PREMIER AMOUR "La première fois"
Un autre dimanche se pointa à l’horizon. Le soir après mon match de football, je rentrai à la maison. Je m’apprêtai à aller prendre un bain lorsque j’entendis frapper à la porte. J’allai ouvrir et qui vis-je ? Léonie, là devant moi, en chair et en os. Je tremblai avant d’articuler un presque inaudible « entre ». Elle entra mais ne s’assit pas. Elle se jeta sur mon livre de sciences naturelles qui se trouvait sur la table. Je n’avais pour seul vêtement ce soir-là qu’un minuscule short bleu. Ce qui avait permis à Léonie d’admirer la rondeur de mes muscles. Et la main posée sur mon livre, le regard légèrement dirigé vers moi, elle m’avait demandé pourquoi j’étais si musclé.
-C’est tout simplement parce que je fais trop de sport.
-C’est vrai, tu joues trop au foot, je me demande même si tu penses à ton examen.
-Ne te fais pas de soucis pour mon examen, quant au foot, j’ai pleinement le droit puisque je suis un garçon-Un petit sourire imprégné d’orgueil se dessina sur mes lèvres-Bon, donne-moi juste le temps de me débarbouiller et on va à l’église. Il ne faut pas qu’on arrive en retard.
Je disparus derrière dans nos toilettes qui ne l’étaient que le nom. Je pris mon bain en sifflotant. Lorsque je revins, Léonie se trouvait toujours à la même position ; et moi, j’avais sur moi un short tricolore aux couleurs du Gabon que je n’ai jamais eu le courage de jeter. Je me mis à me peigner au salon car je voulais bénéficier de sa présence au maximum.
-Tu veux vraiment aller à l’église ? Questionna-t-elle sans me regarder.
Je lui jetai un rapide coup d’œil avant de répondre par l’affirmative.
-Tu ne veux rien faire avant ?
-Qu’est-ce que tu dis ?
-Je voudrais qu’on fasse quelque chose avant de partir.
-Léonie, es-tu sûre de ce que tu veux ?
-Oui.
-Es-tu sûre d’avoir bien réfléchis ?
-Oui.
Bien qu’elle gardât les yeux sur mon livre, elle me parla sans éprouver la moindre gêne. Léonie me demandait tout simplement de faire l’amour avec elle. Décidément, je ne comprenais pas cette fille. Entre elle et moi, y’avait plus de doute, les rôles étaient incontestablement inversés. Toute jeune qu’elle était, elle abordait avec une aisance surprenante des sujets que je ne traitais que dans mon imagination. Je fis un pas vers elle et l’embrassa avec une gourmandise inouïe. Nous regagnions ma chambre, mon lit. Nos caresses se firent de plus en plus précises, dans cette chambre où régnait une obscurité totale. J’étais couché sur Léonie, l’embrassant à bouche-que-veux-tu. Quelques minutes après, elle me demanda de me déshabiller. Je ne me le fis pas répéter deux fois. Avec une rapidité qui me surprit moi-même, je fus nu. Comme toujours, l’imitant, je lui demandai d’en faire autant. Elle le fit. Nous nous transportâmes au pays des merveilles. Ce jour-là, je m’en souviens, Cupidon nous avait affirmé que nous étions les seuls à frapper à sa porte depuis de longues lunes.
Et après trois quart d’heure de vie paradisiaque, Léonie se rhabilla et sortit non sans m’avoir dit combien elle m’aimait et qu’elle m’attendait à l’église. Une fois seul, je me sentis un autre homme, un homme transformé. Les mots me manquent et me manqueront toujours pour dire avec exactitude ce que j’avais ressenti ce dimanche-là. Je me rhabillai en chantonnant la beauté de la vie. En sortant, je raflai toutes mes piètres économies et chemin faisant, je distribuais de l’argent à tout ceux que je croisais et qui voulait bien en prendre en leur disant : « Tenez ceci, je vous invite à mon mariage avec la plus belle fille du monde, la déesse des femmes-Et aux filles, j’ajoutai-Mademoiselle, ce n’est pas de ma faute si elle est plus belle que vous ».
Arrivé à l’église, j’avais déjà les poches vides. Et malgré la position idéale que j’occupais, je n’arrivais pas à détecter Léonie. A la fin de la messe, pas de Léonie également. Je me dis que la surexcitation anéantissait peut-être mon flair et rentrai toutefois au quartier porter la bonne nouvelle à Charlie et à Hervé que je considérais comme mes plus grands complices dans cette affaire. Je n’avais pas pu m’empêcher de leur dire que je venais de me faire dépuceler en dépucelant.
