PREMIER AMOUR " Les savants"
-Tu crois qu’elle pouvait entrer quand je suis là ?
Intérieurement, je me mis à croire que Charlie avait peut-être une grande influence sur la fille que j’aimais. Et si jamais c’était le cas, c’est que c’était lui qui faisait ma pluie et mon beau temps. Pourtant, il n’était pas question pour moi de me dégonfler devant les autres.
-Charlie, c’est moi qui ai voulu, si j’avais vraiment envie de l’embrasser, je l’aurai fait ici, devant toi.
En guise de réponse, mon ami lança un rire moqueur qui voulait dire : « Il n’est pas interdit de se défendre mais il est interdit de se défendre lorsqu’on se sait déjà battu ».
Après le rire de Charlie, personne ne dit plus rien. On se regardait sans se parler. Charlie jouait de temps en temps avec la lampe. Deux minutes s’étaient à peine écoulées lorsque j’entendis frapper à nouveau. Je me levai et ouvris. Encore les deux filles. Léonie entra sans me laisser le temps de l’y inviter ; son amie en fit autant. Elles saluèrent joyeusement les trois garçons. Je me rassis après avoir refermé la porte derrière moi. Les deux filles étaient encore debout, cherchant des sièges. En dehors de ceux que nous avions déjà occupés, notre maison n’en avait plus d’autre.
-Tiens, assieds-toi ici.
Le siège que je lui proposais n’était rien d’autre que mes genoux. Léonie toute mouillée y pris place. C’eut été une autre personne que j’aurais trouvé la température extrêmement glaciale ; mais là, je la trouvais idéale. Je commençais à comprendre la théorie de la relativité de Einstein. Je lançai un regard vague à Charlie qui faisait semblant de ne rien voir de tout ce qui se déroulait. José se tourna vers moi et me dit qu’elle désirait aussi s’asseoir. Je lui proposais la place qui se trouvait à côté de Médard car celui-ci avait encore la possibilité de se reculer afin qu’on puisse se serrer un peu. José refusa, prétextant qu’elle ne pouvait s’asseoir à côté d’un garçon. Léonie essaya lui faire entendre raison en lui disant de ne pas se comporter comme une gamine. Je proposai donc à José d’aller s’asseoir à côté de Claude parce que je le trouvais beaucoup plus séduisant que Médard. La jeune fille déclina l’invitation, prétextant qu’elle préférait encore Médard. Je compris alors que José ne voulait pas de Claude tout simplement parce qu’elle ne voulait pas perdre la tête. Elle ne voulait pas faire de bêtises. Elle voulait sortir de cette maison comme elle était venue.
Léonie qui regardait dans la même direction que moi, se retourna de façon à m’avoir en face d’elle toujours assise sur mes genoux. Nos regards instinctivement s’accrochèrent. Le feu qui sortait de ses yeux consumait mon cœur. A ce moment précis, je dois l’avouer, je ne pouvais lire dans ses pensées. Mais comme j’aurais voulu qu’elle ressentît la même chose que moi. Là, je maudis tous les savants qui avaient déjà peuplé la terre en me promettant de leur enlever ce titre dont ils s’enorgueillissaient tant à la première occasion. « Comment m’étais-je demandé n’avaient-ils pu jusqu’ici pas encore inventer avec tous les moyens dont ils disposaient une machine à calculer l’intensité des sentiments ? »
Intérieurement, je me mis à croire que Charlie avait peut-être une grande influence sur la fille que j’aimais. Et si jamais c’était le cas, c’est que c’était lui qui faisait ma pluie et mon beau temps. Pourtant, il n’était pas question pour moi de me dégonfler devant les autres.
-Charlie, c’est moi qui ai voulu, si j’avais vraiment envie de l’embrasser, je l’aurai fait ici, devant toi.
En guise de réponse, mon ami lança un rire moqueur qui voulait dire : « Il n’est pas interdit de se défendre mais il est interdit de se défendre lorsqu’on se sait déjà battu ».
Après le rire de Charlie, personne ne dit plus rien. On se regardait sans se parler. Charlie jouait de temps en temps avec la lampe. Deux minutes s’étaient à peine écoulées lorsque j’entendis frapper à nouveau. Je me levai et ouvris. Encore les deux filles. Léonie entra sans me laisser le temps de l’y inviter ; son amie en fit autant. Elles saluèrent joyeusement les trois garçons. Je me rassis après avoir refermé la porte derrière moi. Les deux filles étaient encore debout, cherchant des sièges. En dehors de ceux que nous avions déjà occupés, notre maison n’en avait plus d’autre.
-Tiens, assieds-toi ici.
Le siège que je lui proposais n’était rien d’autre que mes genoux. Léonie toute mouillée y pris place. C’eut été une autre personne que j’aurais trouvé la température extrêmement glaciale ; mais là, je la trouvais idéale. Je commençais à comprendre la théorie de la relativité de Einstein. Je lançai un regard vague à Charlie qui faisait semblant de ne rien voir de tout ce qui se déroulait. José se tourna vers moi et me dit qu’elle désirait aussi s’asseoir. Je lui proposais la place qui se trouvait à côté de Médard car celui-ci avait encore la possibilité de se reculer afin qu’on puisse se serrer un peu. José refusa, prétextant qu’elle ne pouvait s’asseoir à côté d’un garçon. Léonie essaya lui faire entendre raison en lui disant de ne pas se comporter comme une gamine. Je proposai donc à José d’aller s’asseoir à côté de Claude parce que je le trouvais beaucoup plus séduisant que Médard. La jeune fille déclina l’invitation, prétextant qu’elle préférait encore Médard. Je compris alors que José ne voulait pas de Claude tout simplement parce qu’elle ne voulait pas perdre la tête. Elle ne voulait pas faire de bêtises. Elle voulait sortir de cette maison comme elle était venue.
Léonie qui regardait dans la même direction que moi, se retourna de façon à m’avoir en face d’elle toujours assise sur mes genoux. Nos regards instinctivement s’accrochèrent. Le feu qui sortait de ses yeux consumait mon cœur. A ce moment précis, je dois l’avouer, je ne pouvais lire dans ses pensées. Mais comme j’aurais voulu qu’elle ressentît la même chose que moi. Là, je maudis tous les savants qui avaient déjà peuplé la terre en me promettant de leur enlever ce titre dont ils s’enorgueillissaient tant à la première occasion. « Comment m’étais-je demandé n’avaient-ils pu jusqu’ici pas encore inventer avec tous les moyens dont ils disposaient une machine à calculer l’intensité des sentiments ? »
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1 commentaire
fokouajeancarlos · le vendredi 4 avril 2014 à 12:30
Quant aux lignes qui font allusion aux savants, je voulais juste montrer que l'amour nous plonge souvent dans la déraison.
J-C
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