PREMIER AMOUR "Obsession"
Mercredi, j’allai chez Charlie lui rendre ma petite visite quotidienne. Ce dernier, sans me laisser le temps de m’asseoir, me dit qu’il venait de rencontrer Léonie.
-Elle m’a chargé de te dire que tu cesses de t’amuser avec elle. Elle dit que tu lui as donné rendez-vous à l’église sans l’honorer.
-Mais c’est absurde, c’est elle qui joue à la menteuse.
-Mais puisqu’elle dit qu’elle était à la messe de 6h.
-Tiens, voilà que çà change tout, moi j’étais plutôt à celle de 18h
Voilà donc pourquoi je n’avais pas vu Léonie. On s’était fixé un rendez-vous dans un lieu précis un jour précis, mais pas à une heure précise.
-Dis-lui de m’excuser, il y’a eu un malentendu. Je serai à l’église dimanche prochain à la même heure et je l’y attendrai.
Cet autre dimanche arriva à pas de tortue, je me rendis à l’église accompagné de Hervé. Celui-ci me servait beaucoup plus de témoin que de compagnon de prière. Dès notre arrivée, mes yeux se posèrent immédiatement sur Léonie et ce malgré la foule. Elle était là, je jugeai la distance qui nous séparait, une trentaine de mètres à peine. Par là, je sus que mon flair en réalité ne se trompait jamais. Le prêtre récita rapidement ses histoires à dormir debout et nous libéra. Mais pour moi, ce n’était pas trop tôt ; tellement, j’avais hâte de me retrouver avec elle.
A la sortie de l’église, nous constatâmes qu’une fine pluie s’était abattue à notre insu sur la ville, rafraîchissant l’air. Ma bien-aimée qui n’était habillée que d’une mini-jupe et d’un léger corsage dont les manches n’étaient représentées que par deux minuscules cordelettes qui lui passaient par les épaules, avait beaucoup plus froid que nous. Elle avait croisé ses bars sur sa poitrine, sur sa lourde poitrine (la précision en vaut la peine). Nous étions déjà sur le chemin du retour. On marchait, moi au milieu, Léonie à ma droite et Hervé à ma gauche. Jusqu’ici, la jeune fille s’était gardée d’intervenir dans notre conversation. J’ignorai trop bien quoi lui dire et on s’approchait du quartier où une fois chez elle, je ne la verrai plus avant plusieurs éternités. Comme la jeune fille ne voulait pas prendre l’initiative, je me jetai à l’eau en espérant me transformer en canard.
-Tu es malade ? Dis-je en souriant d’un sourire que j’aurai voulu tendre mais qui en réalité était sans expression.
-J’ai froid répondis-elle froidement.
-En réalité, c’est ta faute si tu as froid. Tu n’étais pas obligé de porter des trucs aussi légers.
-As-tu déjà eu à m’acheter un seul vêtement ?
Avais-je compris ? Avais-je bien compris ? Léonie ne voulait-elle plus que je lui adresse la parole ? Sinon pourquoi ces deux réponses aussi froides l’une que l’autre ? Que lui avais-je fait pour qu’elle soit ainsi vexée ? Au lieu d’un canard, je m’étais transformé en poule une fois dans l’eau. Et en tant qu’être humain, j’étais tout simplement allé prendre une douche en Ecosse. Ce ne fut que plus tard avec l’expérience que je compris que Léonie avait voulu ce soir-là que la prenne au moins dans mes bras.
Toute la semaine qui avait suivi, l’image de Léonie m’obsédait et l’idée de la perdre me traumatisait. Je trouvais dans mes matchs de football un palliatif de taille. Mais dans la nuit, loin du ballon, mes pensées chaussaient des ailes et se retrouvaient auprès de mon amour.
Je finis par poser mon problème à Charlie qui se moqua terriblement de moi.
-Comment m’avait-il dit, peux-tu donner autant d’importance à une fille ?
-Charlie, aide-moi au lieu de te moquer de moi, « le cœur a ses raisons que la Raison elle-même ignore ».
-J-C, tu es déjà fou. Me dit-il pour signifier qu’il ne désirait plus continuer la conversation. « Pauvre con pensai-je ; il ne comprend même pas les mots de Blaise Pascal ».
