ô félonne sénilité!
Ma vigueur s'écroule devant l'imperceptible noirceur du temps, qui mange avec avidités nos vies.
C'est une sombre ennemie,
Un être profondément retors,
Qui s'était dilué dans nos veines, et qui était déjà programmé pour ronger insidieusement nos corps, sans remord.
Ô félonne sénilité! si seulement je pouvais exalter des maelströms pour balayer tes noirs forfaits,
Mon âme serait irradiée par d'indicibles extases, à jamais.
Mais hélas, je ne pourrai guère braver ce monstrueux aveugle, même par mon opiniâtreté.
Et depuis, mon moral est un horizon voilé par un rideau de pluies verglassées .
Mon coeur ne peut plus contenir sa rivière de morosités.
Aussi je suis une nature sulfureuse outrageant les palmes de la grâce,
En peignant le pathétique tableau d'un peuple agenouillé sous un afflux sinistre de disgrâces.
Mes espoirs s'étiolent violemment; je n'ai point la singulière vertu de Dieu, pour ravauder les difformités parfumées de hideurs, embrasées par la scélérate sénilité.
A présent je suis laminé par la douleur,
Pour n'avoir pas pu épargner nos vies de ce perfide oppresseur.
Si seulement j'avais été un prodige, j'aurais pu oblitérer nos souffrances et nos déliquescences,
En nous plongeant dans un bain de jouvences.
C'est une sombre ennemie,
Un être profondément retors,
Qui s'était dilué dans nos veines, et qui était déjà programmé pour ronger insidieusement nos corps, sans remord.
Ô félonne sénilité! si seulement je pouvais exalter des maelströms pour balayer tes noirs forfaits,
Mon âme serait irradiée par d'indicibles extases, à jamais.
Mais hélas, je ne pourrai guère braver ce monstrueux aveugle, même par mon opiniâtreté.
Et depuis, mon moral est un horizon voilé par un rideau de pluies verglassées .
Mon coeur ne peut plus contenir sa rivière de morosités.
Aussi je suis une nature sulfureuse outrageant les palmes de la grâce,
En peignant le pathétique tableau d'un peuple agenouillé sous un afflux sinistre de disgrâces.
Mes espoirs s'étiolent violemment; je n'ai point la singulière vertu de Dieu, pour ravauder les difformités parfumées de hideurs, embrasées par la scélérate sénilité.
A présent je suis laminé par la douleur,
Pour n'avoir pas pu épargner nos vies de ce perfide oppresseur.
Si seulement j'avais été un prodige, j'aurais pu oblitérer nos souffrances et nos déliquescences,
En nous plongeant dans un bain de jouvences.
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18 commentaires
Shine · le samedi 24 juin 2017 à 11:38
Encore un écrit pleins de douleurs et de désespoir mais tant qu'il y'a une lueur ne serait ce qu'un dixième d'espoir,on doit y croire de tout nos coeurs...car une porte s'ouvrira sûrement pour nous .
Bonne journée.... Amicalement shine
aurorefloreale · le samedi 24 juin 2017 à 18:09
Aurore
Nisti · le samedi 24 juin 2017 à 20:13
Et puis ta façon d'écrire me fascine, alliant métaphores (magnifiques au passage) et terre à terre, très ancré dans la réalité, le tout dans la même phrase. C'est extraordinaire.
Et puis tu as très bien traité le sujet.
En revanche j'aimerais que tu me dises ce que signifient les mots : felonne, déliquescences et oblitérer. (Inculte que je suis...)
Aller, mes amitiés, et au plaisir.
Nisti
Miles · le dimanche 25 juin 2017 à 23:09
Porte toi bien surtout, hâte d'en lire un prochain, amicalement, miles.
guillaume · le dimanche 25 juin 2017 à 23:20
guillaume · le dimanche 25 juin 2017 à 23:23
guillaume · le dimanche 25 juin 2017 à 23:44
guillaume · le lundi 26 juin 2017 à 00:01
Nisti · le lundi 26 juin 2017 à 00:52
Ah et puis merci pour ces traductions. Plus mon vocabulaire sera étendu, mieux ce serra.
Au plaisir!
guillaume · le lundi 26 juin 2017 à 13:59
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 26 juin 2017 à 14:17
Encore un écrit poignant, qui reflète les vents sombres de notre humanité. Le temps qui s'écoule, parfois sans espoir, blafard, froid. Sans horizon ? Non, l'horizon est parfois masqué par la brume.
Je puis te confirmer, comme te l'as dit si gentiment Shine, ma petite soeur, les portes de nos destins ne sont jamais fermées. Il suffit d'être patient, et quand elles sont ouvertes, on y perçoit la lumière tant rêvée. Amitiés, Guillaume.
Prends soin de toi. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
guillaume · le lundi 26 juin 2017 à 15:26
Isabelle · le mercredi 28 juin 2017 à 20:14
Merci Guillaume, prenez soin de vous...
Amitiés
Isabelle :-)
guillaume · le jeudi 29 juin 2017 à 01:09
domidom · le jeudi 29 juin 2017 à 17:40
J'espère que ce n'est que de la fiction, en tous les cas, c'est toujours très bien écrit, pourtant, quand on a le moral dans les chaussettes, la morosité du texte n'a rien de réjouissant...
Je t'embrasse très fort...Domie
guillaume · le dimanche 2 juillet 2017 à 18:17
paula · le samedi 5 août 2017 à 22:57
guillaume · le mardi 8 août 2017 à 01:49
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