-C’est tout simplement parce que je fais trop de sport.
-C’est vrai, tu joues trop au foot, je me demande même si tu penses à ton examen.
-Ne te fais pas de soucis pour mon examen, quant au foot, j’ai pleinement le droit puisque je suis un garçon-Un petit sourire imprégné d’orgueil se dessina sur mes lèvres-Bon, donne-moi juste le temps de me débarbouiller et on va à l’église. Il ne faut pas qu’on arrive en retard.
Je disparus derrière dans nos toilettes qui ne l’étaient que le nom. Je pris mon bain en sifflotant. Lorsque je revins, Léonie se trouvait toujours à la même position ; et moi, j’avais sur moi un short tricolore aux couleurs du Gabon que je n’ai jamais eu le courage de jeter. Je me mis à me peigner au salon car je voulais bénéficier de sa présence au maximum.
-Tu veux vraiment aller à l’église ? Questionna-t-elle sans me regarder.
Je lui jetai un rapide coup d’œil avant de répondre par l’affirmative.
-Tu ne veux rien faire avant ?
-Qu’est-ce que tu dis ?
-Je voudrais qu’on fasse quelque chose avant de partir.
-Léonie, es-tu sûre de ce que tu veux ?
-Oui.
-Es-tu sûre d’avoir bien réfléchis ?
-Oui.
Bien qu’elle gardât les yeux sur mon livre, elle me parla sans éprouver la moindre gêne. Léonie me demandait tout simplement de faire l’amour avec elle. Décidément, je ne comprenais pas cette fille. Entre elle et moi, y’avait plus de doute, les rôles étaient incontestablement inversés. Toute jeune qu’elle était, elle abordait avec une aisance surprenante des sujets que je ne traitais que dans mon imagination. Je fis un pas vers elle et l’embrassa avec une gourmandise inouïe. Nous regagnions ma chambre, mon lit. Nos caresses se firent de plus en plus précises, dans cette chambre où régnait une obscurité totale. J’étais couché sur Léonie, l’embrassant à bouche-que-veux-tu. Quelques minutes après, elle me demanda de me déshabiller. Je ne me le fis pas répéter deux fois. Avec une rapidité qui me surprit moi-même, je fus nu. Comme toujours, l’imitant, je lui demandai d’en faire autant. Elle le fit. Nous nous transportâmes au pays des merveilles. Ce jour-là, je m’en souviens, Cupidon nous avait affirmé que nous étions les seuls à frapper à sa porte depuis de longues lunes.
Et après trois quart d’heure de vie paradisiaque, Léonie se rhabilla et sortit non sans m’avoir dit combien elle m’aimait et qu’elle m’attendait à l’église. Une fois seul, je me sentis un autre homme, un homme transformé. Les mots me manquent et me manqueront toujours pour dire avec exactitude ce que j’avais ressenti ce dimanche-là. Je me rhabillai en chantonnant la beauté de la vie. En sortant, je raflai toutes mes piètres économies et chemin faisant, je distribuais de l’argent à tout ceux que je croisais et qui voulait bien en prendre en leur disant : « Tenez ceci, je vous invite à mon mariage avec la plus belle fille du monde, la déesse des femmes-Et aux filles, j’ajoutai-Mademoiselle, ce n’est pas de ma faute si elle est plus belle que vous ».
Arrivé à l’église, j’avais déjà les poches vides. Et malgré la position idéale que j’occupais, je n’arrivais pas à détecter Léonie. A la fin de la messe, pas de Léonie également. Je me dis que la surexcitation anéantissait peut-être mon flair et rentrai toutefois au quartier porter la bonne nouvelle à Charlie et à Hervé que je considérais comme mes plus grands complices dans cette affaire. Je n’avais pas pu m’empêcher de leur dire que je venais de me faire dépuceler en dépucelant.
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4 commentaires
larose · le lundi 31 mars 2014 à 15:32
Super et bravo!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Amitiés
Guy · le lundi 31 mars 2014 à 23:28
Je ne me souviens plus si tu avais indiqué leurs âges au début de l'histoire.
Amicalement
http://www.mespoemes.net/renato
fokouajeancarlos · le mardi 1 avril 2014 à 16:51
fokouajeancarlos · le mardi 1 avril 2014 à 16:52
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