-Elle m’a chargé de te dire que tu cesses de t’amuser avec elle. Elle dit que tu lui as donné rendez-vous à l’église sans l’honorer.
-Mais c’est absurde, c’est elle qui joue à la menteuse.
-Mais puisqu’elle dit qu’elle était à la messe de 6h.
-Tiens, voilà que çà change tout, moi j’étais plutôt à celle de 18h
Voilà donc pourquoi je n’avais pas vu Léonie. On s’était fixé un rendez-vous dans un lieu précis un jour précis, mais pas à une heure précise.
-Dis-lui de m’excuser, il y’a eu un malentendu. Je serai à l’église dimanche prochain à la même heure et je l’y attendrai.
Cet autre dimanche arriva à pas de tortue, je me rendis à l’église accompagné de Hervé. Celui-ci me servait beaucoup plus de témoin que de compagnon de prière. Dès notre arrivée, mes yeux se posèrent immédiatement sur Léonie et ce malgré la foule. Elle était là, je jugeai la distance qui nous séparait, une trentaine de mètres à peine. Par là, je sus que mon flair en réalité ne se trompait jamais. Le prêtre récita rapidement ses histoires à dormir debout et nous libéra. Mais pour moi, ce n’était pas trop tôt ; tellement, j’avais hâte de me retrouver avec elle.
A la sortie de l’église, nous constatâmes qu’une fine pluie s’était abattue à notre insu sur la ville, rafraîchissant l’air. Ma bien-aimée qui n’était habillée que d’une mini-jupe et d’un léger corsage dont les manches n’étaient représentées que par deux minuscules cordelettes qui lui passaient par les épaules, avait beaucoup plus froid que nous. Elle avait croisé ses bars sur sa poitrine, sur sa lourde poitrine (la précision en vaut la peine). Nous étions déjà sur le chemin du retour. On marchait, moi au milieu, Léonie à ma droite et Hervé à ma gauche. Jusqu’ici, la jeune fille s’était gardée d’intervenir dans notre conversation. J’ignorai trop bien quoi lui dire et on s’approchait du quartier où une fois chez elle, je ne la verrai plus avant plusieurs éternités. Comme la jeune fille ne voulait pas prendre l’initiative, je me jetai à l’eau en espérant me transformer en canard.
-Tu es malade ? Dis-je en souriant d’un sourire que j’aurai voulu tendre mais qui en réalité était sans expression.
-J’ai froid répondis-elle froidement.
-En réalité, c’est ta faute si tu as froid. Tu n’étais pas obligé de porter des trucs aussi légers.
-As-tu déjà eu à m’acheter un seul vêtement ?
Avais-je compris ? Avais-je bien compris ? Léonie ne voulait-elle plus que je lui adresse la parole ? Sinon pourquoi ces deux réponses aussi froides l’une que l’autre ? Que lui avais-je fait pour qu’elle soit ainsi vexée ? Au lieu d’un canard, je m’étais transformé en poule une fois dans l’eau. Et en tant qu’être humain, j’étais tout simplement allé prendre une douche en Ecosse. Ce ne fut que plus tard avec l’expérience que je compris que Léonie avait voulu ce soir-là que la prenne au moins dans mes bras.
Toute la semaine qui avait suivi, l’image de Léonie m’obsédait et l’idée de la perdre me traumatisait. Je trouvais dans mes matchs de football un palliatif de taille. Mais dans la nuit, loin du ballon, mes pensées chaussaient des ailes et se retrouvaient auprès de mon amour.
Je finis par poser mon problème à Charlie qui se moqua terriblement de moi.
-Comment m’avait-il dit, peux-tu donner autant d’importance à une fille ?
-Charlie, aide-moi au lieu de te moquer de moi, « le cœur a ses raisons que la Raison elle-même ignore ».
-J-C, tu es déjà fou. Me dit-il pour signifier qu’il ne désirait plus continuer la conversation. « Pauvre con pensai-je ; il ne comprend même pas les mots de Blaise Pascal ».
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2 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 31 mars 2014 à 07:08
Amicalement. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
fokouajeancarlos · le lundi 31 mars 2014 à 10:16
J-C
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