NOS LETTRES I
Jeudi 1er août 2001
Eliane ma chère amie je te salue ;
C’est non sans un cœur bouillant d’émotions que je me décide de t’écrire en cette terne soirée d’août.
Tout d’abord, je tiens à te demander des excuses si jamais tu trouves mon entreprise prétentieuse, audacieuse, déplacée.
Je dois avouer que j’ai hésité durant de longues lunes avant de me décider de pouvoir te joindre par le biais de cette missive.
J’ai dû jouer les détectives à travers les rues de Douala pour dénicher Kyselle afin qu’elle puisse m’indiquer le moyen le plus sûr et le plus rapide de pouvoir te joindre en toute quiétude.
Ma chère amie, je dois t’avouer que lorsque je quittais Tonga, j’étais convaincu d’avoir définitivement tourné une page de mon passé. Mais, c’était sans compter que le passé d’un homme fait partie intégrante de sa vie car au bout de quelques années, je ne pouvais que constater qu’à longueur de journée des fantômes bienfaisants me ramenaient inéluctablement les brides de mes quatre années passées dans ton village.
Oui Eliane, c’en est fait. Les souvenirs des moments passés à tes côtés ne me quittent plus d’une semelle. J’ai l’impression de te voir partout où je me trouve. A chaque pas, tu es présente et même dans les coins les plus reculés de mon sommeil, tu arrives toujours à t’y glisser. Que dire alors de ces instants d’extase que je n’arrive plus à trouver dans mes parties de football. Je ne peux plus me passer de ces moments que je considère à juste titre comme les plus beaux mon existence. Qu’elles sont si loin et si proche ces folles soirées où on se baladait la main dans la main, à travers les champs, loin de ces sentiers qui serpentaient le village. Oui Eliane, elles sont si loin et si proches, ces folles et douces journées où toi et moi allions clandestinement dans les grands vergers à la périphérie du village, passés de longues heures couchés sous l’ombre apaisant de leurs immenses feuillages, nous gavant de fruits qui tombaient de façon presque continu autour de nous. Te souviens-tu lorsque nous emplissons nos poumons de cette odeur entremêlée de fruits juteux et de feuillage en décomposition ? Nous respirions alors un air pur, particulier et exotique qui nous donnait la sensation presque certaine d’être Adam et Eve.
Eliane ma chère amie je te salue ;
C’est non sans un cœur bouillant d’émotions que je me décide de t’écrire en cette terne soirée d’août.
Tout d’abord, je tiens à te demander des excuses si jamais tu trouves mon entreprise prétentieuse, audacieuse, déplacée.
Je dois avouer que j’ai hésité durant de longues lunes avant de me décider de pouvoir te joindre par le biais de cette missive.
J’ai dû jouer les détectives à travers les rues de Douala pour dénicher Kyselle afin qu’elle puisse m’indiquer le moyen le plus sûr et le plus rapide de pouvoir te joindre en toute quiétude.
Ma chère amie, je dois t’avouer que lorsque je quittais Tonga, j’étais convaincu d’avoir définitivement tourné une page de mon passé. Mais, c’était sans compter que le passé d’un homme fait partie intégrante de sa vie car au bout de quelques années, je ne pouvais que constater qu’à longueur de journée des fantômes bienfaisants me ramenaient inéluctablement les brides de mes quatre années passées dans ton village.
Oui Eliane, c’en est fait. Les souvenirs des moments passés à tes côtés ne me quittent plus d’une semelle. J’ai l’impression de te voir partout où je me trouve. A chaque pas, tu es présente et même dans les coins les plus reculés de mon sommeil, tu arrives toujours à t’y glisser. Que dire alors de ces instants d’extase que je n’arrive plus à trouver dans mes parties de football. Je ne peux plus me passer de ces moments que je considère à juste titre comme les plus beaux mon existence. Qu’elles sont si loin et si proche ces folles soirées où on se baladait la main dans la main, à travers les champs, loin de ces sentiers qui serpentaient le village. Oui Eliane, elles sont si loin et si proches, ces folles et douces journées où toi et moi allions clandestinement dans les grands vergers à la périphérie du village, passés de longues heures couchés sous l’ombre apaisant de leurs immenses feuillages, nous gavant de fruits qui tombaient de façon presque continu autour de nous. Te souviens-tu lorsque nous emplissons nos poumons de cette odeur entremêlée de fruits juteux et de feuillage en décomposition ? Nous respirions alors un air pur, particulier et exotique qui nous donnait la sensation presque certaine d’être Adam et Eve.
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