PREMIER AMOUR " Tonton Charlie"
Un soir de pluie, nous nous trouvions rassemblés chez moi. Mes amis maintenant venaient me rendre visite à la moindre occasion. J’étais déjà je le sentais car ces choses là ne peuvent que se sentir, le chef de notre bande. J’avais une belle copine ; mon ascension sociale ne pouvait qu’être garantie. Nous étions tous assis au salon, on causait, on riait, on criait même. Notre conversation ne tarda pas à basculer sur Léonie comme d’habitude.
-J-C, avait commencé Charlie, tu sais très bien que Léonie c’est ma cousine ?
-Eloignée. Oui.
-En Afrique, il n’y pas d’« éloignée ». C’est ma cousine ! C’est ma cousine ! Il n’y a plus rien à redire - Je tentais d’ouvrir la bouche pour placer un mot mais mon interlocuteur ne me laissa pas le temps - Si Léonie vient ici, vos petites étreintes que vous faites en route là vont s’arrêter. Elle doit me respecter monsieur, je suis son grand-frère. Elle ne peut pas faire çà devant moi.
-Cà quoi ? Demandai-je dans un sourire narquois.
-T’embrasser pardi !
-Tais-toi mec, ceci n’est que le fruit de ton imagination. Quelque soit l’endroit où ma « femme » et moi nous nous trouvons, quelque soient les personnes qui nous entourent, je n’ai pas besoin d’une permission quelconque pour embrasser ta cousine.
-Balivernes J-C, balivernes, elle ne peut pas faire çà devant moi.
Le ton montait légèrement, Charlie prenait son rôle de grand cousin au sérieux.
Dans la salle se trouvaient aussi Claude et Médard ; deux autres garçons du quartier avec qui j’entretenais de bonnes relations. Ceux-ci se gardaient bien d’intervenir dans notre dispute amicale. Ils se contentaient d’ouvrir la bouche de temps en temps pour sourire et la refermait une fois leur sourire épuisé.
Dehors, les gouttes de pluie se faisaient de plus en plus lourdes et serrées Claude se trouvait assis à côté de Charlie, sur le banc que j’avais occupé la première fois avec Léonie lorsqu’elle était venue. Médard était assis à côté de moi sur le seul canapé en rotin qui se trouvait dans notre salon. Sur la grande table circulaire qu’on apercevait à l’angle de la pièce, trop grande pour ce salon car elle occupait les deux tiers, y était posée une veille lampe à pétrole qui l’éclairait inégalement car la fumée l’avais par endroits noircies. En plein fin du vingtième siècle, on utilisait encore des lampes à pétrole dans une des plus grandes villes d’Afrique, c’était à croire qu’on refusait vraiment le développement. La pluie se faisait de moins en moins persistante lorsque nous entendîmes frapper à la porte. On se tut, croyant que c’était l’une des mes grandes-sœurs qui regagnaient le logis. On frappa à nouveau.
-Qui est là ?
N’obtenant aucune réponse, je me levai et allai ouvrir. Mon dieu qui vis-je ?
Surprise ! Surprise à côté de laquelle les chutes du Niagara ne valent pas la peine de faire le déplacement. Là juste devant moi, se trouvait Léonie toute souriante. Elle portait un short rouge et un tricot de même couleur. La pluie l’avait mouillée et ses vêtements collés à son corps la dessinaient sans aucune traîtrise. Je voyais aisément, non j’admirais aisément la rondeur de ses seins. Pointus, ils incarnaient sa jeunesse. Ses fesses cambrées donnaient à son bassin une assurance unique qui se répercutait sur sa démarche. Les flammes qui sortaient de ses yeux étaient entrain de me consumer. Je me mis à croire que Dieu de ses mains d’artiste n’avait pas seulement pétri Adam et Eve.
Ce ne fut qu’après quelques minutes que je constatai que José, la meilleure amie de Léonie se trouvait à côté d’elle. Toute aussi mouillé qu’elle, avec des rondeurs aussi dessinées que celles de ma bien-aimée mais qui à côté des siennes étaient fades, fades, étrangement fades. Léonie était vraiment unique.
J’invitai les deux jeunes filles à entrer. La femme de ma vie refusa poliment l’invitation, prétextant qu’elles faisaient le sport.
-Sous la pluie ?
-Pourquoi pas ? Qui sont ceux qui se trouvent là dedans avec toi ?
Je lui donnai le nom des trois mâles qui se trouvaient au salon avec moi. Sur ce, elle prit congé et s’en alla suivit de son amie. Elles couraient aux petits trots. Je les suivis du regard jusqu’à ce qu’elles se fassent absorber par le tournant qui se trouvait au bout de la rue. Je regagnai l’intérieur sous le regard couci-couça des autres. Maintenant que Léonie était partie, je recommençais à me rendre compte que la température était basse. Lorsque je me rassis, Charlie sourit.
