Les natures froides ( par Micheline ).
O blêmissants sanglots, o pluies de l'empyrée
Crépitez sur ma vitre, mon âme givrée.
Mes pensées moissonnées, sans hésiter coupez
Les ailes de mon cygne et le sacrifiez !
Par la mitraille de la grêle ensemencée
Dans la terre, buvant votre eau si glacée,
S'est figé tout mon sang, et de l'aïeul pareil,
S'est ridé mon visage aux noces de vermeil.
.Mon coeur comme l'arctique est sculpté par le froid.
Je me sens térrassé par l'ennui et l'éffroi,
Lorsque mes sentiments se brisent comme du verre,
Aux amours vénéneux de l'horrible mégère.
Quand de l'étoile, il voit déscendre la lueur,
Le doux poète pleure en sa pâle torpeur.
.
.
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Crépitez sur ma vitre, mon âme givrée.
Mes pensées moissonnées, sans hésiter coupez
Les ailes de mon cygne et le sacrifiez !
Par la mitraille de la grêle ensemencée
Dans la terre, buvant votre eau si glacée,
S'est figé tout mon sang, et de l'aïeul pareil,
S'est ridé mon visage aux noces de vermeil.
.Mon coeur comme l'arctique est sculpté par le froid.
Je me sens térrassé par l'ennui et l'éffroi,
Lorsque mes sentiments se brisent comme du verre,
Aux amours vénéneux de l'horrible mégère.
Quand de l'étoile, il voit déscendre la lueur,
Le doux poète pleure en sa pâle torpeur.
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13 commentaires
jekarev · le jeudi 9 février 2017 à 16:48
Même cadeau qui nous touche... il y a des poèmes qu'on pense devoir repasser à l'envers et en reposer les mots. La première version était belle, pleine de mélancolie, la seconde aussi...C'est cela la force d'un vrai poète, savoir ce qui touche avec tel ou tel mot !
Merci pour cette autre version
Jérôme
guillaume · le samedi 11 février 2017 à 13:24
Bonjour Guillaume, Je vois que vous avez repris votre texte. Il y a du mieux, mais le compte syllab… · le samedi 11 février 2017 à 15:28
Je vois que vous avez repris votre texte. Il y a du mieux, mais le compte syllabique n'est pas toujours à 12, l'absolu chiffre impératif si vous écrivez en alexandrins. Par exemple au 2ème vers que je vous avais déjà posé, il comptait 12 syllabes, et vous rajoutez un "si" qui n'a pas lieu d'être puisqu'il rajoute une 13ème syllabe et de plus peu gracieuse.
Voilà comment il faut procéder, et il n'y a pas moyen de faire autrement, et la meilleure pratique est de compter sur vos doigts :
Cré/pi/tez sur/ ma/ vi/tre, en/ mon â/me /si/ gi/vrée. = 13 syllabes donc pas bon
Mais :
Cré/pi/tez sur/ ma/ vi/tre, en/ mon â/me / gi/vrée. = 12 syllabes ce qui est un compte bon.
Le vers suivant échappe à tout calcul :
Mon/ mo/ral/ est/ le/ pâ/le/ re/flet/ d'un/ cy/gne/ blé/ssé/ = 19 syllabes et non les 12 d'un alexandrin
Je vais en bout de chaque ver, sur votre texte, mettre le chiffre correspondant aux syllabes existantes, et vous constaterez qu'il faut encore trancher et aussi ne pas oublier de faire jouer l'alternance à la rime du masculin et du féminin :
O blêmissants sanglots, o pluie de l'empyrée 12
Crépitez sur ma vitre, en mon âme si givrée. 13
Mon moral est le pâle reflet d'un cygne bléssé 19
Avec ses deux grandes ailes violemment transpercées 19
Sous la mitraille atroce des grêlons argentés 18
Par la nature et sa sulfureuse cruauté. 18
Mon espoir est le sang morne d'un aïeul glacé. 18
Mon visage flétrit sous le fardeau des années. 18
Mon coeur est l'arctique sculptée par l"implacable froid 19
Je suis très térrassé par l'ennui et l'éffroi,
17
Avec mes sentiments qui se brisent comme du verre 19
A cause du grand amour venimeux des mégères. 18
.Et le poète saigne, pâlit sous sa vie austère. 19
Voici à la suite votre poème rédigé en alexandrins :
Ô blêmissants sanglots ! Ô pluies de l’Empyrée !
Crépitez à ma vitre, en mon âme givrée…
Mes pensées moissonnez, sans hésiter coupez
Les ailes de mon cygne et le sacrifiez !
sa/cri/fi/ez/ il y a ici diérèse donc 4 syllabes prononcées.
Par la mitraille de la grêle ensemencée
Dans la terre, buvant votre eau givrée, glacée,
S’est figé tout mon sang, et de l’aïeul, pareil,
S’est ridé mon visage aux noces de vermeil.
Mon cœur, comme l’Arctique est sculpté par le froid
Je me sens terrassé par l’ennui et l’effroi,
Lorsque mes sentiments se brisent comme verre
Aux amours venimeux de l’horrible mégère. Quand de l’Étoile il voit descendre la lueur,
Le doux poète pleure en sa pâle torpeur…
Voilà ce que j'ai pu vous écrire aujourd'hui. Si je me suis faite mal comprendre, alors, n'hésitez pas !
Bon week-end et amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le samedi 11 février 2017 à 15:36
Le texte s'est doublé, et pourtant je n'avais écrit que la seconde partie en lettres non grasses !
Pardonnez-moi d'avoir occupé tant d'espace !
Amitiés,
Micheline.
guillaume · le samedi 11 février 2017 à 21:20
Micheline 1940 · le dimanche 12 février 2017 à 08:07
Mon/ mo/ral/ est/ le/ pâ/le/ re/flet/ d'un/ cy/gne/ blé/ssé/ = 14
(cette faute fut commise en recopiant mon brouillon. Veuillez me pardonner cette erreur qui vous décourage et j'en fais contrition, alors que je voulais vous aider sincèrement à avancer. Mon effort dans ce sens s'est révélé néfaste dans l'entreprise que vous vous proposiez de réaliser : écrire de la Poésie. Croyez le, j'en suis tout à fait désolée ! mais toujours là pour vous aider si vous désirez continuer !)
Ne vous découragez pas si vite !
D'un autre côté, la prose bien écrite est aussi jolie qu'un beau poème !
Mille amitiés,
Micheline.
guillaume · le mardi 14 février 2017 à 03:05
guillaume · le mardi 14 février 2017 à 03:11
Micheline 1940 · le mercredi 15 février 2017 à 05:14
Bonne journée, Guillaume, et à bientôt !
Micheline.
Micheline 1940 · le mercredi 15 février 2017 à 05:18
Qu'en pensez-vous ?
guillaume · le vendredi 17 février 2017 à 02:06
aurorefloreale · le mardi 14 mars 2017 à 18:20
astreignantes qu'impose la poésie classique, voilà ce que personnellement j'en pense et bien entendu , cela n'engage que moi!
aurorefloreale
guillaume · le jeudi 16 mars 2017 à 00:23
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