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PREMIER AMOUR " Un miracle"

Le mardi 1 avril 2014 à 17:51, posté par jean carlos · 175 lectures

Toute la semaine qui avait suivi, Léonie ne s’était pas manifestée. Charlie et moi ne comprenions plus rien. Je me sentais désespéré, perdu, malade. Plus d’une fois, l’idée de mettre fin à mes jours traversa mon esprit car ma raison de vivre ne voulait plus me voir.
Ce soir-là comme tous les autres soirs d’ailleurs, j’allais chez Charlie, et assis à côté de, je lui contais mon chagrin qu’il partageait ; mais seulement, celui-ci était si lourd qu’il n’arrivait même pas à porter le millième.
-Charlie, allons au moins à la cafétéria voir si on peut bouffer quelque chose.
-Bonne idée.
Pour y arriver, il fallait passer par la fontaine. Charlie et moi étions déjà au niveau du terrain lorsque nous vîmes Léonie qui venait en sens inverse. Rien qu’à la voir, un flot de joie inonda mon cœur. Arrivée à notre hauteur, la jeune fille serra la main de mon ami très chaleureusement avant de se retourner vers moi. Elle me lança un léger « bonsoir » en me serrant langoureusement la paume de main. Et comme si cela ne suffisait pas, cette gracieuse femelle plongea ses yeux dans les miens et je fus traversé par une violente secousse.
-Je vais réviser mes leçons avec Olivier nous dit-elle avant de s’en aller. Non sans m’avoir envoyé amoureusement un léger sourire.
Olivier était un garçon de ma génération qui faisait la même classe que Léonie. Je regardais la jeune fille s’éloigner avec un léger pincement de cœur. Elle avait une pile de livres et de cahiers qu’elle serrait contre sa poitrine et ses fesses rondes achevaient de m’assassiner.
Charlie avait déjà fait quelques pas lorsqu’il constata que je ne le suivais pas. Il se retourna et me jeta un regard interrogateur et je ne pus m’empêcher de lui dire que je ne pouvais aller plus loin ; tout ceci pour la simple raison que j’étais rassasié.
-Quoi ? Mais il y’a deux secondes, tu crevais de faim.
-C’est vrai, mais dès que Léonie m’a salué, ma faim s’est volatilisée.
-Y’a plus de doute, tu es vraiment fou.
-Tiens, prends. Lui avais-je dit en lui donnant quelques piécettes. Va manger, moi je vais dormir.
Je remboursai chemin tandis que Charlie continuait en secouant la tête. Il ne comprenait pas, il ne pouvait pas comprendre car il n’était pas amoureux et ne l’avait jamais été d’ailleurs. Une fois à la maison, je filai immédiatement au lit nager dans un monde merveilleux, beaucoup plus merveilleux que celui d’Alice.

Chaque que fois que je me retrouvais avec mes amis, un seul nom animait nos conversations : « Léonie ». Les uns à l’instar de Hervé le prononçaient pour me taquiner, les autres tel Charlie pour me féliciter
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