l'hideuse misère.
Ne sois pas un hiver rigoureux, tel un despote qui joue sa partition funèbre,
En noyant les quémandeurs des cupidités dans les ténèbres.
Ne les laisses point être asservis à la dent sulfureuse de l'adversité.
Ne sois point un soleil hivernal qui verse ses parfums indolents d'amours sur les natures flétries pour l'éternité,
Car elles risquent de ne plus voir les ombres de leurs dignités.
Subodores les clameurs noires de la misère,
Qui renflent comme la mer en colère.
C'est à toi poète, d'être le porte parole de l'indigence
Qui tait sa sourde plainte et ses pleurs atroces par le silence,
D'exalter les âmes des puissants pour qu'ils voient le dénûment se contorsionner dans tous les sens,
Par l'absence féroce d'appétences,
Qu'ils laissent choir dans les abîmes de l'oubli, leurs indifférences,
Qu'ils n'essaient point d'éradiquer la pauvreté par leurs ruisseaux d'opulences.
Que les puissants s'évertuent à ce que les miséreux n' essuient plus les âpres parfums de l'absence de liberté,
Qu'ils les libérent de leurs peines à perpétuité,
Car la misère est une prison qui embrase tant de naufragés.
Qui sombrent dans des mers chargées de morosités.
En noyant les quémandeurs des cupidités dans les ténèbres.
Ne les laisses point être asservis à la dent sulfureuse de l'adversité.
Ne sois point un soleil hivernal qui verse ses parfums indolents d'amours sur les natures flétries pour l'éternité,
Car elles risquent de ne plus voir les ombres de leurs dignités.
Subodores les clameurs noires de la misère,
Qui renflent comme la mer en colère.
C'est à toi poète, d'être le porte parole de l'indigence
Qui tait sa sourde plainte et ses pleurs atroces par le silence,
D'exalter les âmes des puissants pour qu'ils voient le dénûment se contorsionner dans tous les sens,
Par l'absence féroce d'appétences,
Qu'ils laissent choir dans les abîmes de l'oubli, leurs indifférences,
Qu'ils n'essaient point d'éradiquer la pauvreté par leurs ruisseaux d'opulences.
Que les puissants s'évertuent à ce que les miséreux n' essuient plus les âpres parfums de l'absence de liberté,
Qu'ils les libérent de leurs peines à perpétuité,
Car la misère est une prison qui embrase tant de naufragés.
Qui sombrent dans des mers chargées de morosités.
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20 commentaires
aurorefloreale · le lundi 19 juin 2017 à 06:21
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 19 juin 2017 à 14:44
Wow, sans flatteries qui seraient inutiles, j'ai beaucoup aimé ton écrit.
Un ton (et un fond) rude, âpre.
Et ce thème auquel le fond t'es si sensible : la misère. Même "l'hideuse misère", car elle est ainsi.
L'interpellation, réitérée "ne sois pas...." est bien trouvée et donne de la force et de l'originalité à l'écrit.
C'est de "la belle ouvrage", mon cher Guillaume. Merci de nous avoir fait partager cela. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Benadel · le mardi 20 juin 2017 à 12:38
Mon adhésion y est entière
Puisse la divine lumière
L’exhausser de belle maière
Bravo Guillaume
domidom · le mardi 20 juin 2017 à 15:26
J'aime beaucoup le fond....
Merci pour cet excellent moment de lecture...
Bises, Domie
guillaume · le mercredi 21 juin 2017 à 23:53
guillaume · le jeudi 22 juin 2017 à 00:04
guillaume · le jeudi 22 juin 2017 à 00:07
guillaume · le jeudi 22 juin 2017 à 00:12
miles · le jeudi 22 juin 2017 à 12:14
la misère... nous vivons dans un monde en souffrance, à bien des niveaux.
( du coup tu travail pour combien de temps ? )
très bel écrit ! sincèrement Miles
Isabelle · le jeudi 22 juin 2017 à 22:13
Belle soirée
Bien amicalement
Isabelle :-)
guillaume · le vendredi 23 juin 2017 à 01:34
guillaume · le vendredi 23 juin 2017 à 01:43
Omar · le jeudi 29 juin 2017 à 17:54
J'aime beaucoup cet appel: "Car la misère est une prison qui embrase tant de naufragés. ". Merci à vous Guillaume.
Gora · le jeudi 29 juin 2017 à 19:12
J'aime bien !!!
Ps: je vole ce vers ''Que les puissants s'évertuent à ce que les miséreux n' essuient plus les âpres parfums de la liberté''
guillaume · le dimanche 2 juillet 2017 à 18:07
guillaume · le dimanche 2 juillet 2017 à 18:09
Omar · le mardi 4 juillet 2017 à 18:12
Je suis entièrement pris par 'L'hideuse misère' qui me touche profondément. beaucoup de sensibilité et sûr qu'ils n'useront pas des " ruisseaux de leur opulence" pour éradiquer l'horrible dèche.
Un beau poème que j'ai aimé. Merci à vous Guillaume pour ce partage.
Amitiés.
guillaume · le mardi 4 juillet 2017 à 23:43
paula · le dimanche 30 juillet 2017 à 12:02
"Si ces puissants pouvaient faire un peu de poésie
Et jongler sur les mots rudes de la vie
S'intéresser enfin à l'âpre misère
Qui toujours, règne sur cette terre"
Sincères amitiés de Michèle
guillaume · le lundi 31 juillet 2017 à 17:30
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