La vieillesse.
Mes os , ma frêle complexion subodorent la nature hideuse de mon évanéscence.
Mes doigts se déforment a travers l'inénarrable délitéscence
Mon échine se ploie sous le fardeau insoutenable de la sénéscence.
Mon visage est échancré par les flétrissures du temps.
Ma vie n'est plus parfumée de pétulances, immuablement,
Tel un soleil devenu livide sous la froideur incompréssible de l'hiver,
Tel un anachorète bléssé se complaisant dans ses rivières de chagrins amers.
Aussi mon corps souffre dans un silence accablant comme un reclus noyé dans l'opacité.
Si bien que par lassitude, ma famille me laisse braver la violence de l'érrance,
Avec tout mon éventail de souffrances,
En me délaissant comme une denrée périssable dans une gare accablée de moisissures et d'humidités,
Ou déferlent sur les quais abreuvés d'insalubrités,
Tous les mutilés de la vie, les mendiants et les pestiférés.
Et sachez que vous les jeunes qui exprimez sur les êtres séniles, votre dédain indéniable,
Vous êtes pitoyables,
Et vous méritez d'être blâmables,
Car un jour vous serez vieux a votre tour, donc soyez envers eux honorables,
Et sachez que malgré vos outrecuidances, et les étendues de vos éruditions, vous ne parviendrez jamais a embraser la conception d'un être humain qui puisse s'ancrer dans le perdurable.
Vous ne serez pas supèrieurs, contrairement a la pensée, vous n'échapperez pas aux lois de la physique;vous êtes une matière biodégradable.
Mes doigts se déforment a travers l'inénarrable délitéscence
Mon échine se ploie sous le fardeau insoutenable de la sénéscence.
Mon visage est échancré par les flétrissures du temps.
Ma vie n'est plus parfumée de pétulances, immuablement,
Tel un soleil devenu livide sous la froideur incompréssible de l'hiver,
Tel un anachorète bléssé se complaisant dans ses rivières de chagrins amers.
Aussi mon corps souffre dans un silence accablant comme un reclus noyé dans l'opacité.
Si bien que par lassitude, ma famille me laisse braver la violence de l'érrance,
Avec tout mon éventail de souffrances,
En me délaissant comme une denrée périssable dans une gare accablée de moisissures et d'humidités,
Ou déferlent sur les quais abreuvés d'insalubrités,
Tous les mutilés de la vie, les mendiants et les pestiférés.
Et sachez que vous les jeunes qui exprimez sur les êtres séniles, votre dédain indéniable,
Vous êtes pitoyables,
Et vous méritez d'être blâmables,
Car un jour vous serez vieux a votre tour, donc soyez envers eux honorables,
Et sachez que malgré vos outrecuidances, et les étendues de vos éruditions, vous ne parviendrez jamais a embraser la conception d'un être humain qui puisse s'ancrer dans le perdurable.
Vous ne serez pas supèrieurs, contrairement a la pensée, vous n'échapperez pas aux lois de la physique;vous êtes une matière biodégradable.
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13 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le samedi 29 octobre 2016 à 18:18
Cela me fait penser à une conception que je donne, plus philosophique et réaliste aussi de ce que pourrait être la mort. Pas la mort physiologique.
Je dis, la véritable mort, c'est l'oubli.
Ton poème me fait penser à ces vers de Victor Hugo qui écrivait :
"
Telles vous cheminez, stoïques et sans plaintes,
A travers le chaos des vivantes cités,
Mères au coeur saignant, courtisanes ou saintes,
Dont autrefois les noms par tous étaient cités. "
Je pense, plus encore aux "Petites vieilles", poème en prose de Baudelaire (le spleen de Paris) que j'ai lu tant de fois. Une analyse de ce poème disait ;
"La vieillesse, avec ses drames, sa solitude, est un sujet rarement abordé par la poésie traditionnelle. Celle-ci se tourne plutôt vers la beauté « classique ».
Guillaume, merci pour avoir abordé ce thème. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
brouilleur59 · le dimanche 30 octobre 2016 à 00:35
la vieillesse naît de l'érosion physique de tout corps dégradable, si bien cité dans ton texte le mépris des autres n'empêchera leurs propres échéances. Le respect d'autrui de nos jours n'est plus ce qu'il fût.
au plaisir de te relire
B59
guillaume · le dimanche 30 octobre 2016 à 20:53
guillaume · le dimanche 30 octobre 2016 à 20:55
guillaume · le lundi 31 octobre 2016 à 04:31
ninette1952 · le mercredi 2 novembre 2016 à 20:34
merci de ta visite
Super réaliste hélas ton texte
il n'y a plus bcp de respect pour les personnes âgées mais certains n'ont plus de respect pour rien..
MA voisine m'a parlé hier c'était la 1ère fois depuis que j'habite là mai 2015..elle m'a ditque mes petits-enfnats étaient très polis je dois dire que 'éta
ninette · le mercredi 2 novembre 2016 à 20:35
merci de ta visite
Super réaliste hélas ton texte
il n'y a plus bcp de respect pour les personnes âgées mais certains n'ont plus de respect pour rien..
MA voisine m'a parlé hier c'était la 1ère fois depuis que j'habite là mai 2015..elle m'a ditque mes petits-enfnats étaient très polis je dois dire que j'étais fière
bisous doux d'@nnie
guillaume · le jeudi 3 novembre 2016 à 10:36
domidom · le jeudi 3 novembre 2016 à 22:30
J'aime ce cri de colère que tu jettes à la face de ceux qui crachent sur les vieux...
J'aime ta chute, ce poème est hélas d'une cruelle réalité....
Gros bisous, Domie
guillaume · le vendredi 4 novembre 2016 à 09:36
guillaume · le vendredi 4 novembre 2016 à 09:43
elise289 · le samedi 5 novembre 2016 à 15:54
Corps "décharné"déformé". "Accablé"on sent dans chaque mot l'aversion de la vieillesse qui est comme une errance.
L'esprit modèle le corps et non l'inverse peu importe les rides...la beauté et la lumière est à l'intérieur et on peut être une très belle personne même vieillissant.
J'ai le regret de ne pas avoir eu de grand parents et je trouve que le vieillesse est avant tout sagesse et tendresse donc pleine de beauté même voûtées, édentés,frippés par les années.
Mais tu as pas tort l'égoïsme ambiant, les familles explosées, fait perdre le sens et les valeurs du 'transgénérationnelle".
Tant de choses à en dire .
Amicalement,
Elise
guillaume · le mardi 8 novembre 2016 à 10:27
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