-J-C, avait commencé Charlie, tu sais très bien que Léonie c’est ma cousine ?
-Eloignée. Oui.
-En Afrique, il n’y pas d’« éloignée ». C’est ma cousine ! C’est ma cousine ! Il n’y a plus rien à redire - Je tentais d’ouvrir la bouche pour placer un mot mais mon interlocuteur ne me laissa pas le temps - Si Léonie vient ici, vos petites étreintes que vous faites en route là vont s’arrêter. Elle doit me respecter monsieur, je suis son grand-frère. Elle ne peut pas faire çà devant moi.
-Cà quoi ? Demandai-je dans un sourire narquois.
-T’embrasser pardi !
-Tais-toi mec, ceci n’est que le fruit de ton imagination. Quelque soit l’endroit où ma « femme » et moi nous nous trouvons, quelque soient les personnes qui nous entourent, je n’ai pas besoin d’une permission quelconque pour embrasser ta cousine.
-Balivernes J-C, balivernes, elle ne peut pas faire çà devant moi.
Le ton montait légèrement, Charlie prenait son rôle de grand cousin au sérieux.
Dans la salle se trouvaient aussi Claude et Médard ; deux autres garçons du quartier avec qui j’entretenais de bonnes relations. Ceux-ci se gardaient bien d’intervenir dans notre dispute amicale. Ils se contentaient d’ouvrir la bouche de temps en temps pour sourire et la refermait une fois leur sourire épuisé.
Dehors, les gouttes de pluie se faisaient de plus en plus lourdes et serrées Claude se trouvait assis à côté de Charlie, sur le banc que j’avais occupé la première fois avec Léonie lorsqu’elle était venue. Médard était assis à côté de moi sur le seul canapé en rotin qui se trouvait dans notre salon. Sur la grande table circulaire qu’on apercevait à l’angle de la pièce, trop grande pour ce salon car elle occupait les deux tiers, y était posée une veille lampe à pétrole qui l’éclairait inégalement car la fumée l’avais par endroits noircies. En plein fin du vingtième siècle, on utilisait encore des lampes à pétrole dans une des plus grandes villes d’Afrique, c’était à croire qu’on refusait vraiment le développement. La pluie se faisait de moins en moins persistante lorsque nous entendîmes frapper à la porte. On se tut, croyant que c’était l’une des mes grandes-sœurs qui regagnaient le logis. On frappa à nouveau.
-Qui est là ?
N’obtenant aucune réponse, je me levai et allai ouvrir. Mon dieu qui vis-je ?
Surprise ! Surprise à côté de laquelle les chutes du Niagara ne valent pas la peine de faire le déplacement. Là juste devant moi, se trouvait Léonie toute souriante. Elle portait un short rouge et un tricot de même couleur. La pluie l’avait mouillée et ses vêtements collés à son corps la dessinaient sans aucune traîtrise. Je voyais aisément, non j’admirais aisément la rondeur de ses seins. Pointus, ils incarnaient sa jeunesse. Ses fesses cambrées donnaient à son bassin une assurance unique qui se répercutait sur sa démarche. Les flammes qui sortaient de ses yeux étaient entrain de me consumer. Je me mis à croire que Dieu de ses mains d’artiste n’avait pas seulement pétri Adam et Eve.
Ce ne fut qu’après quelques minutes que je constatai que José, la meilleure amie de Léonie se trouvait à côté d’elle. Toute aussi mouillé qu’elle, avec des rondeurs aussi dessinées que celles de ma bien-aimée mais qui à côté des siennes étaient fades, fades, étrangement fades. Léonie était vraiment unique.
J’invitai les deux jeunes filles à entrer. La femme de ma vie refusa poliment l’invitation, prétextant qu’elles faisaient le sport.
-Sous la pluie ?
-Pourquoi pas ? Qui sont ceux qui se trouvent là dedans avec toi ?
Je lui donnai le nom des trois mâles qui se trouvaient au salon avec moi. Sur ce, elle prit congé et s’en alla suivit de son amie. Elles couraient aux petits trots. Je les suivis du regard jusqu’à ce qu’elles se fassent absorber par le tournant qui se trouvait au bout de la rue. Je regagnai l’intérieur sous le regard couci-couça des autres. Maintenant que Léonie était partie, je recommençais à me rendre compte que la température était basse. Lorsque je me rassis, Charlie sourit.
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2 commentaires
fokouajeancarlos · le mercredi 2 avril 2014 à 18:21
J-C
Guy · le jeudi 3 avril 2014 à 08:52
"refermait (la bouche) une fois leur sourire épuisé"
On en apprend toujours plus sur leur mode de vie et leur façon de se comporter face aux événements quotidiens. Merci.
Amicalement
http://www.mespoemes.net/renato
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