croire que c’était moi.
Une fois de plus, Hervé dut nous laisser seuls. J’ouvris la bouche pour dire quelque chose mais aucun son n’en sortit. Je posai mes mains sur la table en signe de résignation. Je fis de nombreux autres gestes inutiles, croyant par à trouver la force, le courage de dire quelque chose d’intéressant mais il n’en fut rien. Je décidai donc de ramener mes mains sur mes genoux. Avant que celles-ci n’atteignent leur destination, elles furent happées par celles de Léonie qui les serrèrent très fort. Un courant électrique traversa mon corps tout entier. Une fois de plus et sûrement pas la dernière, Léonie en prenant les devants me sauvait d’un naufrage sûr.
-J-C, je voulais te dire que je t’aime et que rien ne pourra nous sépare si tu le veux. Je voudrais qu’on soit ensemble toujours et que rien ne vienne jamais se mettre en travers de notre chemin. Je voudrais qu’on s’aime très fort. Je t’aime beaucoup J-C et je sais que tu m’aimes aussi. Voilà, c’est tout ce que j’avais à te dire.
-Tu as tout dit Léonie, c’est la même chose que je voudrais te dire.
Ne vous moquez pas du tricheur que je suis, mais que croyez-vous que j’aurais pu dire d’autre ? Sincèrement, qui d’entre vous, placé dans les mêmes conditions aurait pu faire mieux ? Qu’une seule personne lève le doigt et je me… Quoi personne ? La femme adultère avait donc raison, nous sommes tous égaux.
Léonie ferma les yeux et me tendit ses lèvres. Et je ne sus d’où me vint le courage ; d’ailleurs, pouvait-on ici parlé de courage ? Car mécaniquement, comme attiré par je ne sais quel magnétisme divin, mes lèvres happèrent les siennes. On s’embrassa tendrement, amoureusement, en ponctuant ce manège de petites caresses maladroites. On s’embrassa pendant un temps que je fus dans l’incapacité de déterminer. Une chose pourtant était sûr : Si on s’était embrassé aussi longtemps qu’on avait pu, on ne s’était pas embrassé aussi longtemps qu’on l’aurait voulu.
A la fin, Léonie se leva.
-Au revoir, on se voit dimanche à l’église comme conclut.
-Ouais, dimanche à l’église comme conclut.
Elle sortit, en me laissant seul, je restai sur place pendant un moment, incapable d’esquisser le moindre mouvement. Je n’arrivais pas à y croire, c’était trop beau pour être vrai. Rêvai-je ? Je me pinçai pour effacer de mon esprit toute idée de doute. Mon dieu, je ne rêvai pas, tout ce qui venait de se passer était réel, « réel » vous m’entendez ? « Réelle ». Je me mis à courir et à crier au couloir qui reliait notre salon à notre cuisine avec l’envie de dire à tous les autres insignifiants êtres humains que je venais d’embrasser la fille que j’aime. La femme de ma vie. Et si jamais à cette heure précise, se trouvait à cet endroit précis l’entraîneur d’une équipe nationale d’athlétisme, Il m’aurait recruté afin que j’aille représenter le pays aux jeux olympiques. Ce jour-là, j’en suis sûr, j’avais battu l’actuel record du monde des 100 mètres. Combien de tours avais-je fait ? Je n’en savais rien ; toujours est-il dit qu’à la fin, j’allais me jeter sur le lit avant de m’enrouler dans mes couvertures et de me décider enfin d’en sortir. J’avais comme l’impression que la maison était très petite pour contenir toute ma joie. Il fallait qu’elle reste à l’air libre car elle avait les dimensions du ciel.
En un temps record, je me trouvais devant la maison de Charlie, je vis Hervé qui revenait après avoir laissé ma bien-aimée chez elle. Lui avait ce privilège car leur maison était juste en face de celle où logeait Léonie. Néanmoins, je lui posai la question afin de me rassurer. Il répondit par l’affirmative et demanda à savoir ce qui s’était passé pendant qu’il était dehors. Comment n’aurais-je pu rien lui dire ? Moi qui ne rêvais que de raconter à toute la terre ce que je venais de vivre. J’avais là une occasion en or de partager mon bonheur avec quelqu’un afin de le multiplier car quoiqu’on dise, le bonheur est l’une des rares choses que le partage grandit. Je ne me fis donc pas prier pour tout raconter à Hervé.
-On s’est embrassé avais-je conclu.
-C’est aussi ce qu’elle m’a dit.
-Que t’a-t-elle dit au juste ?
-Elle m’a dit qu’elle me confiait un secret, elle m’a avoué que tu lui as donné un baiser.
Ainsi donc, je n’étais pas le seul dans mon état.
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1 commentaire
fokouajeancarlos · le vendredi 28 mars 2014 à 15:35
J-C
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