LE SIROCCO PURGATIF DU DÉSERT.
LE SIROCCO PURGATIF DU DÉSERT.
Quand l’été, cet énorme four ou brasier,
Est attisé par les étincelles de ce vent solaire,
La joue du sable reçoit l’incandescent baiser,
Pour initier tout être vivant à des rites séculaires.
C’est à ce moment que je m’envoûte,
Et sous la transe de mes torts, je me plie,
Je me tourne vers l’Ouest et vite je goûte
A la fade grillade de l’épiderme qui se délie.
C’est à ce moment que les reptiles se planquent,
Mais, torse nu, je me laisse filtrer par le sirocco,
Tel un dragon, il crame l’âme et le corps tronque,
Au point que je confonds ma voix conjurée et son écho.
Tout en moi se sape et jusqu’aux os se dessèche,
Aucune substance n’oppose défi ou résistance.
Ô vent purifiant, lave-moi à sec, aspire-moi, lèche !
J’aime ta purgation pour d’atténuantes circonstances.
La soif est leurrée par la tentation du mirage,
Dont le feu bleu miroite et paraît vital liquide,
Aussi inhalai-je un souffle brûlant en guise de breuvage,
Un chalumeau, mais moins ardent que le vrai enfer livide.
Ce bain de chaleur torride me donne immunité,
Le scorpion prend la fuite et le cobra bat en retraite,
La vipère cornue se dérobe et le varan nie sa vanité,
Et alors, débarrassé de ma matérialité, l’oryx m’allaite.
C’est à ce moment que je me tourne vers l’Est ;
Ma spiritualité me relève à la source originelle,
D’où jaillit une vive lumière verte, qui se manifeste.
Ainsi, Grâce Divine accordée, m’excusera Soeur jumelle.
Quand l’été, cet énorme four ou brasier,
Est attisé par les étincelles de ce vent solaire,
La joue du sable reçoit l’incandescent baiser,
Pour initier tout être vivant à des rites séculaires.
C’est à ce moment que je m’envoûte,
Et sous la transe de mes torts, je me plie,
Je me tourne vers l’Ouest et vite je goûte
A la fade grillade de l’épiderme qui se délie.
C’est à ce moment que les reptiles se planquent,
Mais, torse nu, je me laisse filtrer par le sirocco,
Tel un dragon, il crame l’âme et le corps tronque,
Au point que je confonds ma voix conjurée et son écho.
Tout en moi se sape et jusqu’aux os se dessèche,
Aucune substance n’oppose défi ou résistance.
Ô vent purifiant, lave-moi à sec, aspire-moi, lèche !
J’aime ta purgation pour d’atténuantes circonstances.
La soif est leurrée par la tentation du mirage,
Dont le feu bleu miroite et paraît vital liquide,
Aussi inhalai-je un souffle brûlant en guise de breuvage,
Un chalumeau, mais moins ardent que le vrai enfer livide.
Ce bain de chaleur torride me donne immunité,
Le scorpion prend la fuite et le cobra bat en retraite,
La vipère cornue se dérobe et le varan nie sa vanité,
Et alors, débarrassé de ma matérialité, l’oryx m’allaite.
C’est à ce moment que je me tourne vers l’Est ;
Ma spiritualité me relève à la source originelle,
D’où jaillit une vive lumière verte, qui se manifeste.
Ainsi, Grâce Divine accordée, m’excusera Soeur jumelle.
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