Le poison mortel de la misère.
Je subodore les funestes parfums de l'agonie, d'un crotale diamantin qui insère ses redoutables
crochets dans la chair,
De quoi faire frémir les vies crépusculaires,
Lorsqu'il distille son poison dans les veines décharnées des indigents.
Et aprés sa mise à mort, il s'en va avec ses yeux qui laissent fleurir une jubilation, inlassablement.
C'est une danse macabre de la misère,
Qui s'acharne sans relâche sur ces proies en bondissant sur elles, en les strangulant pour les extirper
des morsures incurables de la vie austére.
Et je ne peux point apaiser mon estomac inassouvi
Pour avoir ingéré des menus indigestes de l'absence,
Car devant cette aquarelle de l'horreur,ma faim s'est évaporée, je suis pétrifié de peur à l'idée d'être piégé et mordu par le venin insidieux de l'indifférence,
Ou d'être écrasé par la tyrannie du pouvoir abreuvé de cécités et de sulfureuses opulences.
Aussi je vomis mes mers courroucées comme une mer en furie sur ma pusillanimité,
Car je n'ai rien fait pour sauver du naufrage, ces hommes noyés dans les brumes sinistres et sales
de l'adversité.
Par conséquent, je désire être ces écumes des mers qui expirent violemment sur les flancs des navires,
Car je suis si repu de l'appétence de vivre, et de perpétuellement souffrir.
crochets dans la chair,
De quoi faire frémir les vies crépusculaires,
Lorsqu'il distille son poison dans les veines décharnées des indigents.
Et aprés sa mise à mort, il s'en va avec ses yeux qui laissent fleurir une jubilation, inlassablement.
C'est une danse macabre de la misère,
Qui s'acharne sans relâche sur ces proies en bondissant sur elles, en les strangulant pour les extirper
des morsures incurables de la vie austére.
Et je ne peux point apaiser mon estomac inassouvi
Pour avoir ingéré des menus indigestes de l'absence,
Car devant cette aquarelle de l'horreur,ma faim s'est évaporée, je suis pétrifié de peur à l'idée d'être piégé et mordu par le venin insidieux de l'indifférence,
Ou d'être écrasé par la tyrannie du pouvoir abreuvé de cécités et de sulfureuses opulences.
Aussi je vomis mes mers courroucées comme une mer en furie sur ma pusillanimité,
Car je n'ai rien fait pour sauver du naufrage, ces hommes noyés dans les brumes sinistres et sales
de l'adversité.
Par conséquent, je désire être ces écumes des mers qui expirent violemment sur les flancs des navires,
Car je suis si repu de l'appétence de vivre, et de perpétuellement souffrir.
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7 commentaires
Don Kameleon · le jeudi 23 mars 2017 à 11:42
Bonne continuation cher Guillaume...
Amicalement.
Don.
guillaume · le mercredi 29 mars 2017 à 01:04
Jekarev · le vendredi 31 mars 2017 à 19:44
J'ai eu peu de temps à consacrer au site et aux personnes que j’estime, que j'aime. Ta fragilité qui transparaît dans cette prose me rappelle quelqu'un que je connais bien et qui accompagne chacun de mes jours... Tu décris finement cet homme qui déambule morose, mais qui, sans se l'avouer, trouve le crépuscule grandiose ! Je le sens s'éloigner vers de faux paradis comme un poète maudit. Il se doit de revenir vers la vie pour continuer à nous offrir ce qu'il a de meilleur !
Amitiés
Jérôme
guillaume · le samedi 1 avril 2017 à 00:37
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 7 avril 2017 à 12:29
Les mots sont rugueux, noirs, parfois insoutenables.
Mon manque de temps ne me permet pas, hélas, pour une fois, de ne pas être aussi disert que l'a été Jérôme, ci-dessus, mais tu sais l'intérêt que je porte à tes écrits. Amitiés, Guillaume. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
guillaume · le jeudi 13 avril 2017 à 01:45
guillaume · le jeudi 13 avril 2017 à 01:53
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