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poémes sucrés salés

mon père

Le lundi 23 mars 2009 à 15:42, posté par franck · 328 lectures

Il ne disait pas grand chose
Sauf des bribes de souvenirs
Entre la guerre et la cause
Il avait dû tenir .

Le bon vieux temps
N’est pas toujours si bon
Quand on a pas un rond
Et que l’on est souffrant .

Il y a aussi le charme
Du sépia de rares photos
D’instants volés aux larmes ,
D’histoires un peu folklo.

C’était le PARIS de PREVERT
De l’avant-guerre
Du canal Saint Martin
Et des aigrefins .

Il y avait du mystère
Des gens simples
Qui avaient la fierté des humbles
Mais sans charbon l’hiver .

Je me souviens surtout de sa main
Qui me serrait fort le bras
Comme pour me parler tout bas
des mots que l’on dit à la fin .
Note : 10/10 (1 vote) · connectez-vous pour noter

4 commentaires

MarieAnne · le lundi 23 mars 2009 à 16:43

Emouvant, dommage que le nombre de pieds inégal coupe le rythme mélodique.

Meriem · le lundi 23 mars 2009 à 17:25

Ton poème m'a touchée, un bel hommage...

alto... · le lundi 23 mars 2009 à 20:39

bien ressenti,et pas mal dit!écoute Marie-Anne...

Michel (Signes de Vie) · le mardi 24 mars 2009 à 22:56

Prevert, Doisneau, le sépia est toujours relié au passé. Tu as de la chance d'avor des souvenirs. Amitié

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